Rien ne vaut d'être violent et seul en son espèce" : Dépouillez ce mot de violent de toute poussière d'agitation, de versatilité, de faiblesse que trop souvent il soulève : chargez-le au contraire d'un maximum de force concentrée, éruptive : vous avez Dante - et vous avez Stefan George. (Charles du Bos) S'enracinant dans le symbolisme français, engagée dans un combat spirituel radical contre son temps et atteignant, dans ses derniers recueils, des dimensions prophétiques, l'oeuvre poétique de Stefan George (1868-1933), dont la cohérence ne le dispute qu'à sa complexité, est aussi la dernière grande inscription du motif "grec" dans la littérature allemande, avec pour devise centrale de "diviniser le corps et d'incorporer le dieu" . Héritier à la fois de Mallarmé et de Hölderlin, George a su communiquer à ceux qui le suivaient un éthos qui allait jusqu'à inspirer l'auteur de l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler, le comte Claus von Stauffenberg, un de ses disciples les plus proches. Le nom du poète était devenu pour eux l'emblème d'une autre Allemagne que celle de l'époque, d'une Allemagne secrète, titre d'un de ses derniers poèmes. La traduction de Ludwig Lehnen, de nouveau rendue accessible dans une version retravaillée et définitive, des Poésies complètes d'un des plus grands poètes allemands.
Nombre de pages
394
Date de parution
26/09/2023
Poids
683g
Largeur
170mm
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EAN
9782363451392
Titre
Poésies complètes
Auteur
George Stefan ; Lehnen Ludwig
Editeur
H DIFFUSION
Largeur
170
Poids
683
Date de parution
20230926
Nombre de pages
394,00 €
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Maximin, figure mythique de l'adolescent archétypal, tient une place centrale au c'ur de l??uvre de Stefan George. Ce visage de l'absence, de la mort prématurée, n'est pas sans évoquer la Sophie de Novalis, et le chant qui le célèbre, nourri d'une même et profonde tradition ésotérique, se présente comme une suite d'exercices spirituels tous tendus vers l'ineffable. Si l'existence d'un adolescent aimé est avérée, une lecture biographique de ce cycle serait bien réductrice. Paru en 1907, il exprime plus sûrement le profond malaise et l'espoir hésitant d'une génération sise à la charnière de mondes à la fois inconciliables et inextricables.
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