Une contre-mondialisation audiovisuelle. Ou comment la France exporte la diversité culturelle
Lecler Romain ; Imhaus Patrick
SUP
22,00 €
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EAN :9791023106459
La réussite de CNN International, le succès financier des blockbusters d'Hollywood à l'étranger ou encore la diffusion des dessins animés japonais et des séries américaines sur toutes les télévisions du monde : ces phénomènes ont incité, dès les années 1980, à parler de mondialisation audiovisuelle. La France en a très tôt pris conscience et des diplomates du ministère des Affaires étrangères, pour exister au sein de cette mondialisation audiovisuelle, ont bâti en face une véritable politique française. Plusieurs chaînes de télévision transnationales ont été créées (à commencer par TV5), des spécialistes de la télévision et du cinéma ont investi les ambassades françaises sans que les diplomaties du reste du monde connaissent d'équivalent, et enfin, les professionnels français du cinéma et de la télévision ont été très rapidement enrôlés. Au fond, cette politique propose une alternative à la domination des États-Unis sur les marchés audiovisuels mondiaux. Elle mise sur une diplomatie de la diversité culturelle et non sur la rentabilité économique. Elle associe la production audiovisuelle française à celles d'autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle : TV5, qui est ainsi la chaîne de la francophonie, du multilatéralisme et de la culture, existe toujours à côté de la « CNN à la française » qu'a été France 24 à partir de 2006. De même, une politique française d'exportation accompagne les cinéastes du monde entier, depuis l'écriture de leurs scenarii jusqu'aux salles d'art et d'essai, en passant par les récompenses à Cannes ou dans d'autres festivals. Ashgar Farhadi, Abderamane Sissoko, Jia Zhang Ke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d'autres, un « cinéma du monde » dont les racines poussent en France. Au moment où la pérennité de cette politique semble menacée par de nouveaux acteurs tels que Netflix, cet ouvrage raconte son invention et restitue son originalité. La réussite de CNN International, le succès financier des blockbusters d'Hollywood à l'étranger ou encore la diffusion des dessins animés japonais et des séries américaines sur toutes les télévisions du monde : ces phénomènes ont incité, dès les années 1980, à parler de mondialisation audiovisuelle. La France en a très tôt pris conscience et des diplomates du ministère des Affaires étrangères, pour exister au sein de cette mondialisation audiovisuelle, ont bâti en face une véritable politique française. Plusieurs chaînes de télévision transnationales ont été créées (à commencer par TV5), des spécialistes de la télévision et du cinéma ont investi les ambassades françaises sans que les diplomaties du reste du monde connaissent d'équivalent, et enfin, les professionnels français du cinéma et de la télévision ont été très rapidement enrôlés. Au fond, cette politique propose une alternative à la domination des États-Unis sur les marchés audiovisuels mondiaux. Elle mise sur une diplomatie de la diversité culturelle et non sur la rentabilité économique. Elle associe la production audiovisuelle française à celles d'autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle : TV5, qui est ainsi la chaîne de la francophonie, du multilatéralisme et de la culture, existe toujours à côté de la « CNN à la française » qu'a été France 24 à partir de 2006. De même, une politique française d'exportation accompagne les cinéastes du monde entier, depuis l'écriture de leurs scenarii jusqu'aux salles d'art et d'essai, en passant par les récompenses à Cannes ou dans d'autres festivals. Ashgar Farhadi, Abderamane Sissoko, Jia Zhang Ke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d'autres, un « cinéma du monde » dont les racines poussent en France. Au moment où la pérennité de cette politique semble menacée par de nouveaux acteurs tels que Netflix, cet ouvrage raconte son invention et restitue son originalité.
Nombre de pages
308
Date de parution
20/06/2019
Poids
552g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791023106459
Titre
Une contre-mondialisation audiovisuelle. Ou comment la France exporte la diversité culturelle
Auteur
Lecler Romain ; Imhaus Patrick
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
552
Date de parution
20190620
Nombre de pages
308,00 €
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Trop souvent, la sociologie de l'international est circonscrite à une élite de professionnels reconnus - diplomates, grands experts, cadres expatriés - tandis que les agents de statuts subalternes sont laissés dans l'ombre. Ces petits professionnels de l'international travaillent pourtant au plus près du terrain, mais dans des positions dominées, et leur statut peut être problématique du fait de conditions d'emploi précaires (contractuels, intérimaires, bénévoles, volontaires ou stagiaires). Les méthodes ethnographiques et l'outillage de la sociologie du travail permettent ici d'analyser les formes de division du travail, de répartition du "sale boulot" , les rapports hiérarchiques et les assignations stéréotypées, qui créent et maintiennent des frontières de classe, de genre et de race dans le travail de production de l'international.
