Marx et la double structure de la religion : de l'opium du peuple au fétichisme de la marchandise
Lenoir Norbert
CECILE DEFAUT
16,00 €
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EAN :9782350183534
Le terme d'athéisme produit un sentiment trompeur de familiarité. Car l'athéisme ne s'arrête pas à la négation de Dieu et les Dieux ont cette propension à ressusciter sous d'autres formes, à quitter le royaume de la religion et de la théologie pour se réfugier dans le quotidien de nos vies. C'est ce que Marx dénomme la " religion quotidienne " qui déifie des réalités sociales et économiques comme la valeur, le capital, la marchandise, transformant celles-ci en puissances tutélaires et transcendantes face auxquelles les hommes seraient à la fois impuissants et irrémédiablement soumis. Trois textes de Marx permettent ici de saisir le passage de l'opium du peuple au fétichisme de la marchandise, et le type de subversion politique que produit l'athéisme. Véritable " sport de combat ", l'athéisme consiste alors en une pensée de l'émancipation et de la démocratie par et pour un peuple qui se constitue par la critique toujours renouvelée des pouvoirs. Cette critique est le legs précieux de Marx : toutes les religions scellent la croyance que l'Histoire serait commandée par des forces sur lesquelles les hommes n'auraient pas de prise, et c'est pourquoi il faut les combattre. L'athéisme conséquent n'appelle pas à la réforme, mais à la révolution.
Nombre de pages
216
Date de parution
10/04/2014
Poids
195g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782350183534
Titre
Marx et la double structure de la religion : de l'opium du peuple au fétichisme de la marchandise
Auteur
Lenoir Norbert
Editeur
CECILE DEFAUT
Largeur
130
Poids
195
Date de parution
20140410
Nombre de pages
216,00 €
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Le but de cette analyse est de tenter de repérer dans l'histoire politique la cause ayant produit cet écart entre l'idéal de la démocratie et la réalité. Le pouvoir démocratique n'est jamais simple car il instaure une tension entre le lieu de la souveraineté et l'exercice du pouvoir. La démocratie est conflictuelle mais ce conflit, s'il est démocratique, doit déboucher sur un consensus. La démocratie doit se penser avec Un pouvoir du peuple à redéfinir et non plus avec Le pouvoir du peuple. Elle reste selon l'auteur un processus inachevable car chaque époque doit évaluer la portée politique de ses concepts et en fonction de cette évaluation, elle doit les conserver ou les modifier. Plutôt que d'envisager la démocratie comme un idéal défiguré, ce livre tente de la cerner comme une construction historique animée par des tensions et des déplacements de sens qui touchent ses concepts essentiels. Cette enquête historique, parce qu'elle est philosophique, souhaite contribuer à une réflexion sur notre présent. Pour le comprendre il faut oser cette question : si la démocratie ne coïncide pas avec sa définition étymologique, ne faut-il pas alors proposer une démocratie alternative ?
Le terme de libéralisme produit un sentiment trompeur de familiarité : son omniprésence dans le débat public nuit le plus souvent à sa compréhension. Ce livre souhaite donner un éclairage historique à ce concept en le situant dans une certaine histoire, celle de la démocratie. Le libéralisme politique se construit à partir de ce problème : si l'individu libéral se définit comme porteurs de droits, quel espace politique et public est-il capable de produire à partir de ces droits ? Cet ouvrage s'adresse aux étudiants des universités, des classes préparatoires et des grandes écoles de commerce ou IEP, ainsi qu'à tous ceux qui souhaitent s'enrichir.
