
Que faire ?
Cette oeuvre vit le jour dans le feu d'une bataille décisive pour le prolétariat international. Le Que faire ? constitua l'arme essentielle pour battre le révisionnisme qui niait le caractère scientifique de l'analyse marxiste, c'est-à-dire qu'il excluait pour le prolétariat la possibilité même de se doter d'une stratégie. Lénine se penche sur les précurseurs russes du marxisme révolutionnaire. Il rappelle la caractéristique principale de ces figures de révolutionnaires : "La grande importance de la théorie révolutionnaire, de la dévotion absolue à la révolution, de la propagande parmi le peuple, qui n'est jamais perdue même si des décennies séparent la période des semailles de celle de la récolte". La classe révolutionnaire est la seule classe qui a intérêt à ce que les lois qui régissent le mouvement de la société bourgeoise soient découvertes. Elle doit les utiliser à "ses propres fins" , pour le dépassement révolutionnaire de la société divisée en classes. Et pour lier la théorie à l'action, elle a besoin de l' "instrument" . Aujourd'hui, la méthode scientifique de Marx permet de comprendre la dialectique du mouvement réel : l'unité du marché mondial porte en elle sa propre contradiction, la scission de la collision entre puissances impérialistes de dimension continentale. Lénine a déjà démontré que le développement de l'impérialisme détermine l'émergence de nouvelles puissances et, par là, l'inévitable rupture de l'ordre mondial. Dans la dynamique de son évolution historique et naturelle, la biologie de l'impérialisme recèle les phases des catastrophes politiques, des guerres mondiales et des révolutions prolétariennes. On peut le nier seulement en ayant recours au sophisme, à l'opium de l'apparence. S'entourant de ce brouillard, l'homme bourgeois veut se nier lui-même, veut persuader que le processus évolutif fera de lui un singe pacifique et bienveillant.
| Nombre de pages | 303 |
|---|---|
| Date de parution | 01/06/2019 |
| Poids | 350g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782490073108 |
|---|---|
| Titre | Que faire ? |
| Auteur | LENINE ( I O. |
| Editeur | SCIENCE MARXIST |
| Largeur | 120 |
| Poids | 350 |
| Date de parution | 20190601 |
| Nombre de pages | 303,00 € |
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L'impérialisme, stade suprême du capitalisme
LENINE ( I O.Résumé : Dans la préface de juillet 1920 aux éditions allemande et française, Lénine met l'accent sur la double signification politique et stratégique de son texte L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, écrit en 1916. Cet essai était né de l'exigence de la lutte politique contre les idéologies pacifistes et contre l'optique illusoire de la "démocratie mondiale" qui empêchaient la minorité révolutionnaire du prolétariat international de trouver une perspective indépendante et de rompre avec leur subordination à l'idéologie de la classe dominante dans ses multiples variantes. Le second point capital sur lequel Lénine insiste avec force est le caractère impérialiste de la guerre ; une guerre mondiale pour un nouveau "partage du monde" et une redéfinition des sphères d'influence, entre les six grandes puissances de l'époque.EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

Oeuvres choisies
LENINE ( I O.L'idéologie bourgeoise a produit deux caricatures de la figure et de la pensée de Lénine qui, d'une façon ou d'une autre, survivent encore aujourd'hui. D'une part, il a été momifié et érigé en champion du socialisme national, porte-drapeau du capitalisme d'Etat, par la contre-révolution stalinienne et tous ses épigones, jusqu'aux courants qui voudraient, encore aujourd'hui, le mettre au service de tous les mouvements indépendantistes et du localisme réactionnaire. D'autre part, il a été dépeint par les libéraux comme un Robespierre impitoyable et brillant de la révolution prolétarienne, une sorte d'épouvantail jacobin pour tous les petits-enfants de la primauté de la volonté, désormais enfoncés dans les sièges confortables du modérantisme. Autant d'interprétations qui souffrent de la tare historique de la pensée bourgeoise, l'idéalisme, associé à la tare de sa pratique sociale quotidienne, l'individualisme. La primauté de l'idée devient la primauté de la politique, de la volonté et même de la violence. La primauté de l'individu devient la primauté de la personnalité et de l'action individuelle. Depuis deux siècles, toute la théorie bourgeoise rebondit, en perpétuel mouvement, suivant des trajectoires qui changent continuellement, entre les murs étroits de l'idéalisme et du subjectivisme. Le communisme scientifique sort l'action individuelle des brumes du libre arbitre et la ramène au social. Pour le matérialisme dialectique, les individus sont des éléments actifs dans l'histoire, ils réfléchissent et agissent, ils luttent avec passion et intelligence, mais dans des conditions qu'ils ne peuvent pas choisir et dont - spontanément - ils n'ont même pas conscience. Ces conditions sont données par le développement des rapports de production hérités des générations précédentes, tout comme l'on hérite de tout le matériau de pensée issu de la tradition, avec lequel chacun doit continuellement composer. Le premier combat du jeune Lénine fut justement celui de la restauration de la théorie marxiste, du matérialisme dialectique, contre la sociologie subjectiviste et contre l'objectivisme économiste.EN STOCKCOMMANDER30,00 € -

