Ce tome 5 est le dernier de la série sur la géopolitique du football. Ici, il est question du XXIe siècle. Tout comme le XXe débute en 1914, le XXIe, lui, commence en 1991, date de la chute de l'Empire soviétique et de ses satellites européens. Un tome entier pour une période de seulement 35 ans, avec une actualité brûlante qui traite de la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis et des derniers développements de la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Alors qu'on pensait, une fois la Guerre froide terminée, qu'allait s'ouvrir une période de paix sans précédent dans le monde, de nouvelles menaces apparaissent. La décomposition de l'Union soviétique et des pays situés au-delà du Rideau de fer portait en elle les germes des deux conflits les plus meurtriers en Europe depuis 1945 (Yougoslavie, Ukraine, Proche-Orient...) et de leur cohorte de crimes contre l'Humanité, de crimes de guerre et d'épurations ethniques que l'on pensait ne plus jamais revoir. Le monde du sport, et du football, sera bien évidemment considérablement impacté par ces événements. On découvrira dans ce dernier tome un monde nouveau fait de pays neufs qui sont aujourd'hui au 3e dessous pour qui a vécu leurs exploits d'antan. mais également de nouveaux espaces jusque-là vierges pour le ballon rond (Pays du Golfe persique, Chine, Etats-Unis, Corée du Sud et Japon, Afrique du Sud), gagné par une mondialisation débridée sans foi ni loi et son corollaire : des fonds illimités, le plus souvent volatiles et générateurs d'ascensions vertigineuses puis de chutes brutales pour les clubs, achetés et revendus comme on ferait d'actions en bourse. On ne parle désormais plus que d'investisseurs, d'ailleurs très rarement au fait des choses du football, et de millions, tandis que la FIFA engrange des milliards qui ne profitent pas toujours au développement du beautiful game mais terminent bien souvent dans les poches des hiérarques de Zurich qui vendent leurs voix aux plus offrants ou des potentats des fédérations nationales qui les élisent tous les quatre ans...
Nombre de pages
320
Date de parution
17/11/2026
Poids
230g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782368020418
ISBN
2368020411
Auteur
Legat Frédérik ; Ghemmour Chérif
Editeur
BIBLIOMONDE
Largeur
148
Date de parution
20261117
Nombre de pages
320,00 €
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Cet ouvrage raconte les premières décennies du football, sport populaire et mondialisé, à travers les relations internationales, jusqu'en 1939. C'est le premier d'une série de cinq volumes qui formera une grande fresque géopolitique s'appuyant sur l'histoire du football dans toutes les parties du monde où ce jeu a enthousiasmé les foules. Par son universalité, ce sport d'équipe est le seul à avoir, depuis plus d'un siècle, généré autant de passions à autant de personnes. Déjà capable d'attirer jusqu'à 120 000 personnes pour un seul match dès les années 1910, il est très tôt victime de son succès. La mutation des années 1914-1918, qui fait de lui un sport aux valeurs guerrières, change définitivement la donne. Plus de football, désormais, sans nationalisme, comme le montre la finale des JO 1920 à Anvers. La montée des périls des années 1930 ne fait que confirmer ce phénomène. Rares sont les confrontations internationales exemptes de tensions ou de violence, sur ou hors du terrain. Le football, désormais, c'est la guerre, les morts en moins. Il devient de fait, lui aussi, la continuation de la politique... par d'autres moyens. Ce volume nous conduit d'Europe occidentale et centrale où le football a prospéré à ses débuts à l'Amérique latine où il a explosé. Après un détour par l'Afrique qui en a fait un instrument de construction des identités nationales, on verra comment les régimes fascistes européens, ainsi que celui de l'URSS, en ont fait des outils de manipulation des foules.
