
Oeuvres choisies
L'idéologie bourgeoise a produit deux caricatures de la figure et de la pensée de Lénine qui, d'une façon ou d'une autre, survivent encore aujourd'hui. D'une part, il a été momifié et érigé en champion du socialisme national, porte-drapeau du capitalisme d'Etat, par la contre-révolution stalinienne et tous ses épigones, jusqu'aux courants qui voudraient, encore aujourd'hui, le mettre au service de tous les mouvements indépendantistes et du localisme réactionnaire. D'autre part, il a été dépeint par les libéraux comme un Robespierre impitoyable et brillant de la révolution prolétarienne, une sorte d'épouvantail jacobin pour tous les petits-enfants de la primauté de la volonté, désormais enfoncés dans les sièges confortables du modérantisme. Autant d'interprétations qui souffrent de la tare historique de la pensée bourgeoise, l'idéalisme, associé à la tare de sa pratique sociale quotidienne, l'individualisme. La primauté de l'idée devient la primauté de la politique, de la volonté et même de la violence. La primauté de l'individu devient la primauté de la personnalité et de l'action individuelle. Depuis deux siècles, toute la théorie bourgeoise rebondit, en perpétuel mouvement, suivant des trajectoires qui changent continuellement, entre les murs étroits de l'idéalisme et du subjectivisme. Le communisme scientifique sort l'action individuelle des brumes du libre arbitre et la ramène au social. Pour le matérialisme dialectique, les individus sont des éléments actifs dans l'histoire, ils réfléchissent et agissent, ils luttent avec passion et intelligence, mais dans des conditions qu'ils ne peuvent pas choisir et dont - spontanément - ils n'ont même pas conscience. Ces conditions sont données par le développement des rapports de production hérités des générations précédentes, tout comme l'on hérite de tout le matériau de pensée issu de la tradition, avec lequel chacun doit continuellement composer. Le premier combat du jeune Lénine fut justement celui de la restauration de la théorie marxiste, du matérialisme dialectique, contre la sociologie subjectiviste et contre l'objectivisme économiste.
| Nombre de pages | 1400 |
|---|---|
| Date de parution | 19/12/2025 |
| Poids | 1 250g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782490073856 |
|---|---|
| Auteur | LENINE ( I O. |
| Editeur | SCIENCE MARXIST |
| Largeur | 150 |
| Date de parution | 20251219 |
| Nombre de pages | 1 400,00 € |
| Disponibilité | En stock |
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L'impérialisme, stade suprême du capitalisme
LENINE ( I O.Résumé : Dans la préface de juillet 1920 aux éditions allemande et française, Lénine met l'accent sur la double signification politique et stratégique de son texte L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, écrit en 1916. Cet essai était né de l'exigence de la lutte politique contre les idéologies pacifistes et contre l'optique illusoire de la "démocratie mondiale" qui empêchaient la minorité révolutionnaire du prolétariat international de trouver une perspective indépendante et de rompre avec leur subordination à l'idéologie de la classe dominante dans ses multiples variantes. Le second point capital sur lequel Lénine insiste avec force est le caractère impérialiste de la guerre ; une guerre mondiale pour un nouveau "partage du monde" et une redéfinition des sphères d'influence, entre les six grandes puissances de l'époque.En stockCOMMANDER7,00 € -

Que faire ?
