Nous assistons aujourd'hui à l'émergence, fut elle des plus lentes, d'une pensée socialiste qui se renouvelle sous la forme d'un "écosocialisme" . Mettant en avant les exigences de co-responsabilité des Etats (rendues vitales pour régler la crise écologique et sécuritaire mondiale) et de co-émancipation (rendues nécessaires pour satisfaire les aspirations égalitaristes croissantes de nos sociétés), ce "nouveau socialisme" attend cependant, pour se développer plus complètement et pour se comprendre, l'appui d'une nouvelle sociologie : l'ancienne, liée au socialisme de l'Etat social et planificateur du 20e siècle, se révèle en effet de moins en moins capable, à l'ère du capitalisme totalement mondialisé, d'apporter aux intuitions émancipatrices de la société l'appui rationnel sans lequel elles se condamnent à ne demeurer qu'un cri de douleur et de colère. Telle est la thèse centrale de cet ouvrage. Pour l'étayer, dix sociologues ont réuni leurs forces. Racisme, VSS, violences policières, mal-logement, mort à l'hôpital, extrême pauvreté, droit du travail dans l'industrie culturelle, mobilisations agricoles, régulation des médias, politique étrangère européenne : en enquêtant sur ces questions brûlantes, iels identifient les aspirations de nombre d'acteurs et d'actrices de la société française contemporaine à un socialisme renouvelé, en même temps qu'iels expriment, par leur recours à des méthodes innovantes, leur propre volonté de pratiquer une sociologie nouvelle. Un livre qui s'adresse à celles et ceux qui croient que la gauche et la sociologie, sans se confondre, ont un destin lié et qu'il est loin d'être achevé.
Nombre de pages
240
Date de parution
06/11/2026
Poids
300g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782385193522
Auteur
Lemieux Cyril
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Date de parution
20261106
Nombre de pages
240,00 €
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Voici enfin un ouvrage clair et précis pour tout savoir de cette "nouvelle" sociologie, née il y a plus de trente ans au carrefour de l'interactionnisme américain et de la tradition sociologique française. Plus de trente ans après sa naissance, il n'existait pas encore d'ouvrage d'introduction à la sociologie pragmatique. Le présent livre vient combler ce manque. Il expose les principes qui ont fondé cette "nouvelle" sociologie, au carrefour de l'interactionnisme américain et de la tradition sociologique française (Durkheim, le structuralisme, Bourdieu...). Il éclaire aussi la manière dont les concepts forgés par ce courant de recherche ont renouvelé les conceptions de l'action et de la société en les définissant d'abord comme des réalités conflictuelles. Décrivant les méthodes d'enquête mises en oeuvre par les sociologues pragmatiques, il présente leurs apports à un grand nombre de champs de la recherche empirique. Enfin, revenant sur les débats que le développement de la sociologie pragmatique a alimentés, et qu'il continue de susciter, il indique les nouvelles directions que cette sociologie est aujourd'hui en train de prendre.
Les journalistes disposent-ils de marges de manoeuvre face à leur hiérarchie, aux contraintes économiques qui encadrent leur activité, aux stratégies de communication que développent leurs sources ? Sociologues, politistes et historiens apportent ici une réponse inattendue. A partir d'enquêtes qu'ils ont menées dans différents médias (quotidiens nationaux, régionaux, presse en ligne, agences de presse, télévision), ils proposent, sous forme de leçons, une façon nouvelle de penser le rôle de l'inventivité personnelle et du libre arbitre dans le travail des journalistes. Cette réflexion sur la subjectivité journalistique ne contribue pas seulement à une plus fine connaissance des mondes du journalisme et de leurs évolutions actuelles. Elle soulève aussi un enjeu démocratique crucial: est-il légitime de fonder la critique des médias d'information sur la reconnaissance d'une responsabilité personnelle des journalistes? Question dont dépend peut-être aujourd'hui, plus que jamais, l'avenir du journalisme lui-même.
Emeutes de Villiers-le-Bel, affaire Kerviel, péripéties de l'Arche de Zoé, fiasco de la France à l'Euro de football, élection de Barack Obama, crise financière : des sujets qui se bousculent à la une des journaux télévisés, la sociologie a-t-elle quelque chose à dire ? Sa vocation première n'a jamais été de s'exprimer dans l'urgence et l'immédiateté. Le temps, souvent très long, de l'enquête lui est nécessaire pour réussir à éclairer d'une intelligibilité nouvelle le monde social qui se bâtit sous nos yeux. Restent pourtant les attitudes et les tournures de pensée qu'elle nous enseigne. Restent ces connaissances, si nombreuses, qu'elle accumule patiemment depuis ses débuts. Autant de ressources pour nous aider, face à un quotidien incertain et opaque, non pas à produire dans l'instant un discours de vérité mais, plutôt, à nous distancier des analyses propres à " l'air du temps " et ainsi, peut-être, à mieux saisir des enjeux demeurés inaperçus et à éviter certaines erreurs de jugement. C'est un tel pari émancipateur que poursuit ce livre, où le lecteur retrouvera les chroniques que l'auteur donna, selon un rythme hebdomadaire, sur l'antenne de France-Culture entre août 2007 et juillet 2009. Un fait d'actualité brûlant y est à chaque fois place sous l'éclairage d'une théorie, d'un concept ou d'un raisonnement sociologiques. Manière de revisiter notre époque et, d'un même mouvement, d'éprouver les pouvoirs de distanciation qu'offre la pratique de la sociologie.
Accusés d'être " partiaux ", " incompétents ", " voyeurs ", " moutonniers ", " magouilleurs ", " complices des puissants ", les journalistes ont aujourd'hui mauvaise presse. A mille lieux des dénonciations péremptoires, globales et souvent mal informées, Cyril Lemieux, au terme de plusieurs années d'enquête sociologique dans différentes entreprises de presse, dresse, à partir d'une grande variété de cas concrets, le tableau des reproches que les journalistes s'adressent mutuellement ou se font à eux-mêmes. L'analyse de ces critiques et des fautes qui les ont motivées lui permet de dégager les règles positives et les normes tacites, souvent transgressées, sur lesquelles reposent les jugements des professionnels et leur attachement au métier. Ce livre, sans équivalent, n'est pas seulement fondamental pour approcher, de l'intérieur, la profession de journaliste aujourd'hui dans ses pratiques les plus quotidiennes. Il est aussi un instrument incontournable pour toute réflexion actuelle sur l'éthique des médias.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...