Fidel Castro, Che Guevara... Leur révolution suscita dans les années 1960 un énorme élan mythico-romantique qui retomba, quelques années plus tard, et d'une manière tout aussi irraisonnée, comme un soufflé. L'établissement du premier régime ouvertement socialiste d'Amérique latine, lié alors à l'Union soviétique, marquait en effet l'effacement du lyrisme révolutionnaire derrière le champ géostratégique de l'affrontement Est-Ouest. A l'aube des années 1990, tout discours sur Cuba était marqué du sceau de la passion, du manichéisme, voire de la désinformation. Entre 1959, où les Barbudos firent leur entrée à La Havane, et 1989, se sont écoulées trente années, trente années de sueur et de larmes, de réussites spectaculaires et d'échecs fracassants, ponctuées de zones d'ombre, mais aussi de remarquables réalisations. Que pensait-on de ces trente années de révolution il y a vingt ans? En 1989, observateurs étrangers, intellectuels français, opposants en exil et Cubains proches du régime faisaient le point et nous livraient leur vision de cette période. Les regards éclectiques et les opinions parfois divergentes s'affrontaient, se répondaient. Témoignage d'une époque, cet ouvrage propose une série de portraits, saisis sur le vif, de l'île cubaine. Des années 196o aux années 1990, il nous permet de revisiter les multiples facettes de la révolution cubaine.
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Nombre de pages
252
Date de parution
05/10/2007
Poids
415g
Largeur
170mm
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EAN
9782746710535
Titre
Cuba. 1959-1989 : 30 Ans de révolution
Auteur
Lemoine Maurice
Editeur
AUTREMENT
Largeur
170
Poids
415
Date de parution
20071005
Nombre de pages
252,00 €
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Hugo Chávez est le président le plus populaire - et le plus haï - d'Amérique latine. Pour vaincre la misère dans un Venezuela où le pétrole coule à flots, n'a-t-il pas engagé une révolution ? Haut en couleur, ancien lieutenant-colonel au passé de putschiste, Chávez fascine les uns et dérange les autres. En particulier l'oligarchie vénézuélienne et les Américains qui, dans le climat de l'après-11 Septembre, voudraient se débarrasser de ce dirigeant trop indépendant. Et prendre le contrôle de l'or noir. Toutes les forces de l'opposition s'unissent dans un seul but : faire tomber le Président. Pour le déstabiliser, elles peuvent compter sur un groupe de militaires et sur quelques «amis» de la CIA. Les médias se chargeront de soulever la société civile en brandissant la menace d'une dictature. Le plan est établi, le sang va couler et Chávez fera un coupable idéal. Mais les conspirateurs oublient l'essentiel : le jour J, comment réagira le peuple, l'immense masse des déshérités ?
En octobre 2015, le chef du Commandement sud de l'armée des Etats-Unis, le général John Kelly, déclarait : "S'il y a une crise humanitaire importante, c'est-à-dire un effondrement de l'économie, au point que les Vénézuéliens aient désespérément besoin d'aliments, d'eau [...], alors nous pourrions réagir..." Washington l'avait implicitement annoncé, Washington l'a fait ! C'est ce qu'on appelle une prophétie auto-réalisée... Cette plongée haletante au coeur de la a révolution bolivarienne n, initiée par le charismatique Hugo Chávez, narre comment, de vagues de violence insurrectionnelle en déstabilisation économique et en lynchage médiatique, une a guerre non conventionnelle n d'un type nouveau a mis à genoux le pays possédant les premières ressources mondiales de pétrole ? cette dernière donnée expliquant tout le reste. Manoeuvres, complots et même tentative d'assassinat n'ont eu de cesse d'éliminer le président "chaviste" Nicolás Maduro. On découvrira ici comment et pourquoi il a pourtant été élu et réélu face à une opposition que sa composante la plus irresponsable, pour ne pas dire fascisante, a systématiquement divisée et jetée dans l'illégalité. Le paroxysme de cette crise a été atteint le 23 janvier 2019 lorsque le représentant de ces secteurs fort peu démocratiques, Juan Guaidó, s'est autoproclamé a président par intérim du Venezuela. Au mépris du droit international, ce putschiste a été reconnu par les Etats-Unis, l'Union européenne et la douzaine de pays latino-américains inféodés à Washington. D'une gravité exceptionnelle, cette situation peut déboucher sur le pire : le renversement d'un chef de l'Etat, démocratiquement élu, voire une intervention militaire et le début d'une guerre civile déstabilisant toute la région.
Comment les histoires que nous racontons - et celles que nous taisons - façonnent-elles notre perception du monde ? C'est la question que Ta-Nehisi Coates, l'un des écrivains américains majeurs de son époque, pose dans son nouvel essai, en arpentant trois lieux de conflits. A Dakar, au Sénégal, il explore la problématique de l'identité africaine et se réapproprie son histoire familiale ; à Columbia, en Caroline du Sud, il analyse les répercussions de la récente prise de conscience d'un pays marqué par l'héritage de la ségrégation ; en Palestine, enfin, il observe le contraste tragique entre l'histoire présentée par les récits nationalistes et la réalité du terrain. Essai vibrant et incarné, Le Message interroge intimement le pouvoir de la littérature et met en évidence la nécessité impérative de nous défaire de l'emprise destructrice des mythes. Il nous rappelle que, face à la frénésie guerrière qui agite le monde, il est urgent d'embrasser le pouvoir libérateur des vérités, même les plus difficiles à entendre.
Depuis son entrée dans la vie active, Hu Anyan a occupé pas moins de dix-neuf emplois. Troquant sa casquette d'employé de supérette pour celle de vendeur de vélos, d'agent de sécurité pour celle de livreur, il a, chaque fois que le travail est devenu insupportable, plié bagage pour tout recommencer ailleurs, emportant ses précieux exemplaires de Joyce et de Carver. Des centres logistiques infernaux à la bureaucratie kafkaïenne des services de recrutement chinois, il nous donne à voir sans fard le quotidien de ceux qui font tourner notre monde et met en lumière les existences invisibilisées des travailleurs qu'il côtoie. Plongée fascinante au coeur de la Chine contemporaine, ces chroniques pétries d'humanité et d'humour rappellent aussi combien la littérature peut être source de réconfort et insuffler dans la vie de chacun une plus grande liberté.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".
La promesse est une passion altruiste, il s'agit de partager comme de vivre une émotion commune". Pourquoi promettons-nous ? Que mettons-nous en jeu lorsque nous nous engageons à tenir parole ? La promesse revêt une vertu sacrificielle, absolue, mais se vide de sens lorsqu'elle est énoncée sans sincérité. Mêlant réflexions philosophiques, littéraires et expériences personnelles, Philippe Vilain ausculte ce que la promesse d'amour, la parole politique, le serment à soi-même révèlent de notre humanité : notre rapport à l'autre, à nous-même, à la morale, au temps. Il interroge le geste simple de dire Je promets dans le vacarme assourdissant de notre époque et s'attache à la promesse pour redonner de la valeur au langage.