De Cahuzac à Benalla, les scandales suivent le rythme du monde ou participent à son accélération. Ils se diffusent par Internet, entraînant révélations et réactions instantanées. Au point que nous ne faisons plus la différence entre le vrai scandale et la provocation artificielle. Rien ne semble alors nous arrêter, ni dans la transgression ni dans la défense des règles, qui fragilise plus qu'elle protège. Scandaliser ou se scandaliser n'est pas réservé aux extrémistes. Nous sommes tous guettés par un conformisme qui engendre à son tour des scandales financiers, humanitaires, écologiques... C'est en résistant à cette multiplication de provocations, de scandales et d'affaires que nous pourrons faire apparaître le motif de cet emballement : un désir de justice qui affirme pour tous un droit à l'existence sur une Terre fragilisée. Que des êtres singuliers fassent de ce désir un droit, c'est la condition même de la démocratie. Jérôme Lèbre ancien élève de l'École normale supérieure, est membre du Collège international de philosophie. Il a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels : Vitesses (2011) ; Derrida - La justice sans condition (2013) ; Les Caractères impossibles (2014) ; avec Jean-Luc Nancy, Signaux sensibles (2017) ; et plus récemment, Éloge de l'immobilité (2018).
Nombre de pages
211
Date de parution
02/10/2019
Poids
214g
Largeur
125mm
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EAN
9782220096247
Titre
Scandales et démocratie
Auteur
Lèbre Jérôme
Editeur
DDB
Largeur
125
Poids
214
Date de parution
20191002
Nombre de pages
211,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment accueillir ce - ou celui - qui arrive sans inclure l'événement dans une totalité conceptuelle, politique ou esthétique? Cette question traverse la philosophie française contemporaine. dont les réponses multiples impliquent toujours une relecture critique de Hegel. Limitée aux lectures de trois auteurs (Deleuze, Lyotard et Derrida), la présente étude tente de montrer comment s'éprouve la résistance du système hégélien. dans un contexte où ce qui résiste ne peut être simplement nié.
La croyance est-elle une fonction vitale, une cause de maladie, une aide à la guérison ? Rejoint-elle, en profondeur, la foi religieuse, ou plutôt la raison scientifique ou morale ? Est-elle une tendance inconsciente ou un acte volontaire ? A-t-elle un pouvoir politique, fictionnel ou fictif ? Les auteurs se sont donné une série de questions sur la croyance et ont proposé des réponses argumentées, qui se conforment aux règles de la dissertation. Destiné aux élèves des classes préparatoires aux Grandes Ecoles et aux étudiants préparant des épreuves de philosophie ou de culture générale, l'ouvrage offre des pistes pour aborder concrètement ce thème très riche, qui s'ancre dans les faits et s'étend jusqu'à l'infini - ou jusqu'à l'invraisemblable.
Dans ce monde qui semble soumis à une accélération constante, où l'on ne cesse de louer la marche ou la course, nous souhaitons et craignons à la fois que tout ralentisse ou même que tout s'arrête. L'ambivalence de ce désir reste à étudier, comme ce que signifie aujourd'hui le fait de ne pas bouger. La privation de mouvement est une peine ; le droit pénal, les disciplines scolaires ou militaires immobilisent ; les accidents et les maladies paralysent ; l'accélération technique se paye en inertie dans les embouteillages ou les bureaux. Les éloges de la mobilité comme la critique de l'accélération sont passés à côté de ces situations où l'immobilité s'impose, non sans violence. Il faut redonner son sens à l'immobilisation. Car cette peine est aussi une étape, une station, impliquant le corps et la pensée. Tenir, debout, assis, dans la position du lotus ou même couché, c'est exercer sur soi une contrainte signifiante. Les "mouvements" d'occupation des places nous le rappellent, l'art également. Savoir faire halte, c'est savoir résister. Jérôme Lèbre est professeur de philosophie en classes préparatoires. Membre du Collège international de philosophie, il est notamment l'auteur de : Vitesses (2011) ; Derrida - La justice sans condition (2013) ; Les Caractères impossibles (2014) ; et, avec Jean-Luc Nancy, de Signaux sensibles (2017).
Dans la rue, dans les cours de récréation, à la maison... Avez-vous vu ces enfants hypnotisés par leurs écrans ? Est-ce un effet de mode passager, une petite faiblesse sans conséquence ? Certainement pas ! Les nouvelles technologies sont en train de modifier le cerveau d'une génération entière d'enfants. Les écrans activent autant les centres du plaisir du cerveau que l'activité sexuelle, et ils font les mêmes dégâts neurologiques que la cocaïne. Les études cliniques corrèlent de plus en plus les écrans avec des troubles comme les TDAH, l'addiction, l'anxiété, la dépression, l'agressivité, voire les psychoses. Le Dr Nicholas Kardaras, addictologue, a accompagné de nombreux jeunes drogués du monde virtuel dans leur désintoxication numérique. Il nous explique les causes de cette épidémie mondiale et l'effet sur les enfants de nos merveilleux joujoux technologiques... Le Dr Nicholas Kardaras est diplômé de l'université des sciences du Bronx et de l'université de Cornell. Aujourd'hui, c'est un expert en addiction de réputation internationale, ancien professeur à l'université de médecine de Stony Brook et directeur exécutif de Dunes East Hampton, une des cliniques de désintoxication les plus réputées au monde. Il a enseigné la neuropsychologie au niveau doctoral.
Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.
Dans un monde où le bruit, source de nuisances intolérables, nous envahit sans cesse, nombreux sont ceux qui aspirent au silence.Soucieux de l'équilibre personnel, Anselm Grün, bénédictin de l'abbaye de Münsterschwarzach, s'appuie sur la riche expérience des moines, - notamment les Pères du désert - et sur de savoureuses anecdotes - les apophtegmes - pour mieux rejoindre ses contemporains dans leur quête de silence.Il ne cherche pas à faire de ces derniers des moines silencieux, mais bien des êtres de désir, d'intériorité. Son maître-mot est «lâcher prise», c'est à dire renoncer à soi, faire taire ses crispations, ses idées fixes. Anselm Grün propose ainsi une vraie démarche de «recentrement», secret de l'évolution spirituelle.
Face à ce monde sans espérance, où les croyants eux-mêmes ont trop souvent peur de leur ombre, Eloi Leclerc invite à relire le message de l'apôtre Paul, dans la Lettre aux Ephésiens. Complètement retourné par la personne vivante du Christ ressuscité et par la puissance de son Esprit, Paul a fait en lui-même l'expérience exaltante de l'homme nouveau. Et il a vu surgir, au sein du vieux monde païen, un monde nouveau, une nouvelle communauté humaine, l'église du Christ, ouverte à tous, prémices d'une humanité réconciliée et rassemblée. "Le monde ancien s'en est allé, écrit-il, un monde nouveau est déjà né" (2 Co 5, 17). à la double lumière de cette expérience qui le projette vers l'avenir, Paul nous découvre le grand Dessein de Dieu, révéla tion du Père immense. Il nous fait voir comment l'humanité, appelée depuis toujours à partager la vie et la joie divines, retrouve le chemin de son avenir, en renouant dans le Christ ressuscité avec l'élan de l'Amour créateur et divinisant du Père. Il nous ouvre ainsi au sens de notre histoire et de l'univers. Vision d'espérance d'où part cet appel, plus que jamais actuel : "Réveille-toi, toi qui dors, lève-toi d'entre les morts : Christ t'illumine de son aurore" (Ep 5, 14).