Chasseurs d'Etats. Les fonds vautour et la loi de New York à la poursuite de la souveraineté
Lemoine Benjamin
LA DECOUVERTE
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EAN :9782348083006
Un avion du président de la République du Congo maintenu au sol dans un aéroport français. Une frégate de l'armée argentine immobilisée au Ghana. Les comptes bancaires de l'ambassade d'Argentine à Paris gelés. La Federal Reserve de New York perturbée dans ses activités... Ces coups d'éclat judiciaires, délibérément humiliants pour les États-souverains, répondent à une stratégie orchestrée par des financiers cherchant à recouvrir leurs créances. À chaque fois, il s'agit d'affronter ces souverains grâce à des moyens juridiques afin de les forcer à payer leurs dettes. Mais d'où vient ce pouvoir des financiers privés de traduire en justice des États et de saisir leurs biens ?Ce livre est le fruit d'une enquête exceptionnelle sur les professionnels de la poursuite de la souveraineté ? juges, avocats, enquêteurs et chasseurs d'actifs, mais aussi hauts fonctionnaires ?, dont le foyer d'action est situé dans les tribunaux de New York. L'auteur raconte comment il est devenu possible d'engager des procès contre les États qui, émancipés du joug colonial, nationalisaient leur appareil productif et expropriaient les investisseurs états-uniens. La diplomatie économique des États-Unis, main dans la main avec les marchés de capitaux, a veillé à défaire les alternatives promues par les pays du Sud global et à construire le droit de New York comme l'étalon mondial des deals et litiges financiers.Cette alliance entre le droit agressif et la finance radicale a contraint les pays à rentrer dans le rang du capitalisme mondialisé. Aujourd'hui, alors que le réchauffement climatique impose de grands changements politiques, les chasseurs d'États, s'ils ne sont pas désarmés, pourraient entraver les capacités de régulation économique, sociale, sanitaire ou environnementale des États.Table des matières : IntroductionLa souveraineté désacraliséeLa dette devient souveraineDroit, discipline et punition réputationnelleL'État qui rendait les autres États justiciablesL'enquête sociologique sur des États embarqués dans la finance globaleUn tout petit mondePartie I.L'arme du droit et l'impérialisme financierChapitre 1. La fin de l'immunité absolueCorps commercial et corps public du souverainLa faiblesse du citoyen américain face à la force d'un " acte d'État " étrangerFace aux expropriations : américanisation du droit international et radicalisation de l'exécutifLa pomme de discorde sur le droit internationalChapitre 2. Protéger l'investissement de la raison diplomatiqueLa cause du plaignant privé écrasée par l'" intérêt des nations "Dans la machine clivée de l'hégémonForce du dollar contre force du droitRépondre à l'inflation des plaintesAgents doubles : des avocats privés-publics comme diplomates" Montrer au monde notre système "Les ennemis de l'hégémon qui politisent l'économieChapitre 3. Le lien défait entre politique et commerceIgnorer un acte d'État étrangerLa " modernité " contre le réalisme de l'économie politiqueLex mercatoria aux sommets de l'ÉtatLa dette publique, ce produit commercial comme un autreL'" incodifiable " sens des relations internationalesNi politique ni fonctionnaire pour des " disputes à sept chiffres "L'OPEP à la barreLe droit international de l'American BusinessLes publics sociaux très privés de la souveraineté des États-UnisPartie II.Le droit construit la dette en champ de batailleChapitre 4. New York, la cité des contratsDomestiquer le souverain : l'avocat new-yorkais en PygmalionUn point d'entrée dans l'économie nationaleEmpêcher l'émergence d'un club des endettésNew York bâtit sa confianceLa fin du contexte comme justification souveraineChapitre 5. Le far west des dettes du SudBanques et États, la fin du destin communUn marché de l'occasion périlleuxDu " tiers monde " aux " marchés émergents "Les cowboys disciplinent les États.Chapitre 6. Les pirates du droit et de la financeLe vautour et la finance ordinaireBusiness plan et économie morale du vautourDe la vertu du rapacePetite galerie de créanciersChapitre 7. Réguler les faillites publiques par les contrats privésLe retrait du " pompier " américainLes craintes et les " fondamentaux " des marchésPartie III.L'offensive des vautours : une chasse mondiale aux actifs souverainsChapitre 8. Main basse sur le coffre-fort des banques centralesUne banque centrale trop étatiqueAmis de la Cour, du dollar et du système de paiementLa loi de la finance et son ordreChapitre 9. Métier : harceleur d'État.L'instinct du chasseurUn fameux trois-mâts : l'" humiliation " contre la " dignité souveraine "À la pêche aux renseignements : les biens de l'État pris dans les filetsLa loi de la finance, rien que la loi" Follow the money "Le métier d'enquêteurChapitre 10. Résistances internationales à la percée du droit globalLégitimisme ou disruption de marché¡Basta buitres! Mobiliser " l'international "Les équipes Kirchner face à l'habitus de la finance globaleExcès du légalisme global et contre-feux diplomatiquesDénouement : fusil à un coup ou percée durable des vautours ?ConclusionFuir New York ?Les problèmes homologues des hégémonsGlossaireChronologieRemerciements.
