Une critique de la raison matérialiste. L'origine du vivant
Lefeuvre Michel ; Troublé Michel
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782747547963
Dans ce livre, les auteurs affirment que, hors du champ d'intervention du sujet de connaissance, l'objet de connaissance se trouve dans un état confusionnel où il peut être à la fois et en même temps ici et là. La matière ne se suffit pas à elle-même pour qu'existent un univers ordonné, des êtres vivants dont certains même sont dotés de la capacité de penser. Beaucoup de scientifiques, parmi les plus grands, sont convaincus du contraire. Pour eux, la matière est elle-même capable de s'organiser en structures vivantes à partir des seules contraintes physico-chimiques auxquelles elle est soumise, le cerveau humain étant avec la pensée le point culminant de cette auto-organisation. Mais c'est tout le problème de la robotique autonome et de l'intelligence artificielle. " Dieu ne joue pas aux dés ", disait Einstein avec humour. La phrase est reprise avec sérieux par les deux auteurs de ce livre. La matière inerte, la matière vivante, la matière pensante ne sauraient exister selon leur mode d'être particulier, sans le concours d'un Opérateur extérieur non-physique. C'est une nouvelle philosophie de la Nature qu'ils nous proposent ici.
Nombre de pages
330
Date de parution
01/11/2003
Poids
450g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747547963
Titre
Une critique de la raison matérialiste. L'origine du vivant
ISBN
2747547965
Auteur
Lefeuvre Michel ; Troublé Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
450
Date de parution
20031101
Nombre de pages
330,00 €
Disponibilité
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Si balbutiants que soient encore aujourd'hui les progrs de la science, de nouvelles donnes engagent remonter le cours du temps pour voir si, dans le foisonnement de la nature, un principe unificateur n'est pas l'uvre ; les sciences du cosmos comme celles de la vie, comme les neuro-sciences ou les sciences cognitives renouvellent l'interrogation du philosophe. L'auteur crivait, il y a 15 ans, Merleau-Ponty : Au-del de la Phnomnologie. Dans les voies de passage entre la conscience phnomnale et la Nature, c'est cet au-del qu'il tente actuellement d'explorer en montrant le rle jou par le cerveau dans la dcompression de l'Espace-temps compact de la nature en espace et temps distincts de la conscience. La corticalisation croissante des espces s'inscrit ds lors dans une aventure dirige dont le but est de produire, grce l'avnement du cerveau humain, l'mergence du symbolique dans la matire, la naissance de l'esprit dans l'homme neuronal .
Ce livre clôt une vie de travail au point de rencontre de la philosophie et des sciences. C'est tout notre vieux monde qui est ainsi ausculté, du cosmos à la cellule vivante, du hériodonte à l'homme, avec Kant, Merleau-Ponty ou d'Espagnat, Hawking, Berthoz, Damasio ou Chandebois, mais surtout avec Bergson. Ce dernier est quelque peu occulté aujourd'hui. Cet ouvrage le réhabilite, sans toutefois méconnaître les progrès accomplis depuis Bergson par les neurosciences et la neurophysiologie.
Le Cerveau et la Putain: ce titre étrange aurait fort étonné Kant. Il se veut, pourtant, un écho à la distinction kantienne entre deux types de jugements, les uns concernant les sciences de la matière, les autres celles de la vie. La thèse défendue ici par Michel Lefeuvre consiste à montrer qu'il n y a pas à rougir de la finalité et qu'il vaudrait mieux la considérer comme « épouse » que comme « putain », à condition de la penser avec les moyens actuels offerts par la cybernétique. L auteur reproche à de nombreux biologistes contemporains leur méprise historique: on n est plus au temps de Kant pour juger comme lui de la finalité; si on refuse au cerveau lui-même cette propriété d être avant tout un instrument d adaptation aux conditions mouvantes de l univers physique, ne lui refuse-t-on pas toute existence? Cet ouvrage, sous des perspectives multiples, offre aussi une réflexion sur les grands courants de pensée de notre époque: existentialisme, phénoménologie, structuralisme, philosophie de l Être (notamment Merleau Ponty).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...