Les dossiers présentés dans ces annales de l'ECN apparaissent dans leur ordre de numérotation au concours; d'abord ceux de l'année 2007, suivis de ceux de 2008. Chaque dossier est reporté ici tel qu'il figurait sur l'énoncé officiel du concours. Les dossiers, immédiatement suivis de leur correction, sont agrémentés: d'un encart en début de correction rapportant les thématiques principales et secondaires du dossier ainsi que d'un pictogramme dont le nombre figure la quantité de dossiers faisant appel à cette question d'internat depuis la création des ECN en 2004; des principales recommandations des sociétés savantes dont se sont aidés les auteurs pour la rédaction des corrections; des commentaires des auteurs sur la question; d'un commentaire général du dossier. Enfin, vous trouverez en fin d'ouvrage plusieurs annexes avec: un premier index reprenant les thématiques principales et secondaires de chaque dossier; un second index reprenant chaque thématique de dossier et le renvoyant au(x) dossier(s) correspondant(s); la liste officielle des abréviations autorisées lors des ECN par le CNCI; les recommandations officielles du CNCI pour les auteurs de dossier.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.
Souvent méprisée, délaissée ou simplement oubliée des manuels d'histoire de l'Antiquité, la XIII dynastie d'Egypte (XVIIIe siècle av. J.-C.) n'a jamais fait l'objet d'un essai de synthèse historique. Associée au déclin général de la Deuxième Période intermédiaire (XVIIe-XVIe siècles av. J.-C.), prélude à la soi-disant "invasion Hyksõs", ou bien reléguée dans les ténèbres de la fin du Moyen Empire, elle est restée dans l'ombre d'une XIIe dynastie généralement considérée comme l'âge d'or égyptien. Cette vision caricaturale résulte d'une méconnaissance de la documentation de cette époque, dont la richesse a largement été sous-estimée. A travers cet ouvrage, Julien Siesse remédie à ce manque et tente de réhabiliter la XIIIe dynastie. Il propose une nouvelle chronologie de la fin du Moyen Empire et de la Deuxième période intermédiaire, un état de la question de la famille royale et des modes de succession. Il étudie en outre l'environnement social des hauts fonctionnaires de l'administration centrale et des élites provinciales. Il en résulte une vision nouvelle de l'histoire de la XIIIe dynastie, qui marque l'apogée du Moyen Empire sur le plan administratif. Cette force des institutions vient modérer la vision traditionnelle d'une époque trop souvent définie par une instabilité politique largement exagérée. Le catalogue exhaustif des sources royales, présenté en annexe, est un outil essentiel pour quiconque s'intéresse à cette époque.
Comment la découverte de l'art japonais a révolutionné le livre imprimé français Le japonisme, nom donné à l'influence du Japon sur les artistes et les écrivains, est un sujet majeur pour l'histoire des arts en France au xixe siècle. Pourtant, l'imprimé japoniste - qui va des splendides éditions bibliophiliques aux éphémères prospectus de théâtre, en passant par les revues illustrées - n'avait jamais fait l'objet d'une publication spécifique. Retraçant son histoire depuis la découverte des arts du Japon lors de l'Exposition universelle de 1867 à Paris jusqu'à la publication du livre de haïkus de Paul Claudel Cent phrases pour éventails en 1927, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la façon dont l'imprimé diffusa l'esthétique et la culture japonaises et fut un laboratoire de techniques innovantes qui transformèrent l'industrie du livre. Evoquant le rôle d'écrivains célèbres, comme les frères Goncourt, Emile Verhaeren ou Judith Gautier, il met aussi en lumière des dessinateurs, imprimeurs et relieurs souvent restés dans l'ombre d'un courant artistique dont on retient surtout les figures plus illustres des peintres comme Van Gogh, Manet ou les Nabis. Sophie Basch est professeur de littérature française à Sorbonne-Université, spécialiste de la relation entre la littérature et les arts. Son dernier livre, Le Japonisme, un art français, a paru aux Presses du réel en 2023. Christophe Marquet est ancien directeur de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Parmi ses publications récentes : Hiroshige. Les éventails d'Edo (In Fine, 2022), Cent vues de Naniwa. Osaka au xixe siècle (Picquier, 2024), Hokusai. La Révolution bleue (Seuil, 2025).