LENINE ( I O.Résumé : Cette oeuvre vit le jour dans le feu d'une bataille décisive pour le prolétariat international. Le Que faire ? constitua l'arme essentielle pour battre le révisionnisme qui niait le caractère scientifique de l'analyse marxiste, c'est-à-dire qu'il excluait pour le prolétariat la possibilité même de se doter d'une stratégie. Lénine se penche sur les précurseurs russes du marxisme révolutionnaire. Il rappelle la caractéristique principale de ces figures de révolutionnaires : "La grande importance de la théorie révolutionnaire, de la dévotion absolue à la révolution, de la propagande parmi le peuple, qui n'est jamais perdue même si des décennies séparent la période des semailles de celle de la récolte". La classe révolutionnaire est la seule classe qui a intérêt à ce que les lois qui régissent le mouvement de la société bourgeoise soient découvertes. Elle doit les utiliser à "ses propres fins" , pour le dépassement révolutionnaire de la société divisée en classes. Et pour lier la théorie à l'action, elle a besoin de l' "instrument" . Aujourd'hui, la méthode scientifique de Marx permet de comprendre la dialectique du mouvement réel : l'unité du marché mondial porte en elle sa propre contradiction, la scission de la collision entre puissances impérialistes de dimension continentale. Lénine a déjà démontré que le développement de l'impérialisme détermine l'émergence de nouvelles puissances et, par là, l'inévitable rupture de l'ordre mondial. Dans la dynamique de son évolution historique et naturelle, la biologie de l'impérialisme recèle les phases des catastrophes politiques, des guerres mondiales et des révolutions prolétariennes. On peut le nier seulement en ayant recours au sophisme, à l'opium de l'apparence. S'entourant de ce brouillard, l'homme bourgeois veut se nier lui-même, veut persuader que le processus évolutif fera de lui un singe pacifique et bienveillant.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER10,00 € -

Le socialisme et la guerre
LENINE ( I O.Résumé : Qui ne voudrait, une fois pour toutes, débarrasser l'humanité de la guerre ? Depuis toujours, les hommes rêvent de se libérer de ce fléau, mais la guerre a également eu, dans l'histoire, un rôle important. Il est impossible de nier que, aux carrefours de l'histoire, la voie du progrès humain soit souvent passée par des conflits militaires. La bourgeoisie française, par exemple, a dû défendre les conquêtes de sa révolution contre les assauts de la réaction européenne dans une série de guerres révolutionnaires. En battant les Prussiens à Valmy, l'armée révolutionnaire française a ouvert une brèche décisive dans le mur dressé par les vieilles classes féodales sur la voie de l'histoire. Les communistes ne sont pas pacifistes. Ils évaluent les guerres selon le rôle concret qu'elles ont tenu ? ou qu'elles tiennent ? sur le chemin très long et très accidenté que l'humanité a parcouru, et qui doit la conduire hors de la condition animale originelle dont elle est issue. Quant aux guerres de notre époque, les communistes nourrissent deux convictions. La première est que, étant donné leur contenu, elles n'ont plus aucun caractère progressiste. Quel que soit le prétexte qui les motive ? presque toujours hautement "humanitaire" ? le moteur ultime des guerres contemporaines est la concurrence que se livrent des colosses économico-financiers. Ceux-ci s'affrontent de façon permanente, par des moyens tantôt pacifiques, tantôt violents, pour se partager le monde. Les guerres d'aujourd'hui sont des guerres impérialistes. Quelle qu'en soit l'issue, quels qu'en soient le vainqueur et le vaincu, sur les tombes et les décombres que ces guerres laissent derrière elles, la lutte de concurrence reprend, plus âpre et virulente qu'avant, jusqu'à précipiter encore l'humanité dans le mas-sacre et la destruction. La deuxième conviction des communistes est que cette terrible spirale peut être brisée. Le prolétariat est par nature international. S'il réussit à faire valoir cette supériorité historique "naturelle", le prolétariat peut trouver précisément dans la guerre, la pire des catastrophes engendrées par le capitalisme, le passage pour imposer sa forme supérieure de société. La guerre impérialiste peut être transformée en une révolution communiste. La brève anthologie Le Socialisme et la guerre illustre ces deux convictions. Elle ne contient pas de textes théoriques, encore moins académiques : il s'agit d'écrits politiques à travers lesquels la bataille pour transformer une guerre impérialiste en révolution a été, pour la première fois, menée et remportée. Bien qu'elle ne recueille qu'une toute petite partie du matériel produit dans cette lutte gigantesque, cette anthologie couvre toute la période de son déroulement. Elle