Un président élu par les médias ? Regard sociologique sur la présidentielle de 2007
Lemieux Cyril ; Dagiral Eric ; Parasie Sylvain
ECOLE DES MINES
19,00 €
Impression à la demande
EAN :9782911256295
Que n'a-t-on dit de l'emprise qu'exerce sur les médias français l'actuel Président de la République? Ce serait grâce à des réseaux tissés de longue date parmi les patrons de presse et à de subtils jeux d'intimidation/séduction avec les journalistes que le candidat UMP, lors de la campagne présidentielle de 2007, serait parvenu à capter à son profit le jeu médiatique et, par ce biais, à persuader une majorité d'électeurs de le porter à la tête de l'Etat. La sociologie peut-elle nous aider à démêler ce que ces thèses comportent de vrai? Elle en est capable assurément, si l'on considère la quantité impressionnante de connaissances qu'elle a accumulées, depuis une soixantaine d'années, au sujet des relations entre médias et pouvoir politique. Qu'il s'agisse des processus d'inscription de certains thèmes sur l'agenda médiatique, des effets qu'ont sur le vote la publication de sondages et les mises en scène médiatiques de l'actualité, ou encore, du rôle que Internet joue désormais dans les débats publics, de telles connaissances peuvent permettre aux citoyens de résister aux effets d'imposition propres aux discours médiatiques aussi bien qu'aux amalgames trompeurs que véhicule la critique des médias souvent caricaturale. Ce livre applique et explique ce que les sciences sociales nous apprennent de ces questions en reprenant le contenu d'un blog invité du monde.fr (www.lemonde.fr) dans lequel l'auteur analysa à chaud, d'un point de vue inspiré par la sociologie, le traitement médiatique de la campagne présidentielle.
Nombre de pages
207
Date de parution
23/09/2010
Poids
401g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782911256295
Titre
Un président élu par les médias ? Regard sociologique sur la présidentielle de 2007
Auteur
Lemieux Cyril ; Dagiral Eric ; Parasie Sylvain
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
150
Poids
401
Date de parution
20100923
Nombre de pages
207,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
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Voici enfin un ouvrage clair et précis pour tout savoir de cette "nouvelle" sociologie, née il y a plus de trente ans au carrefour de l'interactionnisme américain et de la tradition sociologique française. Plus de trente ans après sa naissance, il n'existait pas encore d'ouvrage d'introduction à la sociologie pragmatique. Le présent livre vient combler ce manque. Il expose les principes qui ont fondé cette "nouvelle" sociologie, au carrefour de l'interactionnisme américain et de la tradition sociologique française (Durkheim, le structuralisme, Bourdieu...). Il éclaire aussi la manière dont les concepts forgés par ce courant de recherche ont renouvelé les conceptions de l'action et de la société en les définissant d'abord comme des réalités conflictuelles. Décrivant les méthodes d'enquête mises en oeuvre par les sociologues pragmatiques, il présente leurs apports à un grand nombre de champs de la recherche empirique. Enfin, revenant sur les débats que le développement de la sociologie pragmatique a alimentés, et qu'il continue de susciter, il indique les nouvelles directions que cette sociologie est aujourd'hui en train de prendre.
Les journalistes disposent-ils de marges de manoeuvre face à leur hiérarchie, aux contraintes économiques qui encadrent leur activité, aux stratégies de communication que développent leurs sources ? Sociologues, politistes et historiens apportent ici une réponse inattendue. A partir d'enquêtes qu'ils ont menées dans différents médias (quotidiens nationaux, régionaux, presse en ligne, agences de presse, télévision), ils proposent, sous forme de leçons, une façon nouvelle de penser le rôle de l'inventivité personnelle et du libre arbitre dans le travail des journalistes. Cette réflexion sur la subjectivité journalistique ne contribue pas seulement à une plus fine connaissance des mondes du journalisme et de leurs évolutions actuelles. Elle soulève aussi un enjeu démocratique crucial: est-il légitime de fonder la critique des médias d'information sur la reconnaissance d'une responsabilité personnelle des journalistes? Question dont dépend peut-être aujourd'hui, plus que jamais, l'avenir du journalisme lui-même.
Emeutes de Villiers-le-Bel, affaire Kerviel, péripéties de l'Arche de Zoé, fiasco de la France à l'Euro de football, élection de Barack Obama, crise financière : des sujets qui se bousculent à la une des journaux télévisés, la sociologie a-t-elle quelque chose à dire ? Sa vocation première n'a jamais été de s'exprimer dans l'urgence et l'immédiateté. Le temps, souvent très long, de l'enquête lui est nécessaire pour réussir à éclairer d'une intelligibilité nouvelle le monde social qui se bâtit sous nos yeux. Restent pourtant les attitudes et les tournures de pensée qu'elle nous enseigne. Restent ces connaissances, si nombreuses, qu'elle accumule patiemment depuis ses débuts. Autant de ressources pour nous aider, face à un quotidien incertain et opaque, non pas à produire dans l'instant un discours de vérité mais, plutôt, à nous distancier des analyses propres à " l'air du temps " et ainsi, peut-être, à mieux saisir des enjeux demeurés inaperçus et à éviter certaines erreurs de jugement. C'est un tel pari émancipateur que poursuit ce livre, où le lecteur retrouvera les chroniques que l'auteur donna, selon un rythme hebdomadaire, sur l'antenne de France-Culture entre août 2007 et juillet 2009. Un fait d'actualité brûlant y est à chaque fois place sous l'éclairage d'une théorie, d'un concept ou d'un raisonnement sociologiques. Manière de revisiter notre époque et, d'un même mouvement, d'éprouver les pouvoirs de distanciation qu'offre la pratique de la sociologie.
Accusés d'être " partiaux ", " incompétents ", " voyeurs ", " moutonniers ", " magouilleurs ", " complices des puissants ", les journalistes ont aujourd'hui mauvaise presse. A mille lieux des dénonciations péremptoires, globales et souvent mal informées, Cyril Lemieux, au terme de plusieurs années d'enquête sociologique dans différentes entreprises de presse, dresse, à partir d'une grande variété de cas concrets, le tableau des reproches que les journalistes s'adressent mutuellement ou se font à eux-mêmes. L'analyse de ces critiques et des fautes qui les ont motivées lui permet de dégager les règles positives et les normes tacites, souvent transgressées, sur lesquelles reposent les jugements des professionnels et leur attachement au métier. Ce livre, sans équivalent, n'est pas seulement fondamental pour approcher, de l'intérieur, la profession de journaliste aujourd'hui dans ses pratiques les plus quotidiennes. Il est aussi un instrument incontournable pour toute réflexion actuelle sur l'éthique des médias.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.