Emeutes de Villiers-le-Bel, affaire Kerviel, péripéties de l'Arche de Zoé, fiasco de la France à l'Euro de football, élection de Barack Obama, crise financière : des sujets qui se bousculent à la une des journaux télévisés, la sociologie a-t-elle quelque chose à dire ? Sa vocation première n'a jamais été de s'exprimer dans l'urgence et l'immédiateté. Le temps, souvent très long, de l'enquête lui est nécessaire pour réussir à éclairer d'une intelligibilité nouvelle le monde social qui se bâtit sous nos yeux. Restent pourtant les attitudes et les tournures de pensée qu'elle nous enseigne. Restent ces connaissances, si nombreuses, qu'elle accumule patiemment depuis ses débuts. Autant de ressources pour nous aider, face à un quotidien incertain et opaque, non pas à produire dans l'instant un discours de vérité mais, plutôt, à nous distancier des analyses propres à " l'air du temps " et ainsi, peut-être, à mieux saisir des enjeux demeurés inaperçus et à éviter certaines erreurs de jugement. C'est un tel pari émancipateur que poursuit ce livre, où le lecteur retrouvera les chroniques que l'auteur donna, selon un rythme hebdomadaire, sur l'antenne de France-Culture entre août 2007 et juillet 2009. Un fait d'actualité brûlant y est à chaque fois place sous l'éclairage d'une théorie, d'un concept ou d'un raisonnement sociologiques. Manière de revisiter notre époque et, d'un même mouvement, d'éprouver les pouvoirs de distanciation qu'offre la pratique de la sociologie.
Nombre de pages
326
Date de parution
10/06/2010
Poids
401g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782911256196
Titre
La sociologie sur le vif
Auteur
Lemieux Cyril
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
148
Poids
401
Date de parution
20100610
Nombre de pages
326,00 €
Disponibilité
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Voici enfin un ouvrage clair et précis pour tout savoir de cette "nouvelle" sociologie, née il y a plus de trente ans au carrefour de l'interactionnisme américain et de la tradition sociologique française. Plus de trente ans après sa naissance, il n'existait pas encore d'ouvrage d'introduction à la sociologie pragmatique. Le présent livre vient combler ce manque. Il expose les principes qui ont fondé cette "nouvelle" sociologie, au carrefour de l'interactionnisme américain et de la tradition sociologique française (Durkheim, le structuralisme, Bourdieu...). Il éclaire aussi la manière dont les concepts forgés par ce courant de recherche ont renouvelé les conceptions de l'action et de la société en les définissant d'abord comme des réalités conflictuelles. Décrivant les méthodes d'enquête mises en oeuvre par les sociologues pragmatiques, il présente leurs apports à un grand nombre de champs de la recherche empirique. Enfin, revenant sur les débats que le développement de la sociologie pragmatique a alimentés, et qu'il continue de susciter, il indique les nouvelles directions que cette sociologie est aujourd'hui en train de prendre.
Les journalistes disposent-ils de marges de manoeuvre face à leur hiérarchie, aux contraintes économiques qui encadrent leur activité, aux stratégies de communication que développent leurs sources ? Sociologues, politistes et historiens apportent ici une réponse inattendue. A partir d'enquêtes qu'ils ont menées dans différents médias (quotidiens nationaux, régionaux, presse en ligne, agences de presse, télévision), ils proposent, sous forme de leçons, une façon nouvelle de penser le rôle de l'inventivité personnelle et du libre arbitre dans le travail des journalistes. Cette réflexion sur la subjectivité journalistique ne contribue pas seulement à une plus fine connaissance des mondes du journalisme et de leurs évolutions actuelles. Elle soulève aussi un enjeu démocratique crucial: est-il légitime de fonder la critique des médias d'information sur la reconnaissance d'une responsabilité personnelle des journalistes? Question dont dépend peut-être aujourd'hui, plus que jamais, l'avenir du journalisme lui-même.
Accusés d'être " partiaux ", " incompétents ", " voyeurs ", " moutonniers ", " magouilleurs ", " complices des puissants ", les journalistes ont aujourd'hui mauvaise presse. A mille lieux des dénonciations péremptoires, globales et souvent mal informées, Cyril Lemieux, au terme de plusieurs années d'enquête sociologique dans différentes entreprises de presse, dresse, à partir d'une grande variété de cas concrets, le tableau des reproches que les journalistes s'adressent mutuellement ou se font à eux-mêmes. L'analyse de ces critiques et des fautes qui les ont motivées lui permet de dégager les règles positives et les normes tacites, souvent transgressées, sur lesquelles reposent les jugements des professionnels et leur attachement au métier. Ce livre, sans équivalent, n'est pas seulement fondamental pour approcher, de l'intérieur, la profession de journaliste aujourd'hui dans ses pratiques les plus quotidiennes. Il est aussi un instrument incontournable pour toute réflexion actuelle sur l'éthique des médias.
Lemieux Cyril ; Berger Laurent ; Macé Marielle ; S
Rouvrir la bibliothèque des sciences sociales et relire les livres qui, année après année, depuis la Seconde Guerre mondiale, ont marqué la construction des sciences sociales en France et à travers le monde : voilà le pari de cet ouvrage. Près de cent chercheurs se sont rassemblés pour présenter avec simplicité et vivacité 101 livres connus ou moins connus, souligner leurs enjeux et dire leur actualité; 101 plutôt que cent, comme une invite à augmenter à l'infini les rayonnages -de cette bibliothèque. Loin de l'image d'un panthéon figé, elle se révèle un paysage mobile, multiforme, où chacun est invité à entrer et circuler librement. Cette sélection critique, unique en son genre, permet de plonger aux origines des sciences sociales, d'en suivre l'évolution et d'en saisir l'unité, au-delà des divisions disciplinaires. Véritable aventure de recherches, elle incite, dans sa pluralité, à approfondir notre connaissance des débats contemporains.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.