s'ouvre avec la dénonciation du caractère impérialiste de la guerre lorsqu'elle éclate en 1914, et se conclut avec les actes formels du gouvernement prolétarien russe. A peine celui-ci prend-il le pouvoir avec la révolution d'Octobre 1917 qu'il propose aux "gouvernements et aux peuples de tous les pays belligérants" la fin immédiate du massacre. Près d'un siècle s'est écoulé depuis, mais les caractères fondamentaux de la question "du socialisme et de la guerre" n'ont pas changé. Nous vivons, comme Lénine, dans l'époque historique de "guerres et de révolutions" qui marque le passage de l'impérialisme, stade suprême du capitalisme, au communisme. Mais depuis l'époque de Lénine, certes, beaucoup de choses ont changé. Il faut en tenir compte pour être à même d'en tirer les enseignements essentiels. A commencer par le terme "socialisme", qui figure dans le titre de l'anthologie, parce que Lénine l'emploie encore durant toute la durée de la guerre, et qui doit être remplacé par "communisme". C'est Lénine lui-même qui propose le changement, pour séparer, y compris dans leur appellation, les révolutionnaires de la multitude de soi-disant "socia-listes" qui avaient accepté ou même justifié le massacre de la Première Guerre mondiale. En deuxième lieu, la forme de l'impérialisme a changé. Le monde, écrivait Lénine, est partagé entre les ""potentats du capital", ou sous forme de colonies ou en enserrant les pays étrangers dans les filets de l'exploitation financière". Aujourd'hui, la forme coloniale a été définitivement supplantée par les "filets" financiers, sans que la substance de l'impérialisme n'ait été modifiée en quoi que ce soit. En troisième lieu, la Chine qui, dans ces écrits, figure comme objet du partage, est aujourd'hui protagoniste de la lutte, en tant que nouvelle puissance impérialiste. Avec son irrésistible ascension, elle se porte candidate au rôle de destructrice de l'ordre international actuel, un rôle qui fut celui de l'Allemagne, du Japon et des Etats-Unis au xxe siècle, avec les résultats tragiques que l'on sait. Une dernière observation. Lénine, en polémique contre ceux qui voulaient s'opposer à la guerre à travers le mot d'ordre des Etats-Unis d'Europe, soutenait que concrètement "les Etats-Unis d'Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles, ou bien réactionnaires". L'unique base réaliste pour une union entre Etats impérialistes européens aurait été la perspective d'une exploitation conjointe de l'Asie. Il s'agissait alors d'une hypothèse abstraite : l'"impossibilité" concrète prévalait, sous la forme du massacre impérialiste qui ravageait le Vieux Continent. Aujourd'hui, la rapide émergence de l'Asie a contraint les impérialistes européens à tenter de s'unir. La dynamique prévue par Lénine est en plein déroulement. Dans ses formes particulières et historiquement inédites, elle est déjà arrivée à l'unification fédérale du pouvoir monétaire. La deuxième moitié du jugement de Lénine devient fondamentale : le processus d'unification européenne, dans la mesure où il cesse d'être "impossible", devient "réactionnaire". C'est dans ce passage que réside, résumée, la continuité de la stratégie léniniste face au changement concret des conditions historiques de l'impérialisme. Le refus des "impossibles" Etats-Unis d'Europe conduisit Lénine au mot d'ordre de la transformation de la Première Guerre mondiale en révolution communiste internationale. La dénonciation du caractère réactionnaire du processus d'unification européenne est à la base de la tentative inédite d'enraciner dans le coeur de l'impérialisme européen une solide minorité internationaliste. Lénine trouva les hommes qui surent développer la stratégie révolutionnaire jusqu'à la victoire d'Octobre. La présente brochure s'adresse en particulier à ces jeunes qui veulent s'engager pour rendre tout aussi concrète et victorieuse la stratégie de l'opposition internationaliste à l'impérialisme européen.En stockCOMMANDER7,00 € -

Lettre ouverte à Boris Souvarine
LENINE V.I.En 1916, Boris Souvarine, jeune militant de la minorité internationaliste du parti socialiste, publiait un article destiné aux militants installés en Suisse où s'étaient tenues les réunions des socialistes hostiles à la guerre, à Zimmerwald puis à Kienthal. Il s'y étonnait des attaques qu'avaient lancées certains participants, dont Lénine, contre des socialistes pacifistes qualifiés de « centristes », comme Jean Longuet, Karl Kautsky, Julius Martov ou même Trotski. Dans cette brochure, où l'on trouvera le texte original de Souvarine - coupes de la censure incluses - et la réponse qu'y apporta Lénine, Boris Souvarine souligne l'ignorance dans laquelle étaient les militants français de l'époque des thèses de Lénine, malgré le séjour qu'il avait fait à Paris quelques années auparavant et la présence en France de socialistes russes - dont Trotski, qui ne rejoindra les bolcheviks qu'après la révolution de Février.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER3,00 €
