L'Etat et l'architecture 1958-1981. Une politique publique ?
Lengereau Eric
PICARD
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EAN :9782708406001
A l'échelle nationale comme au niveau local, la question urbaine est devenue une des données incontournables de l'action politique. L'actualité le démontre au quotidien : il nous faut assumer l'héritage de cette seconde moitié du XXe siècle qui est venue transformer l'environnement de chaque citoyen avec une rare violence. La ville, la grande ville, a laissé l'agglomération permanente des formes construites se développer sans que l'architecture ait été pensée à sa juste mesure. Il est donc légitime de s'interroger sur ce qu'est véritablement le devoir de la puissance publique à l'égard de la qualité architecturale de la ville contemporaine. Mais, existe-t-il, en France, une politique publique de l'architecture ? Cette question fondamentale, qui commande le cadre de vie de tous les jours, est-elle réellement appréhendée par la haute administration de l'Etat ? Ou bien doit-on considérer que " l'impuissance publique " est sur le sujet aussi vaste que la " marée urbaine " qui envahit notre environnement depuis un demi-siècle. C'est pour répondre à ces questions que le livre d'Eric Lengereau nous invite à parcourir, de 1958 à 1981, ce qu'il appelle " le sombre labyrinthe des administrations de l'Etat ". Au cours des vingt-cinq premières années de la Ve République, en effet, se façonne une autre conscience collective du cadre de vie, se réveille une autre vision politique de l'aménagement de l'espace et se dessine, petit à petit, le passage qui permet aux pouvoirs publics d'écarter une logique quantitative pour épouser une logique qualitative. Par une construction historique aux sources inédites, l'auteur nous fait entrer dans ce monde invisible et mystérieux où s'affrontent les pouvoirs de l'aménagement de l'espace qui produisent tout à la fois l'architecture et la non-architecture du cadre bâti des villes et des campagnes. La fresque historique et l'analyse critique nous sont ici livrées sans concession ni ornement. Elles donnent la parole à ces conseillers des présidents et des premiers ministres, à ces hauts fonctionnaires et à ces éminences grises à qui l'on doit, en grande partie, la qualité ou la médiocrité de l'architecture qui nous entoure au quotidien. La réflexion qui nous est proposée avec l'ouvrage d'Eric Lengereau, nous fait devoir de reconnaître que l'Etat possède, en matière d'architecture comme ailleurs, les clefs de ce mystère qui régit l'environnement construit auquel le citoyen est de plus en plus attaché. Cette histoire récente des relations entre l'Etat et l'architecture relève d'une demande sociale et il apparaît souhaitable, et d'intérêt public, que la période suivante, 1981-1995, soit étudiée sans retard.
Les architectes ont la responsabilité de concevoir les transformations de notre cadre de vie. De la qualité de leurs projets dépend la qualité de l'espace habité qui fait notre quotidien. Il n'est donc pas indifférent de savoir que ces projets sont le fruit de connaissances qui forgent l'expérience professionnelle de ces hommes et femmes de culture. Il faut aussi reconnaître que, dans ces domaines de la pensée technique et artistique, la recherche scientifique occupe une place singulière qui est aujourd'hui éclairée par la naissance du doctorat en architecture. Pour l'avenir de l'architecture française, c'est une étape importante qui justifie que soit ici sollicité le point de vue des plus grandes figures de la profession. Mais de quelle recherche doctorale en architecture avons-nous besoin ? Pour quel type de compétences scientifiques ? Pour quel genre de connaissances ? Contributions de Andreu (Paul), Berger (Patrick), Chemetov (Paul), Ciriani (Henri), Fortier (Bruno), Fuksas (Massimiliano), Grumbach (Antoine), Panerai (Philippe), Parent (Claude), Portzamparc (Christian de), Reichen (Bernard), Ricciotti (Rudy), Thurnauer (Gérard), Tschumi (Bernard)
Lengereau Eric ; Lemerle-Pauwels Frédérique ; Carp
Selon le paradigme défini par Leon Battista Alberti au milieu du XVe siècle, l'architecte conçoit et projette, avant de bâtir. Les instruments du projet sont le dessin et la maquette. Il s'ensuit que pour l'essentiel, on ne peut construire que ce qui a été dessiné et mesuré dans des diagrammes bidimensionnels, et que les méthodes de projections géométriques déterminent souvent les formes du projet. Malgré des exceptions célèbres, l'histoire de l'architecture européenne a été marquée, pendant des siècles, par cette contrainte. Elle reste toujours valable, mais aujourd'hui, les nouvelles technologies électroniques ont singulièrement amplifié l'univers des formes qui peuvent être dessinées, mesurées et donc construites. Dans le prolongement du colloque qui s'est tenu à Tours, au Centre d'études supérieures de la Renaissance (12-14 juin 2003), ce numéro des Cahiers rassemble les contributions d'architectes, de critiques, d'historiens de l'architecture et d'historiens des sciences.