Attribué à Pascal, le Discours sur les Passions de l'amour traite essentiellement de l'amour passion, conçu à la fois comme une émanation et un dépassement de la raison, ce qui n'est pas sans recouper maints Fragments des Pensées. Il est présenté ici sous la forme de huit chapitres suivis, rendant ainsi justice au terme de " discours " inscrit dans son titre. Abordant l'épineuse question de la provenance d'un tel texte - qu'on considère, aujourd'hui, plutôt comme un apocryphe - la Préface, non moins que les Notes, en viennent à étudier ce Discours aussi bien dans son intertexte : les Pensées de Pascal, Les Passions de l'âme de Descartes, une brochure pirate intitulée L'amour de Jacques Lacan - que dans sa postérité : les Lettres de Julie de Lespinasse, De l'amour de Stendhal, Fragments d'un discours amoureux de Roland Barthes.
Une conviction anime ces pages. Un sort commun lie la raison et la foi: le refus, de la part de la raison, de se mesurer à l'univers religieux risque bien d'aboutir à un affaissement de ses prétentions et à un repli sur le pré carré de l'immanence ; inversement une religion ou une foi qui n'est plus stimulée, remise en cause, interrogée par la raison s'abîme à son tour dans le fondamentalisme, le repli sectaire, elle glisse vers l'irrationnel, le subjectivisme ou l'intériorité acosmique et apolitique. Et malheureusement de nos jours on pourrait certainement poser un diagnostic fondé concernant un affaissement réciproque des deux vieux adversaires : une raison dévorée du dedans par le nihilisme et impuissante à faire face, et une foi abîmée de l'intérieur par l'irrationnel et le fondamentalisme, par le dogmatisme et le repli sectaire.
Est mal ce qui devrait ne pas être. Comment un discours philosophique qui entend montrer que le réel est rationnel pourrait-il s en accommoder? La métaphysique classique entreprend alors de justifier le monde et son Créateur, en établissant que ce qui fait scandale n est une objection qu apparente: au tribunal de la raison métaphysicienne, la plainte juridique contre Dieu nourrie par la plainte existentielle est toujours déboutée. Kant fait justice de ce procès, en le soumettant lui-même au tribunal critique: nulle défense de Dieu ne saurait être concluante, et la plainte existentielle reçoit ici la légitimité que la philosophie n avait pas voulu lui reconnaître. Il reste que si la défense est toujours douteuse, et ce à tous les sens du terme, l accusation elle-même est égarante, lorsqu elle tourne l incompréhension en objection. Une philosophie respectueuse de l expérience du mal montre que Dieu doit être pensé depuis elle, et non l inverse. C est donc la spécificité d une métaphysique selon l espérance qui est ici en jeu. Cette traduction annotée est précédée d une Préface qui précise les enjeux de ce débat philosophique fondamental et met en évidence la singularité de la parole philosophique kantienne. Biographie de l'auteur Antoine Grandjean est Maître de conférences en philosophie allemande à l Université de Nantes.
Dans un style léger et précis, agréable et vigoureux, on trouve ici une présentation inhabituelle de la psychanalyse, loin des jargons et enracinée dans la pratique clinique. L'auteur est fidèle à Freud par le choix d'une langue simple et par le recours à la littérature. Cette manière c'est aussi un choix politique : la psychanalyse est citoyenne ou elle n'est qu'imposture. Ce livre parle de la folie pour parler d'amour. Parce que de quoi s'occupe un psychanalyste sinon de l'amour ? En quoi consiste son travail sinon à préparer ceux et celles qu'il rencontre à cette catastrophe salutaire, ou à réparer blessures, ravages et stigmates de l'absence d'amour ou des amours ratés ? Pour parler d'amour, le choix de Dostoïevski s'impose. Dostoïevski est, par excellence, l'écrivain de la démesure du réel d'une vraie rencontre. La grandeur ou la misère des personnages fondamentaux de son oeuvre accompagne la découverte qu'ils font de l'inconscient. Que les personnages soient construits à partir du trauma de la rencontre avec l'inconscient est certainement une des raisons principales de leur pérennité. L'auteur s'appuie sur ces personnages pour aborder des points essentiels de la clinique : le trauma, le fantasme, la perversion, la folie.