L'Eglise catholique et le mariage en Occident et en Afrique. Tome 2, Ebranlement de l'édifice matrim
Legrain Michel
L'HARMATTAN
41,50 €
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EAN :9782296106451
Les profondes secousses culturelles subies par l'Eglise catholique occidentale affectent non seulement le recrutement de son clergé, mais aussi la vie de couple de ses baptisés, dont les moeurs conjugales, matrimoniales et familiales se rapprochent de plus en plus de celles de l'ensemble de la population, déclarent de nombreux sondages. Sociologues et théologiens se retrouvent pour avancer des explications qui tiennent la route, ne se contentant pas d'évoquer un manque de foi ou de générosité spirituelle. Il convient en effet de mesurer que nous vivons au coeur d'un monde en mutations accélérées, alors que l'ensemble législatif régulant le mariage des catholiques, par sa raideur et son uniformité, n'offre plus l'oxygène suffisant pour la respiration de quantité de couples. Dans ce second ouvrage, nous soutiendrons que d'autres approches chrétiennes demeurent pensables, sans trahir les appels de l'Evangile. Dans un premier volume, nous avons tenté de rappeler qu'au coeur de notre monde en rapides changements, l'Eglise était appelée à mieux se positionner entre la méfiance et l'espérance. Pourquoi lui faudrait-il privilégier son pouvoir de lier sur celui de délier (cf. Mt. 16,18) ? Dans un troisième tome, nous mesurerons combien les catholiques africains se trouvent bousculés par l'imposition d'impératifs matrimoniaux nés sous d'autres cieux.
Nombre de pages
428
Date de parution
08/10/2009
Poids
580g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296106451
Titre
L'Eglise catholique et le mariage en Occident et en Afrique. Tome 2, Ebranlement de l'édifice matrim
Auteur
Legrain Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
580
Date de parution
20091008
Nombre de pages
428,00 €
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Aujourd'hui contesté par bon nombre d'Occidentaux, le mariage demeure pour beaucoup le lieu privilégié du partage et de l'amour. Et le remariage après divorce proclame publiquement que l'on espère cette fois-ci réussir une vie commune stable et durable. Or, pour les catholiques, la route de la conjugalité se trouve étroitement encorsetée par un ensemble législatif fixé dans un contexte culturel d'une autre époque. Que dire alors du mariage des catholiques africains, qui, eux aussi et plus que nous, se demandent le pourquoi d'une gestion du mariage si mal inculturée, alors que l'Evangile appelle à l'ouverture et au respect de la diversité de nos chemins de vie. Pour mieux saisir l'origine de telles incompréhensions entre le peuple des baptisé, et sa haute hiérarchie, il nous faut rappeler les profonds changements qui affectent notre monde actuel. C'est le but de ce premier volume. Il s'efforce d'éclairer la manière raide et uniforme dont cette Eglise aborde le mariage, sans prendre sérieusement en compte les mutations environnantes, qui ne sont pas toutes diaboliques. Ce premier parcours permettra de mesurer l'ébranlement de l'édifice matrimonial construit par le catholicisme occidental (volume second). Un troisième tome donne quelques clefs pour saisir les inquiétudes des catholiques d'Afrique noire, pour qui le mariage traditionnel conditionne la culture.
Dans la logique même du fort malaise qui habite tant de catholiques occidentaux vis-à-vis des raideurs régulant leur vie conjugale et matrimoniale (cf. tome 2 de ce triptyque), les Africains devenus catholiques éprouvent avec amplification leur propre malconfort humain et religieux. N'y aurait-il donc pour eux qu'un modèle unique de mariage, né sous d'autres cieux ? La publication d'un petit ouvrage portant cette même interrogation, voici déjà une trentaine d'années, avait reçu un accueil encourageant en Afrique, mais non pas à Rome. Dans le contexte actuel où l'Eglise catholique elle-même se dit soucieuse d'inculturation, les Africains attendant avec impatience que le Vatican passe des promesses à des ouvertures concrètes. Certes, les catholiques d'Afrique estiment que toutes leurs coutumes ne sont pas consonantes avec les invitations de l'Evangile. Cet ouvrage en souligne certaines, difficilement compatibles avec la doctrine évangélique. Mais les manières d'entrer progressivement en mariage, ou de régler les dysfonctionnements de celui-ci, offensent-elles la loi naturelle ? L'Occident serait-il en possession de règles matrimoniales établies par lui et imposables à toutes les cultures planétaires ? Les tomes 1 et 2 de cette étude s'efforcent d'apporter quelques explications concernant la naissance de cet impérialisme culturel et spirituel. Celui qui, aujourd'hui même, provoque un ébranlement profond de l'édifice matrimonial en Occident.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...