L'art du dé-peindre. The art of de-painting, avec 1 DVD
LENNEP, JACQUES
YELLOW NOW
30,00 €
Epuisé
EAN :9782873402518
Révélé dès l'aube des turbulentes et fécondes années 70, Jacques Lennep est un artiste pluridisciplinaire ; il pratique la performance, la vidéo, sans renier pour autant la peinture ou le dessin. Cet ouvrage, qu'il a conçu non comme un catalogue ou une monographie conventionnelle mais dans l'esprit créatif propre aux livres d'artistes, présente un large choix de ses travaux inspirés par l'art même, son histoire, ses défis et ses malentendus. Il propose ainsi une lecture croisée entre son opinion, ironique et érudite, et celles de nombreux critiques. L'un d'eux, Pierre Restany, écrivit : " Lennep laveur du regard mental, comme Broodthaers était un prodigieux cireur du parquet verbal. Ce n'est pas la première fois que j'associe ces deux artistes voyeurs- voyants dans le même plaisir, le plaisir du regardeur qui fait l'art."
Nombre de pages
163
Date de parution
05/02/2010
Poids
650g
Plus d'informations
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EAN
9782873402518
Titre
L'art du dé-peindre. The art of de-painting, avec 1 DVD
Auteur
LENNEP, JACQUES
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
650
Date de parution
20100205
Nombre de pages
163,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Itinéraire à la fois historique, conceptuel et initiatique à travers l'Åuvre de Jacques Lennep, cet ouvrage a été entièrement conçu par celui-ci. Ce ''livre d'artiste'' se présente comme un jeu croisé entre ses travaux, ses théories et certaines de ses recherches comme historien de l'art. Sont ainsi évoquées des Åuvres avec miroirs ou ''au noir'' par lesquelles, au début des années '70, il formula les principes novateurs d'une esthétique ''relationnelle'' recoupant les théories de Barthes, Eco, Marin ou Restany tout en y apportant une perspective sociale. Le livre retrace en outre l'itinéraire de ses performances, installations et exercices divers, dont par exemple la longue aventure de son ''Musée de l'homme'' ou ses ''Devoirs quotidiens'', sorte de journal d'''emblèmes'' poursuivi depuis 1986. Ce livre qui ne dédaigne pas l'humour, rassemble aussi des documents souvent inédits résultant des contacts entre l'auteur et diverses personnalités comme Lecomte, Magritte ou Broodthaers.
En 1974 Jacques Lennep (né en 1941) déclare non sans une certaine ambiguïté : " L'art raconte des histoires ". Il figure alors parmi les pionniers de l'art narratif. Au cours des années, cet artiste qui est aussi historien de formation, privilégiera toujours le relationnel, le recours au texte, au récit. Ainsi lui doit-on de nombreux livres d'artiste. Cette particularité l'amènera de 1996 à 2002 à poursuivre une longue performance: composer chaque jour sur une feuille A4 un journal qui n'en est pas un. Ces 2195 Devoirs quotidiens faits de textes, de photos, de dessins constituent une sorte de livre anthropoïde qui fusionnent les notions de corps et de corpus. Ces centaines de planches ont donné lieu à des expositions, véritables installations, inspirées par le concept du " je-livre ". Cet ouvrage rassemble 371 illustrations, un large choix des Devoirs répartis selon quelques grands thèmes existentiels, de notre rapport à l'art et à la vie. Un CD regroupant les 2195 Devoirs est joint à l'ouvrage.
Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.