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Critique de l'économie politique
Marx KarlDans la préface de 1867 à la première édition du Capital, Karl Marx avertit le lecteur : "Dans toutes les sciences le commencement est ardu. Le premier chapitre, principalement la partie qui contient l'analyse de la marchandise, sera donc d'une intelligence un peu difficile." Ce "premier chapitre", comme on le lit dans la même préface, est le résumé d'un écrit antérieur dont le Capital est le prolongement. Il s'agit précisément du présent livre, Critique de l'économie politique, que nous proposons de nouveau, cent cinquante ans après la première édition de 1859, dans la "bibliothèque jeunes" de notre maison d'édition. Le choix d'insérer dans cette collection un texte que Marx lui-même considérait comme un des plus ardus de son élaboration s'explique en lui-même. La "bibliothèque jeunes" se fonde sur le présupposé qu'il existe, parmi les nouvelles générations, aujourd'hui plus que jamais, une faim de théorie qui ne se satisfait pas d'aliments prémâchés. Le succès rencontré par les titres importants déjà publiés nous a confortés dans cette conviction. Les "lecteurs qui veulent apprendre quelque chose de neuf et par conséquent aussi penser par eux-mêmes" — vers lesquels Marx se tourne expressément — sont présents parmi les jeunes d'aujourd'hui en nombre beaucoup plus grand que ne le soupçonne le conformisme paresseux de nombreux sociologues à la mode. La crise des relations globales actuelle a produit, entre autres, une énième "redécouverte de Marx". Ces fondements théoriques de la doctrine économique marxiste se devaient d'être présents dans la "bibliothèque jeunes". Car c'est précisément dans l'"analyse de la marchandise" que réside l'explication ultime du phénomène typiquement capitaliste de la crise.En stockCOMMANDER10,00 € -

La situation de la classe ouvrière en Angleterre
Engels FriedrichL'?uvre que nous proposons ici montre comment l'approfondissement scientifique, disciplinant la passion, peut se traduire en un travail d'analyse minutieusement et précisément documenté, sans que la charge d'idéaux propre au tempérament juvénile en soit affectée. C'est en soi une bonne raison pour insérer La situation de la classe ouvrière en Angleterre dans la "bibliothèque jeunes" de notre maison d'édition, mais certainement pas la seule. De ce point de vue, le texte d'Engels est le premier d'une longue série d'?uvres marxistes centrées sur différents aspects ou sur des moments successifs de l'évolution de la formation économico-sociale capitaliste. Ce texte porte sur une profonde transformation sociale, celle pour laquelle l'auteur forge la définition de "révolution industrielle", consacrée par la suite comme catégorie historiographique universelle. Dans la préface de 1892, Engels note que l'état de choses décrit dans l'ouvrage appartient au passé de l'Angleterre, et esquisse en quelques pages les profonds changements suscités en cinquante ans, précisément par la "révolution" que lui-même avait décrite dans sa jeunesse. Il estime toutefois que l'ouvrage mérite d'être reproduit intégralement, pour des raisons qui, en substance, coïncident avec celles qui motivent la présente publication. La "situation de la classe ouvrière", en Angleterre et en général dans les pays avancés de l'Occident, a aujourd'hui beaucoup changé, mais ce qu'a décrit Engels est un processus typique des premières phases d'industrialisation. L'Angleterre des débuts du XIXe siècle s'est reproduite maintes et maintes fois, à mesure que les phénomènes d'exode rural, de prolétarisation, d'urbanisation, de passage de l'artisanat au système de l'usine, analysés dans ce pays, se sont étendus à de nouvelles parties du globe. Aujourd'hui, de nouvelles Manchester parsèment par centaines les cartes des pays émergents ou récemment émergés; par de nombreux aspects, elles ressemblent de façon surprenante à l'originale anglaise du XIXe siècle, elles en diffèrent profondément par d'autres, à commencer par une échelle démographique agrandie d'un facteur dix ou cent. Pour des jeunes qui, comme Engels en son temps, préfèrent "connaître la réalité de la vie" plutôt que de dissiper la leur en "conversations mondaines et cérémonies ennuyeuses", La situation de la classe ouvrière en Angleterre est plus qu'un modèle. Elle ne fait pas seulement qu'inciter à l'étude et à la compréhension des Manchester du XIXe siècle, mais fournit aussi d'excellents instruments pour s'y appliquer. D'un côté, des indications fondamentales de méthode, de