Le socialisme et la guerre
LENINE ( I O.Résumé : Qui ne voudrait, une fois pour toutes, débarrasser l'humanité de la guerre ? Depuis toujours, les hommes rêvent de se libérer de ce fléau, mais la guerre a également eu, dans l'histoire, un rôle important. Il est impossible de nier que, aux carrefours de l'histoire, la voie du progrès humain soit souvent passée par des conflits militaires. La bourgeoisie française, par exemple, a dû défendre les conquêtes de sa révolution contre les assauts de la réaction européenne dans une série de guerres révolutionnaires. En battant les Prussiens à Valmy, l'armée révolutionnaire française a ouvert une brèche décisive dans le mur dressé par les vieilles classes féodales sur la voie de l'histoire. Les communistes ne sont pas pacifistes. Ils évaluent les guerres selon le rôle concret qu'elles ont tenu ? ou qu'elles tiennent ? sur le chemin très long et très accidenté que l'humanité a parcouru, et qui doit la conduire hors de la condition animale originelle dont elle est issue. 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A peine celui-ci prend-il le pouvoir avec la révolution d'Octobre 1917 qu'il propose aux "gouvernements et aux peuples de tous les pays belligérants" la fin immédiate du massacre. Près d'un siècle s'est écoulé depuis, mais les caractères fondamentaux de la question "du socialisme et de la guerre" n'ont pas changé. Nous vivons, comme Lénine, dans l'époque historique de "guerres et de révolutions" qui marque le passage de l'impérialisme, stade suprême du capitalisme, au communisme. Mais depuis l'époque de Lénine, certes, beaucoup de choses ont changé. Il faut en tenir compte pour être à même d'en tirer les enseignements essentiels. A commencer par le terme "socialisme", qui figure dans le titre de l'anthologie, parce que Lénine l'emploie encore durant toute la durée de la guerre, et qui doit être remplacé par "communisme". 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Avec son irrésistible ascension, elle se porte candidate au rôle de destructrice de l'ordre international actuel, un rôle qui fut celui de l'Allemagne, du Japon et des Etats-Unis au xxe siècle, avec les résultats tragiques que l'on sait. Une dernière observation. Lénine, en polémique contre ceux qui voulaient s'opposer à la guerre à travers le mot d'ordre des Etats-Unis d'Europe, soutenait que concrètement "les Etats-Unis d'Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles, ou bien réactionnaires". L'unique base réaliste pour une union entre Etats impérialistes européens aurait été la perspective d'une exploitation conjointe de l'Asie. Il s'agissait alors d'une hypothèse abstraite : l'"impossibilité" concrète prévalait, sous la forme du massacre impérialiste qui ravageait le Vieux Continent. Aujourd'hui, la rapide émergence de l'Asie a contraint les impérialistes européens à tenter de s'unir. La dynamique prévue par Lénine est en plein déroulement. Dans ses formes particulières et historiquement inédites, elle est déjà arrivée à l'unification fédérale du pouvoir monétaire. La deuxième moitié du jugement de Lénine devient fondamentale : le processus d'unification européenne, dans la mesure où il cesse d'être "impossible", devient "réactionnaire". C'est dans ce passage que réside, résumée, la continuité de la stratégie léniniste face au changement concret des conditions historiques de l'impérialisme. Le refus des "impossibles" Etats-Unis d'Europe conduisit Lénine au mot d'ordre de la transformation de la Première Guerre mondiale en révolution communiste internationale. La dénonciation du caractère réactionnaire du processus d'unification européenne est à la base de la tentative inédite d'enraciner dans le coeur de l'impérialisme européen une solide minorité internationaliste. Lénine trouva les hommes qui surent développer la stratégie révolutionnaire jusqu'à la victoire d'Octobre. 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Lettre ouverte à Boris Souvarine
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La conception matérialiste de l'histoire. Les temps de la science de la révolution
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Travail salarié et capital. Suivi de Salaire, prix et profit
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