La dette est devenue un outil de gouvernement de la démocratie. Si la crise sanitaire a ouvert une brèche dans les politiques qui lui sont liées, celle-ci risque vite de se refermer. Il est donc indispensable de s'armer pour bien argumenter face à ceux qui ne rêvent que de revenir à l'austérité. Les institutions publiques de la dette et de la monnaie (Trésor et Banque centrale) opèrent aujourd'hui comme une usine à garantie de l'industrie financière privée. Mais émettre une dette qui puisse satisfaire l'appétit des investisseurs mondiaux n'est pas sans risque pour la démocratie et s'accompagne de contreparties sociales, économiques et politiques qui sont négociées, à l'ombre de la vie politique, sur les scènes marchandes d'attestation du crédit. Le débat public se limite à une pédagogie rudimentaire : il faut payer la facture de la pandémie et, pour rembourser la dette, consentir à des sacrifices : travailler plus, augmenter les impôts sur la consommation (et non sur la fortune), renoncer à des services publics et des droits sociaux. Pour les pouvoirs publics, il faut " cantonner " le potentiel subversif de cette crise sans précédent. Réduite à un événement exceptionnel et exogène au capitalisme financier, la pandémie serait une parenthèse circonscrite qu'il conviendrait de refermer au plus vite sans tirer aucune leçon structurelle, avant de " retourner à la normale " d'un marché qui sert de garde-fou aux Etats sociaux et discipline les peuples dépensiers.
Résumé : Comment la dette de l'Etat s'est-elle installée au centre de la scène politique, au point d'y devenir omniprésente ? Ce livre original constitue la première enquête historique et sociologique sur les modalités concrètes qui ont peu à peu arrimé les comptes de la puissance publique aux intérêts privés de la finance. Une histoire de la dette méconnue et passionnante, qui offre une clé de lecture incomparable pour comprendre notre présent, tant français qu'européen. A échéances régulières, la question de la dette publique revient coloniser l'espace public. Faire la preuve incessante du crédit de l'Etat auprès des marchés financiers constitue un droit d'entrée dans le champ des propositions politiques. Mais des alternatives ont existé au cours desquelles la puissance publique gouvernait la finance, plutôt que l'inverse, et organisait l'allocation du crédit et de la monnaie. A rebours de ceux qui voient la dette comme une loi d'airain quasi naturelle, ce livre reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique d'enfermement du financement du Trésor dans les marchés de capitaux. Il montre ainsi à quel point l'ordre de la dette est organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite, transformant l'Etat en un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison.