L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
On ne saurait mettre en doute l'importance des créations du Quattrocento qui ont eu des conséquences dans toute l'Europe. Mais il n'en résulte pas que la Renaissance s'identifie à ce modèle et qu'elle se diffuse ensuite, avec plus ou moins de succès, du " centre " à la " périphérie ". Le but de ce livre est de remettre en cause cette interprétation trop simple qui idéalise l'art de l'Italie centrale, valorise excessivement l'imitation et considère a priori comme des survivances ou des bizarreries ce qui diffère des formes " de référence ", sans chercher à comprendre les processus de réception. En réalité, les innovations les plus intéressantes n'ont pas été le produit d'une " influence " mais le fruit d'une rencontre entre des éléments empruntés à l'art italien, extraits de leur contexte, et les habitudes, les préférences et plus encore les capacités créatrices propres à chaque milieu. D'où la diversité des Renaissances européennes et la beauté singulière de tant d'?uvres qu'il faut apprendre à voir et à apprécier pour elles-mêmes.
Cluny, un grand chantier au c?ur de l'Europe renouvellprofondément notre approche de l'un des plus grandsites de la chrétienté médiévale. Trente-cinq ans aprèl'ouvrage décisif de K.J. Conant, Anne Baud apporte l'éclairage de nouvelles fouilles et de l'archéologie d'élévation, proposant d'autres hypothèses quant au déroulement et aux finalités du grand chantier de la Maior ecclesia, la troisième abbatiale réalisée par Hugues de Semur à la fin du XIe siècle. Les recherches systématiques menées durant plusieurs années dans les vestiges de l'abbaye apportent de nombreuses indications sur les choix esthétiques et techniques des bâtisseurs. Si les monuments antiques ont toujours constitué une référence essentielle pour l'architecture monumentale, le modèle romain est ainsi le seul à même de mettre en évidence les relations très privilégiées qui se sont nouées entre la papauté et la grande abbaye bénédictine. Héritiers des fondateurs de l'Église, les commanditairede Cluny l'ont voulue comparable à Rome
Richardson Tim ; Clauzier Jean-Louis ; Coutrot Lau
Ce splendide livre propose une immersion complète dans les carnets de notes et croquis d'une quarantaine d'architectes paysagers et designers connus et reconnus dans le monde entier. Schémas, dessins et photomontages, accompagnés des explications de leurs auteurs, apportent un éclairage passionnant sur la façon dont sont conçus les plus beaux jardins, paysages et autres espaces extérieurs, en décrivant notamment les différentes méthodes et outils (crayons, feutres, peinture, etc) employés par les maîtres de l'architecture paysagère. Source d'inspiration pour les architectes et paysagistes, professionnels ou étudiants, mais aussi pour tout amoureux d'architecture, ce livre magnifique invite à prendre ou reprendre le crayon pour donner forme à ses idées.
L'architecture est un domaine qui fait la part belle à l'imagination et à l'invention. Mais tout à leur enthousiasme créatif, les étudiants de cette discipline négligent souvent dans leurs projets un paramètre essentiel : la constructibilité, ou comment les idées les plus séduisantes peuvent se heurter au réalisme des règles de la construction de bâtiments. Le mythe de l'opposition entre un architecte rêvant un projet fou et un maître d'oeuvre peinant à le mettre en place n'est pas si éloigné de la réalité. Issu de dix années d'expérimentation pédagogique, cet ouvrage de "culture constructive" explique en douze séquences richement illustrées les lois fondamentales ordonnançant la construction. Il permettra aux étudiants de s'approprier ces concepts essentiels à l'architecture et de fonder leur pratique sur la base de principes réalistes et concrets.
A travers ce manuel, un architecte partage les techniques de dessin qu'il a élaborées depuis qu'il a délaissé ses logiciels pour retravailler entièrement à la main.Ce manuel comprend 74 leçons et 620 illustrations pour se forger un coup de crayon d'architecte à l'aide de principes simples, d'exercices ludiques et d'exemples qui jalonnent toutes les étapes d'un projet d'architecture.Etudiants, artisans, architectes, ingénieurs, décorateurs, bricoleurs ou curieux, ce manuel s'adresse à tous ceux qui ont compris que, parfois, un bon dessin vaut mieux que paroles et longues modélisations !Notes Biographiques : Harrison est architecte, diplômé de Paris Est, au sein du cabinet Delcros associés à Clermont Ferrand. Muni de son stylo-plume et de sa planche à dessin, il exerce dans toute la France.Il partage son métier et ses astuces sur ses comptes Instagram et TikTok @quotidiendarchitectureà ses quelques 192.000 followers.Il est l'auteur d'un 1er livre Vous prendrez bien un peu d'architecture ...
Le cabinet d'architectes CS Studio, fondé en 1989 par la Sud-Africaine Carin Smuts et le Suisse Urs Schmid, s'est démarqué dès l'origine par des pratiques peu conventionnelles qui l'ont porté à s'engager en faveur de projets à fortes dimensions sociales et politiques.