Cet ouvrage est le deuxième d'une série de cinq volumes décrivant les relations internationales vues à travers l'histoire d'un sport populaire. Le premier, préfacé par Pascal Boniface, terminait son récit en 1939. Ce nouveau livre raconte comment le football a perduré pendant la guerre en dépit des risques et des bombardements comme durant le siège de Leningrad, ou pendant le Blitz sur l'Angleterre, ou encore dans Hambourg tapissée de bombes, en avril 1945, et même jusque dans les camps d'extermination nazis. L'auteur raconte quelques destinées extraordinaires, comme celle de ce club polonais en fuite, formant l'équipe de foot de l'Armée polonaise d'Orient qui a combattu de l'Irak à l'Italie, participant ainsi à la chute du IIIe Reich ou l'histoire de cet ancien capitaine des Bleus devenu un tortionnaire durant la guerre... Pendant ce temps dans les pays neutres ou épargnés par le conflit, comme l'Amérique latine, le football poursuivit ses exploits avec la ferveur des foules, comme si de rien était.
Les noms des clubs évoluant de l'autre côté du rideau de fer, Dynamo, Lokomotiv, CSKA, Steaua, Dukla, Levski, Legia, Honvéd, Spartak, Slavia sont bien connus du public occidental qui les voyait sur le petit écran ; mais qui représentent-ils ? De quels enjeux de pouvoir au sein des sociétés communistes sont-ils les symboles ? Quelle est la face cachée de ces clubs parfois anciens, mais souvent créés en 1945, souvent débaptisés ? Quelles sombres histoires d'influence et de luttes de pouvoir cachent-ils ? Comment se maintinrent-ils en haut de l'affiche durant toute l'époque communiste ? Comment et pourquoi ces sportifs, pourtant amateurs, réussirent-ils à accumuler titres et honneurs durant plus de quarante ans ? Bienvenue dans le monde déconcertant du football au-delà du rideau de fer, soumis plus que tout autre aux aléas de la géopolitique mondiale. Un monde qui s'écroulera en 1991 au profit d'un autre, bien moins favorable aux performances pour les pays de l'ex-bloc communiste...
Ce quatrième tome d'une saga géopolitique du football nous raconte l'époque de la guerre froide, côté ouest cette fois, mais aussi au Sud. Le football aide l'Allemagne d'après-guerre à retrouver sa fierté grâce à sa victoire surprise à la Coupe du monde 1954. Les succès du Real Madrid permettent à l'Espagne du dictateur Franco de sortir de son isolement. Le monde du football transcende les frontières géopolitiques : les coupes d'Europe et l'Euro font l'unanimité dès leurs débuts et réunissent la totalité du continent sans que la rivalité Est-Ouest n'altère leur déroulement (bien au contraire). La FIFA connaît une croissance sans précédent, dopée par les adhésions successives des fédérations britanniques et soviétiques puis de celles des nations issues de la décolonisation, notamment africaines. Au Sud, le monde du football africain prend de l'importance au fur et à mesure des indépendances. Voire l'anticipe : une équipe nationale algérienne permit au pays d'exister sur la scène sportive plusieurs années avant la fin de sa guerre de libération. Au Ghana, Kwame Nkrumah s'appuie sur ce sport avec succès pour unifier son pays. Le général Mobutu, au Zaïre, en fera une arme de propagande pour asseoir son pouvoir. L'Amérique latine dispute toujours à l'Europe la passion et le leadership sur le ballon rond. Chaque match intercontinental entre les deux pôles d'excellence du football est prétexte à des violences extrêmes de la part des uns et des autres. D'autant que les dictatures militaires exacerbent cette passion sportive pour faire oublier les tortures et les disparitions. Entre Honduras et Salvador, après trois matchs d'une intensité dramatique, le football a provoqué une guerre, une vraie. On racontera aussi comment les Anglais triomphèrent de façon déloyale à domicile en 1966 au détriment des Sud-Américains. De l'autre côté du monde, l'opposition entre les deux Corées qui prend parfois un biais très sportif.
