Leroux Nicolas ; Villez Pierre ; Van Kemmel Sixtin
Le guide ultime pour se nourrir de façon saine, économique et tout en gourmandise durant vos aventures en itinérance. Nicolas Leroux, jeune cuisinier, propose dans ce guide pratique une cuisine itinérante saine et toujours gourmande et transmet ses meilleurs conseils pour s'équiper et se nourrir efficacement et sereinement durant vos itinérances. L'ouvrage répond à toutes les questions pratiques du voyageur itinérant et offre une compilation des meilleures recettes nomades de l'auteur avec de nombreux visuels pour se mettre en appétit : du petit-déjeuner au dîner, en passant par les snacks indispensables et les desserts ou encore les grignotages pour rendre le périple plus agréable. Vous pourrez également concocter plusieurs plats à base des plantes sauvages trouvables sur le chemin, avec la meilleure manière de les reconnaître et de les consommer.
Contrairement aux écrits socialistes du début du XIXe siècle, on voit apparaître dans l'œuvre de Pierre Leroux (1797-1871) un talent philosophique sérieux et des connaissances philosophiques étendues. Son premier grand ouvrage sur la Réfutation de l'éclectisme (1839) est essentiellement constitué par la réimpression d'un article paru dans l'Encyclopédie nouvelle l'année précédente. Révolutionnaire et même socialiste exalté, il voit dans l'éclectisme rationaliste une doctrine à combattre dont il se fera le pourfendeur. Il considère le philosophe et politicien Victor Cousin (1792-1867) comme un érudit sans portée, non comme un philosophe véritable. Ce qui déplaît à Leroux, c'est que Cousin s'occupe trop de la philosophie pure et ne remue pas assez ces questions politiques et sociales pour lesquelles il manifeste, quant à lui, une vive prédilection. Ensuite, sévère à l'égard de la méthode de l'école éclectique, il reproche à son fondateur d'avoir admis la méthode d'observation, qui est celle de Bacon et des naturalistes, et d'avoir rejeté la méthode de raisonnement, qui est celle de Descartes et des géomètres. Enfin, il trouve que la psychologie, surtout abordée par Théodore Jouffroy (1796-1842), a reçu un développement beaucoup trop considérable. Il reproche aux philosophes éclectiques d'avoir amoindri et stérilisé la psychologie en la coupant de la physiologie dont elle est inséparable et qui peut lui fournir tant de lumières. Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1839) du livre de Leroux : Réfutation de l'éclectisme. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des premiers écrits critiques de l'éclectisme de V. Cousin et Th. Jouffroy.
Comment un jeune haut fonctionnaire, fuyant les lâchetés de l'Occupation, rejoint la France libre... Comment un Inspecteur des finances se retrouve en Indochine et à Shanghai, en pleine révolution chinoise, puis à Washington, lorsque s'est mis en place le plan Marshall... Comment un banquier en poste en Afrique du Nord traverse les péripéties qui ont précipité la décolonisation... Comment le président d'une banque moyenne participe à la naissance de ce qui est devenu aujourd'hui l'un des plus grands groupes financiers au monde : la BNP... Des années 1940 aux grandes batailles économiques d'aujourd'hui, le chemin suivi par Pierre Ledoux fut tout sauf celui d'un banquier ordinaire. En voici le récit, parcours historique autant que témoignage sur un métier.
Le guide Escale à New York est l'outil idéal pour tirer le maximum d'un court séjour dans la Big Apple. Pratique de par son format et l'organisation de son contenu où l'on trouve l'essentiel en un coup d'oeil, ce guide se veut aussi agréable à consulter grâce à sa mise en page en couleurs, vivante et colorée. Au moyen d'une structure facile à comprendre en un clin d'oeil et à utiliser sur place, ce guide se révèle ultra-pratique. Ainsi, une première section intitulée « Le meilleur de New York » met en lumière ce que la ville a de mieux à offrir et facilite l'organisation générale de l'escapade. La section « Explorer New York » propose ensuite 15 itinéraires clé en main pour ne rien manquer des différents quartiers de la ville. Pour chaque itinéraire, un plan double-page clair et précis indique le tracé du circuit, en plus de localiser attraits, cafés, restaurants, bars, boîtes de nuit, salles de spectacle, boutiques et hôtels. Impossible de louper quoi que ce soit! Qui plus est, un système d'étoiles et de labels coup de coeur guide le lecteur vers les adresses qui se démarquent. Le chapitre « New York pratique », bourré de renseignements utiles livrés de manière succincte et aisément repérable, complète l'ouvrage. À tout cela s'ajoutent des cartes additionnelles sur les rabats de la couverture - vue générale de la ville, zoom sur le centre-ville, plan du métro.
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".