Résumé : Pourquoi la dette publique occupe-t-elle une telle place dans les débats économiques contemporains, en France et ailleurs ? Comment s'est-elle imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d'austérité budgétaire et qui place les Etats sous surveillance des agences de notation ? A rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d'airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine raconte dans ce livre comment, en France, l'"ordre de la dette" a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite ? parmi lesquels François Bloch-Lainé, Charles de Gaulle, Antoine Pinay, Valéry Giscard d'Estaing, Michel Pébereau, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn... Autrement dit, il fut le fruit d'un choix politique. Ce livre reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique, et prend la mesure de la grande transformation de l'Etat dans l'après-guerre. On réalise alors à quel point les nouveaux rapports entre finance privée et finances publiques sont au coeur des mutations du capitalisme, dans lequel l'Etat est devenu un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
Rosenberg Marshall B. ; Cesotti Annette ; Secretan
Sous une nouvelle couverture, enrichie d'un important chapitre sur la médiation et la résolution des conflits, voici la troisième édition de l'ouvrage phare de la Communication NonViolente, traduit dans plus de 30 langues et vendu à 170 000 exemplaires en France.Grâce à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre permet d'améliorer radicalement et de rendre vraiment authentique notre relation aux autres.La plupart d'entre nous ont été élevés dans un esprit de compétition, imprégnés de préjugés et d'intolérance. Cette éducation nous conduit le plus souvent à une mauvaise compréhension des autres. Elle engendre au quotidien de la colère, des frustrations et des comportements agressifs.Une communication de qualité avec les autres est une des compétences les plus précieuses qui soit, dans sa vie personnelle comme au travail.Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant dans ses effets : la Communication NonViolente. Découvrez cette méthode accessible pour améliorer votre relation aux autres.Table des matières : Avant-propos, par Deepak ChopraLes leçons de mon grand-pèrePréface à la deuxième édition, par Arun Gahdhi1. L'élan du c?ur : aux sources de la Communication NonViolenteIntroductionApprendre à diriger son attentionLa CNV au quotidienRésuméLa CNV en pratique2. Quand la communication entrave la bienveillanceJugements moralisantsFaire des comparaisonsRefus de responsabilitéAutres formes de communication aliénanteRésumé3. Observer sans évaluerLa plus haute forme de l'intelligence humaineDistinguons observation et évaluationRésuméLa CNV en pratique - Exercice4. Identifier et exprimer les sentimentsLe coût élevé des sentiments inexprimésDistinguer les sentiments des interprétations mentalesDévelopper un vocabulaire affectifRésuméExercice5. Assumer la responsabilité de ses sentimentsEntendre un message négatif : quatre possibilitésLes besoins qui sont à l'origine des sentimentsExprimer ses besoins ou les taire : quel est le plus douloureux ?De l'esclavage affectif à la libération affectiveRésuméLa CNV en pratique - Exercice6. Demander ce qui contribuerait à notre bien-êtreUtiliser un langage d'action positifFormuler une demande consciemmentDemander un retourDemander de la sincéritéAdresser une demande à un groupeDemandes et exigencesDéfinir l'objectif derrière notre demandeRésuméLa CNV en pratique - Exercice7. Recevoir avec empathieLa présence : ne te contente pas d'agir, sois làÉcouter les sentiments et les besoinsParaphraserMaintenir l'empathieLa douleur, obstacle à l'empathieRésuméLa CNV en pratique - Exercice8. Le pouvoir de l'empathieL'empathie qui guéritL'empathie et la capacité d'être vulnérableL'empathie pour désamorcer le dangerAccepter un refus avec empathieL'empathie pour redonner vie à une conversationL'empathie pour le silenceRésumé9. Relions-nous à nous-mêmes avec bienveillanceSouvenons-nous de ce qui nous rend uniqueNous évaluer lorsque nous avons été moins que parfaitsTraduire les jugements envers nous-mêmes et nos exigences intérieuresLe deuil en CNVNous pardonnerL'enseignement du costume à poisNe faisons rien si ce n'est par jeu !Traduire " je dois " en " je choisis "Cultivons la conscience de l'énergie qui motive nos actionsRésumé10. Exprimer pleinement la colèreNe pas confondre la cause et le facteur déclenchantToute colère a une fonction vitaleFacteur déclenchant et cause : la confusion peut être tragiqueExprimer la colère en quatre tempsOffrir d'abord de l'empathiePrendre son tempsRésuméLa CNV en pratique11. Résolution des conflits et médiationUne connexion de coeur à coeurRésolution de conflit en CNV