Errance : carnets d'un photographe 2000-2020 est un bilan de mon exploration de territoires "en crise" qui se déplie de la France au Soudan du Sud, du Liban à la Tunisie, en passant par les Balkans, Dubaï, l'Allemagne, le Tchad et la Libye, en parfaite indépendance et autonomie. Ils lient l'Histoire, le journalisme et le documentaire. Composé par confrontations et rapprochements, le propre du montage, ces carnets tentent d'exprimer l'inachevable photographique, fait de reprises, de rebours. Sans cesse devoir revenir sur les mêmes lieux parce que l'on n'a pas assez vu et que recommencer, tourner autour, aller voir derrière, permet d'aller à l'essentiel et montrer de nouvelles facettes, et peut-être d'annoncer un projet à venir car réussir n'a pas d'importance. Ce livre s'articule sur quatre chapitres fondateurs (Lueur, Repli, Combats, Traces) et quatre voix amies, éclatantes (Catherine Breillat, Nicolas Hénin, Alain Bey, David Teboul) décrivant ce parcours, entre recherche et désarroi, fait de hasards et de rencontres. Un témoignage qui se voudrait poétique, de l'entre-vu à l'entre-dit, singulier et brut, sur notre histoire contemporaine.
Nombre de pages
125
Date de parution
08/03/2022
Poids
487g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782363451255
Titre
Errance. Carnets d'un photographe 2000-2020
Auteur
Lavit d'Hautefort Guillaume ; Rey Alain
Editeur
H DIFFUSION
Largeur
210
Poids
487
Date de parution
20220308
Nombre de pages
125,00 €
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A travers plusieurs centaines de clichés d'époque, le périple de cette division américaine, qui débarque en Provence en août 1944 après une longue campagne en Italie, nous mène jusqu'au coeur de l'Allemagne, où l'unité est la première à entrer dans le camp de concentration de Dachau. Elle a auparavant libéré une partie du Sud de la France, puis remonté la vallée du Rhône jusqu'aux Vosges. Comptant dans ses rangs de nombreux soldats d'origine peau-rouge, la 45e division s'est couverte d'honneurs au cours de très durs combats qui n'ont rien à envier à la bataille de Normandie, qui a accaparé la lumière de l'actualité depuis.
La 1st Infantry Division est mise sur pied une première fois en 1917 pour aller combattre en France. Au cours de la seconde guerre mondiale, elle effectue en 1942 son premier débarquement en Afrique du Nord. Suivront l'invasion de la Sicile et le débarquement de Normandie, la bataille des Ardennes et la conquête du Reich jusqu'en Tchécoslovaquie. Selon la légende de l'époque, l'armée américaine est composée de la 1re division et de six millions de soldats de renfort ! À travers plusieurs centaines de clichés historiques, nous suivons les combats d'une division d'élite. Elle recevra les missions les plus difficiles, qu'elle accomplira sans démériter.
Peu après le débarquement en Provence, la bataille de Montélimar marque la tentative d'anéantissement des troupes allemandes en retraite dans la vallée des Rhône. Les divisions américaines les enferment dans une nasse formée à l'est par le Rhône, et au nord par la Drôme, dont les ponts ont été détruits par la Résistance. Le 28 août, des combats féroces s'engagent face à la 11e Panzerdivision et à deux divisions d'infanterie, talonnées par les Américains. La bataille s'achève le 31 avec la libération de Montélimar et Valence. Elle a coûté bon nombre d'hommes et de matériel aux Allemands, mais l'essentiel de leurs troupes a pu s'échapper vers Lyon.
La 11e Panzerdivision est créée en août 1940 à partir de la 11. Schützen-Brigade. Cette brigade commence la guerre au Danemark puis en France, où elle gagne le surnom de "Brigade Fantôme", car son chef manoeuvrait son unité avec une telle vitesse qu'elle surgissait ou frappait toujours là où l'ennemi l'attendait le moins. La nouvelle division reprend les traditions de la brigade, dont son insigne (un spectre chevauchant un char), et devient donc la "division fantôme".
Cet ouvrage, pour la première fois, met en lumière la "clownanalyse". Initiée par les auteurs, cette pratique artistique mobilise et combine de façon originale deux champs jusque-là disjoints : l'improvisation théâtrale en jeu de clown et l'intervention sociale à la demande d'une organisation, d'une entreprise ou d'une institution. Cette innovation replacée dans le contexte culturel et sociopolitique a ouvert avec le clown d'intervention sociale de nouveaux espaces de jeu dans les organisations et dans la vie sociale. Son sens sociopolitique et artistique est décrypté et son évolution depuis une trentaine d'années. Les clownanalystes du Bataclown s'investissent sur le terrain social, comme semeurs de rires et comme ferments des valeurs de solidarité et d'émancipation. A leur suite, les clowns d'intervention sociale traversent les lieux et les événements publics avec empathie et humour plutôt qu'avec agression et ironie, pour rejoindre sans contraindre, révéler sans abuser... Une tragique actualité a mis en valeur l'importance sociale et la fragilité des caricaturistes et dessinateurs de presse... Avec eux, la clownanalyse traite de l'actualité sociale et politique et des enjeux du monde par le jeu métaphorique, l'effronterie et la dérision, dans une prise de distance avec les problèmes ainsi dédramatisés. Entre jeux de miroir et changements de regard, ils témoignent d'une inventivité sociale sur le registre d'un jeu parodique, critique et régénérateur d'une réelle modernité, retrouvant une fonction politique/poétique dont nous avons bien besoin pour humaniser la vie sociale et explorer son potentiel d'imaginaire. Empêcheurs de tourner en rond, pertinents et impertinents, ces miroirs révélateurs incitent à imaginer et à agir, ferments d'espoir et de transformation.
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