
La proclamation de la Commune. 26 mars 1871
Pendant la nuit du 18 au 19 mars, l'Etat, l'armée, la police, tout ce qui pèse sur les vies humaines du dehors et d'en haut, tout s'est dissous, évanoui, évaporé. Ce matin-là, tout est possible." Rendre compte de l'expérience extraordinaire qu'a été la Commune de Paris n'est pas une entreprise historienne comme les autres. Comment une révolte municipale, surgie dans le contexte particulier du Paris post-Second Empire, s'est-elle donné un horizon universel au point de se confondre, pour les générations suivantes, "avec l'idée même de révolution"? Récit des mois qui précèdent "l'affaire des canons", puis récit au jour le jour et heure par heure quand le rythme des événements s'accélère, La proclamation de la Commune brosse le portrait fascinant du Paris insurgé : des femmes de Montmartre qui envahissent les rues pour désarmer les soldats, à ces prolétaires anonymes qui prennent la parole au nom du quartier, du club ou du bataillon de la garde nationale. Malgré son oeuvre inaboutie, ses échecs militaires ou ses contradictions idéologiques, la Commune reste pour Henri Lefebvre un moment unique de "révolution totale", et son héritage est immense : transformation de la vie quotidienne, critique radicale de l'Etat et "suprême tentative de la ville pour s'ériger en mesure et norme de la réalité humaine", elle est aussi "la plus grande fête du siècle et des temps modernes". Fête populaire et citadine bouleversant le temps, l'espace et les rapports sociaux, telle fut la forme spontanée du soulèvement des masses parisiennes qui donne son "style" à la Commune.
| Nombre de pages | 434 |
|---|---|
| Date de parution | 12/09/2018 |
| Poids | 474g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782358721684 |
|---|---|
| Titre | La proclamation de la Commune. 26 mars 1871 |
| Auteur | Lefebvre Henri |
| Editeur | FABRIQUE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 474 |
| Date de parution | 20180912 |
| Nombre de pages | 434,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le manifeste différentialiste
Lefebvre HenriRésumé : "Aujourd'hui dans la pensée théorique comme dans la pratique sociale et politique, la notion de différence confirme son importance dans plusieurs domaines : la philosophie, la sociologie, la linguistique, l'analyse littéraire, les études économiques, etc. Tantôt il s'agit de différence entre les modèles économiques et les vues vers une autre société ou des différences entre les peuples, les sociétés et cultures. Tantôt il s'agit en philosophie du concept logique de la différence et de son rapport avec les différences concrètes. La confrontation entre ces sens, la convergence et la synthèse ne sauraient être élucidées sans l'examen des oeuvres maîtresses qui dominent notre époque, celle de Hegel, de Marx et de Nietzsche. Le monde de la différence s'annonce comme une autre façon de penser et de connaître, d'agir et de vivre".Sur commandeCOMMANDER3,00 € -

Le marxisme
Lefebvre HenriHenri Lefebvre était professeur à l?Université de Paris X-Nanterre.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER9,00 € -

Le marxisme. 25e édition
Lefebvre HenriRésumé : Il y a un siècle et demi, Karl Marx - peu avant la révolution de 1848, et en rapport étroit avec la fermentation révolutionnaire de l'Europe - aperçut, au départ dans l'indifférence générale, les grandes lignes de ce vaste ensemble théorique qui devait porter le nom de marxisme. Dès que l'influence et le rayonnement du marxisme commencèrent à s'imposer, les interprétations plus ou moins erronées et autres exégèses de son oeuvre se multiplièrent. En partant de l'oeuvre de l'auteur du Capital, Henri Lefebvre, dans cette introduction lue par des générations d'étudiants, expose la "conception du monde" développée par Marx, conception philosophique, morale, sociologique, historique, économique et politique qui a profondément marqué le monde contemporain.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

UNE PENSEE DEVENUE MONDE... - FAUT-IL ABANDONNER MARX ?
LEFEBVRE HENRISur commandeCOMMANDER25,80 €
Du même éditeur
-