L'Éthiopie représente désormais une des principales économies africaines cependant qu'elle est le plus pays enclavé le plus peuplé au monde. Elle compte la deuxième plus importante (et très jeune) population du continent. Voici les principaux termes de l'équation géopolitique qui se pose à elle. Par son dynamisme démographique comme par la croissance de son économie, l'Éthiopie se projette comme un puissant acteur régional dont l'influence s'exerce sur les pays voisin. Pour paraphraser une idée célèbre, on pourrait dire que quand l'Éthiopie éternue, c'est la Corne de l'Afrique qui s'enrhume. Espace à valeur stratégique de premier plan en raison de sa position sur une des voies les plus fréquentées du monde ? la mer Rouge ?, la Corne de l'Afrique est aussi une zone de haute activité sismique politique où les puissances étrangères (Turquie, Égypte, Émirats, Chine, USA, UE, Russie...) sont à la manoeuvre derrière des États fermés ou précaires (Érythrée, Somalie, Somaliland Soudan, Soudan du Sud). La stabilité de l'ensemble ne peut être garantie qu'avec le concours de l'Éthiopie. Faiblement peuplés, économiquement peu actifs (à l'exception de Djibouti), globalement pauvres, ces États contrôlent pourtant l'accès maritime de l'Éthiopie dont elle dépend partiellement. Alliances et coopérations se nouent et se dénouent au fil des nécessités, des rivalités et des ingérences. Pour aider à mieux comprendre les enjeux de ce pays qui pourrait compter la septième plus grosse population mondiale après 2050 (United Nations Revision of World Population Prospects 2024), ce livre aborde successivement son territoire et l'usage qu'elle en fait, les principes de la construction de l'Éthiopie et de sa nation, et son rapport avec les autres par les relations internationales et les enjeux régionaux. Cet exposé aborde aussi les défis démographiques, géopolitiques et économiques que le pays aura à relever et dont le degré de réussite assurera ou pas la survie.
Quartier après quartier, ce livre guide le lecteur dans un parcours de la ville qui mène du sud (son noyau historique) vers le nord, chaque étape permettant de saisir le Bombay d'aujourd'hui, mais aussi de plonger dans ses racines, qui ne demandent qu'à affleurer. Le voyageur est invité à explorer la ville au-delà de Colaba ou de Churchgate qui forment le coeur de l'ancienne ville britannique auquel se limitent beaucoup de touristes. Ainsi, nous irons à la découverte de Parel et Lower Parel où les usines textiles ont laissé la place à les malls flambant neufs. Nous inviterons le voyageur à visiter Bandra, le boboland de Bombay, là où débute la banlieue nord. La ville est décrite dans toutes ses facettes, de Malabar Hill, la péninsule aristocratique, à Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, popularisé par le film Slumdog millionaire, sans oublier Navi Mumbai, la ville du futur qui se développe à l'est de l'agglomération.
La première grande vague d'immigration vers la France, on l'a oublié, est venue d'Allemagne. En quête de travail ou du droit de s'exprimer, les Allemands ont été des centaines de milliers à sauter le pas. Il fut un temps où les rues de Paris étaient balayées par des migrants venus d'outre-Rhin. Pour les plus qualifiés, la France était le seul pays où ils avaient le sentiment de pouvoir faire carrière. Le récit s'appuie sur l'histoire familiale de personnalités : Hessel, Oberkampf, Bohringer, Haussmann, Hermès, Ophuls, Servan-Schreiber. sont aujourd'hui des noms incontestablement français. Leurs sagas familiales sont représentatives de celle de milliers d'autres. On croisera aussi le général De Gaulle, Marcel Proust ou Gustave Eiffel. tous ont des ancêtres allemands. Ces immigrés germaniques ont grandement contribué au rayonnement de l'art de vivre à la française, on leur doit aussi bien du mobilier, des vins (Champagne ou Bordeaux), de la musique, des banques... même la guillotine.
A la fois pays fermé, si on considère sa situation géopolitique entre l'océan et l'Algérie dont la frontière est verrouillée depuis un quart de siècle, et Etat ouvert sur le monde si on prend en compte son dynamisme économique, son volontarisme diplomatique, sa culture aux influences multiples, le Maroc présente une succession de visages dont nous proposons de dresser les portraits. En dépit de sa taille moyenne, le Maroc est un acteur important de la scène internationale, aussi bien comme médiateur au Moyen-Orient ou en Afrique, que comme régulateur des flux migratoires vers l'Europe, tout en gérant l'image très contrastée de sa diaspora européenne. Le nombre de personnes d'origine marocaine, parmi les terroristes frappant l'Europe est contrebalancé par la parfaite insertion de la majorité des Marocains dans le monde occidental. Le pays se veut à la fois atlantique et méditerranéen, arabe et musulman, tout en regardant vers l'Europe et en redécouvrant ses racines africaines.