
La contestation. Moyen Age et Temps Modernes
Les douze contributions rassemblées ici font justice à la diversité des motifs et des vecteurs de la contestation sur une très large période, qui nous mène du début du XIe siècle aux prodromes de la Révolution française, de l'âge d'or d'al-Andalus à des Lumières fatiguées et sceptiques. Partout, en Espagne, en France, à Naples ou dans le Saint-Empire, ce ne sont pas seulement des pouvoirs que l'on abat ou contre lesquels on se soulève, mais plus simplement, plus quotidiennement, des abus que l'on dénonce et auxquels on résiste par la plume ou les procès, la grève ou le déguerpissement, le cri ou l'éloquence - avant, parfois, il est vrai, de prendre les armes, sans que celles-ci perdent tout contact avec les manifestations plus symboliques qui ont précédé leur avènement rien moins que spontané.
| Nombre de pages | 300 |
|---|---|
| Date de parution | 10/05/2016 |
| Poids | 380g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782841747566 |
|---|---|
| Titre | La contestation. Moyen Age et Temps Modernes |
| Auteur | Lecuppre Gilles |
| Editeur | KIME |
| Largeur | 145 |
| Poids | 380 |
| Date de parution | 20160510 |
| Nombre de pages | 300,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'imposture politique au Moyen Age. La seconde vie des rois
Lecuppre GillesÀ la fin du Moyen Âge, l'imposture se révèle un moyen d'opposition presque banalisé. De faux ermites ou de faux pèlerins, de retour - selon leurs dires - après une longue période de pénitence, tentent de s'emparer de la couronne en incarnant un roi mort ou disparu. De telles tromperies se trouvent facilitées par certaines particularités de la civilisation médiévale - l'importance de l'érémitisme, des croisades et des guerres éloignées ou encore les défaillances de l'identité et de la mémoire -, mais elles reposent essentiellement sur la volonté de partis intrigants. Les complots aristocratiques, au c'ur du phénomène, expriment une contestation radicale de l'illégitimité ou de l'incompétence supposées du véritable souverain, auquel il appartient de relever un défi redoutable... En une réponse ingénieuse aux rigueurs croissantes imposées par l'ordre dynastique et l'État monarchique en construction, plus de trente faux princes ont ainsi rappelé à l'Occident la force paradoxale de l'illusion et de l'idéal en politique. Ouvrant un champ inédit de l'histoire politique et sociale du Moyen Âge, Gilles Lecuppre livre ici un essai qui associe magistralement la matière plaisante de ces multiples mystifications et leur interprétation historique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,50 € -

Médiévales N° 82, printemps 2022 : Vieillesse et pouvoir
Lecuppre Gilles ; Santinelli-Foltz EmmanuelleSur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Martyrs politiques (Xe-XVIe siècle). Du sacrifice à la récupération partisane
Billoré Maïté ; Lecuppre GillesAu cours du Moyen Age, les logiques martyriales sortent du champ proprement religieux. Les autorités mais aussi les sujets et les fidèles participent de la fabrique d'icônes d'un genre nouveau : des martyrs "hors la foi", témoins d'un engagement politique et public. Le martyr politique ne répond pas à un profil unique. On le pense dissident, engagé au service d'une cause qui l'oppose aux puissants, souffrant dans un contexte de tensions politiques avérées, mis à mort dans des conditions anormales et érigé en figure héroïque et vénérable par ses partisans au point de faire l'objet d'un culte populaire à la postérité plus ou moins importante ou d'être au coeur de récits identitaires, voire légendaires. Mais ce schéma, pour être classique, n'épuise pas la gamme des possibles. Le martyr politique est une affaire de représentation - l'idée qu'une communauté se fait de la mort d'un des siens - et son potentiel d'identification peut être valorisé immédiatement par ses partisans. Il peut aussi faire l'objet de manipulations et servir en définitive une cause distincte du combat mené. Le martyr politique est ainsi, il ne faut pas l'oublier, l'objet d'un discours construit pour contester le pouvoir ou, au contraire, le soutenir et le légitimer. Mais ce discours ne trouve pas toujours son public et il subsiste des martyrs incomplets ou incertains.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Désordres créateurs. L'invention politique à la faveur des troubles
Tixier du Mesnil Emmanuelle ; Lecuppre GillesAu Moyen Age, tant dans le monde islamique que clans l'Occident latin, le désordre politique est pensé en termes négatifs; il ne saurait avoir d'effets vertueux et engendre immanquablement innovations blâmables et diableries. Le terme arabe de fitna exprime lui aussi la violence négative par excellence, celle dont les conséquences se résument à la destruction et à la remise en cause de l'unité de la communauté. Les réalités de la politique sont cependant loin de se conformer aux pieux souhaits des juristes et des lettrés, lesquels martèlent au fil des siècles leur détestation du désordre parce qu'il constitue justement le quotidien des cours. Or c'est souvent lors de ces soubresauts violents que l'histoire est la plus intéressante. Les temps troublés sont l'occasion d'inventer de nouvelles façons de gouverner, témoignant de la constance capacité d'adaptation de la science politique et de ses acteurs. Le désordre, sous ses différentes formes (schismes, sécessions, révoltes, guerres civiles, fitna) transforme les pratiques du pouvoir mais aussi les discours sur ce que doit être le bon gouvernement. Cet ouvrage se propose d'analyser quelques réponses médiévales originales aux situations de désordre, de l'Angleterre à l'Arabie, de la Suède à l'Espagne, du IXe au XVe siècle.EpuiséVOIR PRODUIT24,99 €
Du même éditeur
-

Otrante N° 50, automne 2021 : Valeurs du romantisme noir
Pézard EmilieIl y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.EpuiséVOIR PRODUIT20,00 € -

Bulletin d'histoire et d'épistémologie des sciences de la vie n°28/2
Ben Saad meyssaLe numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

L'Ere des non-témoins. La littérature des "petits-enfants de la Shoah"
Barjonet AurélieComment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.EpuiséVOIR PRODUIT29,00 € -

Passage et présence de Simone Weil. Etat des lieux, 1e édition
Ghitti Jean-MarcSi la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.EpuiséVOIR PRODUIT28,01 €