l'autre une grande masse de données et d'observations pratiques indispensables pour ces comparaisons qui sont au c?ur de la méthode marxiste elle-même. Si le marxisme est la recherche de la loi du changement social, il est essentiel de distinguer ce qui change de ce qui persiste, d'identifier ce qui est typique et ce qui est spécifique, de séparer ce qui est fortuit de ce qui, dans le changement, constitue précisément une règle. Disposer d'une analyse aussi approfondie et détaillée de ce qui arrivait à notre classe dans l'Angleterre d'il y a deux siècles est une base solide pour l'étude de la "situation" du prolétariat d'aujourd'hui dans de vastes zones de l'Asie, de l'Amérique latine et de l'Afrique. Après Engels, plusieurs générations de révolutionnaires ont continué à enrichir le laboratoire marxiste d'outils conceptuels et de recherches empiriques, le dotant ainsi d'un patrimoine théorique dont il tire avantage dans la compréhension des phénomènes inédits liés à l'émergence de nouvelles puissances, de dimensions continentales. Le point de vue théorique général de La situation de la classe ouvrière en Angleterre est encore embryonnaire par rapport au marxisme. C'est Engels lui-même qui l'affirme en 1892, prenant comme exemple la "grande importance" attribuée au fait que le communisme n'est pas seulement la doctrine du parti ouvrier mais une théorie "dont le but final est de libérer l'ensemble de la société, y compris les capitalistes eux-mêmes, des conditions sociales actuelles qui l'étouffent". Ceci est vrai dans l'abstrait, note Engels, mais dans la pratique la bourgeoisie s'oppose de toutes ses forces au changement, et "la classe ouvrière se verra contrainte d'entreprendre et de réaliser seule la révolution sociale".En stockCOMMANDER10,00 € -

Oeuvres choisies
Marx Karl ; Engels FriedrichLa prochaine décennie de crises, de guerres et de tensions inédites posera à la nouvelle génération de jeunes et de prolétaires, en France, en Europe et dans le monde, des questions fondamentales sur l'avenir que leur promet cette société dominée par le capital. Des milliers et des milliers de jeunes et de prolétaires, littéralement, cherchent et peuvent trouver un ordre scientifique dans le marxisme, pour comprendre et se battre dans la crise de l'ordre qui marque la confrontation mondiale entre les puissances, et qui tenaille la politique de la classe dominante. Ces Œuvres choisies de Marx et Engels pour la " Bibliothèque jeunes " se veulent l'une des armes pour cette bataille. Il s'agit certes d'une première approche des textes décisifs, nécessairement limitée aux plus importants, par ailleurs reproduits, dans certains cas, seulement sous forme d'extraits. Ou bien de textes sélectionnés en tant que témoignage de filières de réflexions menées par Marx et Engels dans des séries entières d'articles ou dans leur correspondance. C'est le témoignage de décennies de travail d'approfondissement, d'enrichissement et souvent de révision des jugements sur des questions théoriques stratégiques ou historiques, telles que les luttes de classes en Allemagne, en France et en Angleterre, la révolution de 1848 et les questions nationales, la loi de la révolution permanente, les guerres nationales et l'approche de la nouvelle ère des guerres impérialistes, la révolution en Russie, et bien plus encore. Tous ces sujets sont toujours abordés dans la perspective du développement du parti international : un travail méthodique d'étude commencé au début des années 1840, et seulement interrompu par la mort d'Engels en 1895. Ainsi, il a forcément fallu faire des choix. Le cas le plus clair est celui du Capital, qui n'est présenté ici qu'à travers des extraits tirés du livre I. Ce n'est donc qu'une indication pour l'étude, car il est impossible de transmettre le sens et la complexité de l'oeuvre en en résumant certaines parties dans cet ouvrage. Pour autant, on ne pouvait pas l'ignorer : Le Capital fut défini par Marx comme " le plus redoutable missile qui ait jamais été lancé à la tête des bourgeois ". D'ailleurs, le fil rouge qui relie les textes que nous avons rassemblés est précisément celui-ci : ni Marx ni Engels ne se sont jamais considérés, et n'ont jamais été autre chose, que des militants révolutionnaires engagés dans une bataille politique pour l'émancipation du prolétariat. Par conséquent, la toile de fond que nous avons voulu mettre en évidence est celle de la réflexion théorico-politique sur la stratégie du parti international. Comme l'écrit Arrigo Cervetto, théoricien, principal dirigeant politique et fondateur de Lotta Comunista, dans Luttes de classe et parti révolutionnaire (1964), " le parti est déjà contenu dans Marx ; il est, pourrions-nous dire, typique du marxisme ".En stockCOMMANDER20,00 €