et médiation traditionnelleLes étapes de la résolution de conflit en CNV - un bref aperçuQuelques mots sur les besoins, les stratégies et l'analyseSentir intuitivement les besoins des autres, quoi qu'ils disentLes besoins ont-ils été entendus ?L'empathie soulage la souffrance qui empêche d'entendreParler au présent dans un langage d'action positif pour résoudre les conflitsUtiliser des verbes d'actionTraduire un " non "La CNV et le rôle du médiateurVotre rôle, et la confiance dans le processusRappelez-vous : il ne s'agit pas de nousL'empathie d'urgenceSuivre l'échange : garder les yeux sur la balleMaintenir la conversation dans le présentContinuer d'avancerSavoir interrompreQuand les gens refusent de se rencontrer face à faceLa médiation informelle : mettre le nez dans les affaires des autresRésumé12. L'usage de la force dans un but de protectionLorsque le recours à la force est inévitableDans quel esprit recourt-on à la force ?Exemples de force répressiveLe prix de la punitionDeux questions qui montrent les limites de la punitionL'usage préventif de la force à l'écoleRésumé13. Se libérer et accompagner les autresS'affranchir des anciens conditionnementsRésoudre les conflits intérieursPrendre soin de notre environnement intérieurRemplacer le diagnostic par la CNVRésuméLa CNV en pratique13. Exprimer sa reconnaissance en Communication NonViolenteL'intention du remerciementLes trois composantes d'un remerciementRecevoir un remerciementLa soif de reconnaissanceSurmonter la réticence à dire sa reconnaissanceRésuméÉpilogueAnnexesQuelques besoins fondamentaux qui nous animent tousPratiquer le processus de la CNVBibliographieÀ propos de l'auteur et du Centre pour la Communication NonViolenteTémoignages.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?
Comment lutter contre l'évasion fiscale ? Les Français travaillent-ils moins que les autres ? L'IA va-t-elle vraiment doper la croissance ? Faut-il arrêter les énergies renouvelables ? La TVA sociale peut-elle sauver la Sécu ? Est-ce la fin de la mondialisation ? Voici quelques-unes des questions sur lesquelles Dominique Seux et Thomas Porcher débattent tous les vendredis matin sur France Inter depuis plus de deux ans. En réunissant une quarantaine de leurs chroniques, revues et actualisées, ce livre a pour but de permettre au lecteur de se forger sa propre opinion, de nourrir ses réflexions voire, quelquefois, de découvrir des sujets qu'il ne connaissait pas. Un ouvrage essentiel pour appréhender les problèmes économiques actuels qui vont alimenter la prochaine campagne présidentielle. A votre tour désormais de prendre part au débat !
Une histoire originale et puissante de la manière dont le capitalisme détruit les Etats-nations et la démocratie. Si l'on jette un rapide coup d'oeil à un planisphère, nous ne verrons qu'un patchwork d'Etats-nations. Et si notre réalité était tout autre ? La mondialisation a bouleversé l'ordre du monde, entraînant un foisonnement de nouvelles entités juridiques : paradis fiscaux, ports francs, cités-Etats, enclaves fermées et zones économiques spéciales. Au sein de ces nouveaux espaces libérés des formes ordinaires de réglementation, de taxation et d'obligations mutuelles, les fanatiques de l'ultracapitalisme échappent au pouvoir des gouvernements et au contrôle démocratique. Cette enquête magistrale sur les traces des libertariens radicaux à travers le monde nous mène de Hong Kong dans les années 1970 à l'Afrique du Sud à la fin de l'apartheid, du sud des Etats-Unis à la ville de Londres, et jusqu'au métavers, partout là où progresse de manière terrifiante le capitalisme sans la démocratie.
« La France n?a pas fait de réformes depuis plus de trente ans », « Notre modèle social est inefficace », « Le Code du travail empêche les entreprises d?embaucher », « Une autre politique économique, c?est finir comme le Venezuela » ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l?abri de ce qu?elle prétend nécessaire d?infliger au reste de la population.Quand ces idées ne semblent plus pouvoir faire l?objet du moindre débat, ce livre cherche justement à tordre le cou aux prétendues « vérités économiques ».Savez-vous qu?il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200 % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé ?Dans ce traité d?économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant. Membre des Économistes atterrés, Thomas Porcher est docteur en économie à l?université Paris I Panthéon-Sorbonne et professeur associé à la Paris School of Business.Notes Biographiques : Membre des Économistes atterrés, Docteur en économie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Thomas Porcher est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins), et de publications dans des revues académiques internationales.