Comment saboter un pipeline
Malm Andreas ; Dobenesque EtienneLe réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l'économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l'incapacité à faire face à l'écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d'autant plus saisissant que le mouvement pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n'ont pas cessé d'augmenter. Comment cesser d'être à ce point inoffensif ? C'est en tant qu'acteur de ces luttes qu'Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et revendiquent l'héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l'histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en oeuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condition de possibilité l'existence d'une aile radicale, laquelle manque aujourd'hui à des organisations telle qu'Extinction Rébellion qui s'en trouvent neutralisées. La question n'est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence ? et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n'est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d'occupation ou un Etat ségrégationniste. C'est à l'infrastructure fossile qu'il faut s'attaquer en premier lieu, l'occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers ? jusqu'à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l'Iowa. La consommation est l'autre versant du problème et Malm invite à faire la différence entre les émissions de CO2 "de subsistance" ? auxquelles Macron a cru bon de s'attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes ? et celles "de luxe" des ultra-riches, véritable "étendard idéologique" qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore, le mouvement pour le climat doit savoir identifier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s'il doit ajouter à son répertoire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l'esprit les périls d'un extrémisme qui serait contre-productif, du substitionnisme et de la répression étatique. Nous n'avons plus le temps d'attendre, tout ce qui n'a pas été tenté doit l'être, et les militants pour le climat de demain ? potentiellement des millions ? doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Une guerre mondiale contre les femmes. Des chasses aux sorcie`res au fe´minicide
Federici Silvia ; Dobenesque EtienneCet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Premières secousses
LES SOULEVEMENTS DEAu fil des saisons, nous avons formé des cortèges bigarrés, muni·es de bêches, de mégaphones et de meuleuses, vêtu·es de bleus de travail et de combinaisons blanches, escorté·es par des oiseaux géants... Nous avons traversé les bocages et les plaines, arpenté les vallées industrielles et le bitume des usines ? et même frôlé les cimes alpines. Nous nous soulevons pour défendre les terres et leurs usages communs. Contre les méga-bassines, les carrières de sable, les coulées de béton et les spéculateurs fonciers, nous voulons propager les gestes de blocage, d'occupation et de désarmement, pour démanteler les filières toxiques. Nous nous soulevons parce que nous n?attendons rien de ceux qui gouvernent le désastre. Nous nous soulevons parce que nous croyons en notre capacité d?agir. Depuis des siècles, du nord au sud, des mouvements populaires se battent pour défendre une idée simple : la terre et l?eau appartiennent à tou·tes, ou peut-être à personne. Les Soulèvements de la terre n?inventent rien ou si peu. Ils renouent avec une conviction dont jamais nous n'aurions dû nous départir.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

La ville en éclats
Bailly Jean-Christophe« La forme d?une ville change plus vite, hélas ! que le c?ur d?un mortel ». Ces mots de Baudelaire, si souvent cités, s?appliquent à tous les temps, puisque le changement et l?effacement sont continus, mais ce que l?on ressent aujourd?hui, c?est une transformation de l?être urbain lui-même. La ville, en tant qu?elle forme, et à chaque fois différemment, un certain style d?habitation du monde, existe-telle encore ? Ou est-elle en train de glisser vers un devenir confus qui en rend les traits indistincts ? Le passant, qui est le lecteur, l?interprétant fondamental de la ville, reste perplexe devant des espaces qui semblent ne pas vouloir de lui. Pourtant quelque chose résiste, non seulement en lui, mais aussi grâce à la force de l?improvisation urbaine qui, dès qu?elle le peut, déjoue la tyrannie de la norme entretenue par les édiles. La ville est en éclats parce qu?elle est le lieu de ce combat entre ce qui la veut encore et ce qui cherche à en noyer le sens sous l?enflure patrimoniale et les effets d?image. Alternant récits et analyses, souvenirs et projections, ce livre se propose comme un antidote, tant au repli nostalgique qu?à l?idéologie « tendance » d?une certaine architecture.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 €
