La bibliothèque municipale de Rouen conserve un important fonds Gustave Flaubert. L'origine de cette collection remonte au don effectué par Caroline Franklin Grout, nièce et héritière de l'écrivain. Elle a en effet légué en 1914 les manuscrits de Madame Bovary et de Bouvard et Pécuchet. Il s'agit là d'un fonds majeur, présentant la première oeuvre par laquelle Flaubert est entré avec fracas en littérature, et la dernière, inachevée. Ces romans, qui sont également deux oeuvres "normandes", contribuent à l'identité culturelle de la ville et au rayonnement international de sa bibliothèque. A ces dossiers s'ajoutent d'autres manuscrits, dont la Lettre à la municipalité de Rouen, des feuillets concernant Salammbô, de nombreuses notes documentaires et environ 300 lettres. Pour commémorer le bicentenaire de la naissance de Flaubert, l'exposition La Fabrique de l'oeuvre ouvre les portes du cabinet de Croisset : on y découvre l'écrivain au travail, inventant le roman moderne, conjuguant la fiction et l'encyclopédie. Cet ouvrage comprend douze études sur les manuscrits conservés à Rouen et le catalogue de l'exposition.
Nombre de pages
222
Date de parution
07/01/2022
Poids
666g
Largeur
171mm
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EAN
9782848115290
Titre
Gustave Flaubert, la fabrique de l'oeuvre. Les manuscrits de Flaubert à la bibliothèque de Rouen
Qu'est-ce qui s'éduque dans L'Education sentimentale ? Ni le sentiment, réduit à la blague du sentimentalisme individuel et collectif, ni le " jeune homme " dont l'histoire ne rejoint pas une Histoire en rupture de sens, ni les héros sans héroïsme d'une Révolution manquée, ni le genre du roman, désormais fondé sur la " négation du romanesque ".
« C'est moi qui ai ramené en France le goût violent du conte et de la nouvelle », écrit Maupassant, alors qu'il fait le bilan d'une production impressionnante: en dix ans, il a publié un volume de vers, six romans, trois récits de voyage, deux cent cinquante chroniques et trois cents contes et nouvelles recueillis, pour la plupart, en quinze volumes.Après une entrée remarquée dans le monde des Lettres avec « Boule de suif », il affirme d'emblée sa maîtrise de la forme courte en reprenant le motif de la prostitution qui a fait son succès: son premier recueil en prose (1881) s'ouvre par la nouvelle qui lui donne son titre, celle des « femmes de bordel à la première communion », La Maison Tellier. L autre recueil au programme se situe au milieu de la période d intense production, en 1885: Contes du jour et de la nuit, titre qui invite à réfléchir sur la pertinence du terme générique conte, et sur le jeu des oppositions que condensent jour et nuit.Séparés par quatre années, les deux recueils montrent des mutations et des permanences. Le « goût violent du conte et de la nouvelle » évoqué par l'auteur est d'abord un goût du récit violent, et de ce que nous appelons ici « le noir plaisir de raconter ».Les auteurs de cet ouvrage tentent d'en rendre compte par le contexte biographique, éditorial et esthétique, par l'analyse formelle des structures, des figures et des lieux, et par la mesure des conflits inhérents à ces récits courts. Une seconde partie propose des exercices destinés à préparer l'écrit et l'oral de l'agrégation.
Où l'on apprend que le jeune Gustave était mauvais en maths, que même un singe peut écrire au Maître, que son facteur a perdu des plis en route, que ses admirateurs et admiratrices souffrent de bovarysme, qu'il n'habite plus à l'adresse indiquée... Dans le carnet d'adresses de Flaubert, on dénombrait jusqu'à présent 279 correspondants. Ce chiffre dépasse désormais les 300, grâce à ces lettres d'épistoliers inattendus, qui sont autant nos contemporains que les siens.
Entre l'éditeur le plus novateur de son temps et le romancier qui devient célèbre du jour au lendemain par le scandale d'un procès, la relation dure pendantquinze ans et elle produit trois romans : Madame Bovary, véritable coup de tonnerre et immense succès, Salammbô, puis L'Education sentimentale, un échec public et commercial. Comme beaucoup d'histoires de couples, celle-ci commence par un coup de foudre, se prolonge en lune de miel, traverse des tensions et se termine en rupture définitive. Les deux hommes, tous deux nés en 1821, tous deux passionnés de théâtre avant d'écrire et de publier des livres, avaient de nombreux points communs, mais aussi des conceptions différentes de la littérature : Michel Lévy est un éditeur avisé qui ne sépare pas la qualité artistique de la valeur commerciale ; en esthète aristocratique, Flaubert méprise les "épiciers" , du haut de sa conception d'un art autonome que la publication ne peut que prostituer.
Jérôme Asselin, patron d'une société d'informatique, veut confier à Lionel Darsan la mission de retrouver un vieux livre ayant appartenu à sa famille, une des premières bibles protestantes datant du XVIème siècle, vraisemblablement volée. Peu après, il disparaît. Son corps est retrouvé dans le Seine avec sa voiture. L'autopsie révèle qu'il ne s'agit pas d'un accident mais d'un meurtre. Darsan, qui ne voulait pas s'occuper de la mission concernant le livre, décide d'accepter celle proposée par l'épouse de la victime : tirer au clair la mort de son mari. Son enquête l'amène à s'intéresser à l'histoire de cette famille et tout particulièrement au destin des Asselin, des banquiers protestants, qui vivaient à Dieppe sous le règne de, Louis XIV. Cette vieille bible est-elle la cause du meurtre ? Le trésor existerait-il encore ...
La rose de Redouté évolue? et ne meurt jamais. La rose est présente dans les jardins : une nouvelle rose a été créé à Deauville et à Malmaison, au château de Canon et à Mesnil Geoffroy. Mais surtout présente dans l'art, la littérature, l'archi-tecture et la mode. Représentée dans l'art, souvent liée à la femme, symbole de beauté et d'élégance, sa couleur et sa forme inspirent les peintres dans le siècle, son parfum séduit, sa fragrance inspire. Elle est souvent utilisée comme symbole, métaphore ou élément narratif dans les ?uvres litté-raires et picturales. Dans la littérature, la rose est souvent associée à des thèmes tels que l'amour, la beauté, et la fugacité de la vie.