Architecture et construction des savoirs. Quelle recherche doctorale ?
Lengereau Eric
RECHERCHES
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EAN :9782862220635
Les architectes ont la responsabilité de concevoir les transformations de notre cadre de vie. De la qualité de leurs projets dépend la qualité de l'espace habité qui fait notre quotidien. Il n'est donc pas indifférent de savoir que ces projets sont le fruit de connaissances qui forgent l'expérience professionnelle de ces hommes et femmes de culture. Il faut aussi reconnaître que, dans ces domaines de la pensée technique et artistique, la recherche scientifique occupe une place singulière qui est aujourd'hui éclairée par la naissance du doctorat en architecture. Pour l'avenir de l'architecture française, c'est une étape importante qui justifie que soit ici sollicité le point de vue des plus grandes figures de la profession. Mais de quelle recherche doctorale en architecture avons-nous besoin ? Pour quel type de compétences scientifiques ? Pour quel genre de connaissances ? Contributions de Andreu (Paul), Berger (Patrick), Chemetov (Paul), Ciriani (Henri), Fortier (Bruno), Fuksas (Massimiliano), Grumbach (Antoine), Panerai (Philippe), Parent (Claude), Portzamparc (Christian de), Reichen (Bernard), Ricciotti (Rudy), Thurnauer (Gérard), Tschumi (Bernard)
Nombre de pages
302
Date de parution
01/06/2008
Poids
560g
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EAN
9782862220635
Titre
Architecture et construction des savoirs. Quelle recherche doctorale ?
Auteur
Lengereau Eric
Editeur
RECHERCHES
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0
Poids
560
Date de parution
20080601
Nombre de pages
302,00 €
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Résumé : A l'échelle nationale comme au niveau local, la question urbaine est devenue une des données incontournables de l'action politique. L'actualité le démontre au quotidien : il nous faut assumer l'héritage de cette seconde moitié du XXe siècle qui est venue transformer l'environnement de chaque citoyen avec une rare violence. La ville, la grande ville, a laissé l'agglomération permanente des formes construites se développer sans que l'architecture ait été pensée à sa juste mesure. Il est donc légitime de s'interroger sur ce qu'est véritablement le devoir de la puissance publique à l'égard de la qualité architecturale de la ville contemporaine. Mais, existe-t-il, en France, une politique publique de l'architecture ? Cette question fondamentale, qui commande le cadre de vie de tous les jours, est-elle réellement appréhendée par la haute administration de l'Etat ? Ou bien doit-on considérer que " l'impuissance publique " est sur le sujet aussi vaste que la " marée urbaine " qui envahit notre environnement depuis un demi-siècle. C'est pour répondre à ces questions que le livre d'Eric Lengereau nous invite à parcourir, de 1958 à 1981, ce qu'il appelle " le sombre labyrinthe des administrations de l'Etat ". Au cours des vingt-cinq premières années de la Ve République, en effet, se façonne une autre conscience collective du cadre de vie, se réveille une autre vision politique de l'aménagement de l'espace et se dessine, petit à petit, le passage qui permet aux pouvoirs publics d'écarter une logique quantitative pour épouser une logique qualitative. Par une construction historique aux sources inédites, l'auteur nous fait entrer dans ce monde invisible et mystérieux où s'affrontent les pouvoirs de l'aménagement de l'espace qui produisent tout à la fois l'architecture et la non-architecture du cadre bâti des villes et des campagnes. La fresque historique et l'analyse critique nous sont ici livrées sans concession ni ornement. Elles donnent la parole à ces conseillers des présidents et des premiers ministres, à ces hauts fonctionnaires et à ces éminences grises à qui l'on doit, en grande partie, la qualité ou la médiocrité de l'architecture qui nous entoure au quotidien. La réflexion qui nous est proposée avec l'ouvrage d'Eric Lengereau, nous fait devoir de reconnaître que l'Etat possède, en matière d'architecture comme ailleurs, les clefs de ce mystère qui régit l'environnement construit auquel le citoyen est de plus en plus attaché. Cette histoire récente des relations entre l'Etat et l'architecture relève d'une demande sociale et il apparaît souhaitable, et d'intérêt public, que la période suivante, 1981-1995, soit étudiée sans retard.
Lengereau Eric ; Lemerle-Pauwels Frédérique ; Carp
Résumé : Selon le paradigme défini par Leon Battista Alberti au milieu du XVe siècle, l'architecte conçoit et projette, avant de bâtir. Les instruments du projet sont le dessin et la maquette. Il s'ensuit que pour l'essentiel, on ne peut construire que ce qui a été dessiné et mesuré dans des diagrammes bidimensionnels, et que les méthodes de projections géométriques déterminent souvent les formes du projet. Malgré des exceptions célèbres, l'histoire de l'architecture européenne a été marquée, pendant des siècles, par cette contrainte. Elle reste toujours valable, mais aujourd'hui, les nouvelles technologies électroniques ont singulièrement amplifié l'univers des formes qui peuvent être dessinées, mesurées et donc construites. Dans le prolongement du colloque qui s'est tenu à Tours, au Centre d'études supérieures de la Renaissance (12-14 juin 2003), ce numéro des Cahiers rassemble les contributions d'architectes, de critiques, d'historiens de l'architecture et d'historiens des sciences.
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.L. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'U.R.S.S., est arrêté en 1937. Il restera dix ans au goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.
La transformation de la psychanalyse en composante essentielle de l'ordre social ne justifie pas le renoncement à toute analyse de l'inconscient ; non plus que les impasses des mouvements révolutionnaires la désertion généralisée du politique. En finir avec la dictature du cogito, accepter que des agencements matériels, biologiques, sociaux, soient capables de " machiner " leur propre sort et de créer des univers complexes hétérogènes : telles sont les conditions qui devraient permettre de comprendre comment le désir le plus intime peut communiquer avec le champ social.