L'engrenage de la technique. Essai sur une menace planétaire
Lebeau André
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070774562
Nous vivons en un temps qui n'a pas de précédent dans l'histoire de la biosphère terrestre. La technique que pratique l'homme, par la puissance des outils qu'elle met en oeuvre et par le succès reproductif qu'elle a permis, engage l'espèce dans un conflit fondamental entre les comportements collectifs ataviques, produits de l'évolution qui les a modelés, et les contraintes qu'imposent les ressources et les limites de l'espace planétaire. André Leheau cherche non pas à prophétiser, mais à analyser la logique de l'évolution technique et à identifier les mécanismes d'accélération repérables dès les lents débuts, il y a quelques millions d'années, jusqu'à l'explosion contemporaine. Adoptant résolument le parti d'un regard extérieur, il considère la société humaine comme un objet et la technique comme un prolongement naturel de l'évolution darwinienne, un phénomène qui a sa source dans le vivant, dépend entièrement du vivant et avec lequel l'espèce humaine entretient un rapport privilégié mais non exclusif.Le concept même d'évolution implique une mémoire qui permette de confronter le présent au passé et au passé d'influer sur le présent. L'évolution technique se fonde sur trois formes de mémoire stratifiées dont les spécificités gouvernent sa nature et son rythme: les mémoires génétique et neuronale, que possèdent à des degrés divers les êtres vivants, et la mémoire dite "exosomatique", extérieure au corps humain et propre à la seule technique humaine. La création, par la technique, de cette nouvelle l'orme de mémoire est une source du puissant phénomène d'accélération qui domine notre société et dont émerge une interrogation sur l'avenir de l'espèce. Biographie de l'auteur André Leheau, géophysicien de formation, est professeur honoraire au Conservatoire national des arts et métiers. Il a occupé de hautes fonctions, en particulier au Centre national d'études spatiales, à l Agence spatiale européenne et à Météo France. Son dernier livre: l'Espace: les enjeux et les mythes (1998).
Nombre de pages
266
Date de parution
15/09/2005
Poids
303g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070774562
Titre
L'engrenage de la technique. Essai sur une menace planétaire
Auteur
Lebeau André
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
303
Date de parution
20050915
Nombre de pages
266,00 €
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Avec la passion du physicien qui a consacré sa vie professionnelle à l'aventure spatiale, mais aussi avec le recul que donnent l'âge et les plus hautes fonctions au CNES et à l'ESA, André Lebeau relit cinquante ans de politique spatiale. Il montre comment se sont combinés, dans une alchimie improbable, la recherche de souveraineté des superpuissances, le souci d'autres pays - la France au premier chef - de réduire leur degré de dépendance, les coups médiatiques de quelques chefs d'État, les intérêts du complexe militaro-industriel, les aspirations de la communauté scientifique et la lutte pour leur propre survie des agences spatiales et des organisations nées dans leur sillage. Ces jeux de pouvoir ne doivent pas faire oublier l'importance croissante des marchés et le poids considérable de l'irrationnel dans l'aventure spatiale, d'où le sous-titre de l'ouvrage : enjeux et mythes. Le rêve, c'est celui des pionniers réalisateurs comme Von Braun, des astronautes aventureux comme Neil Armstrong, des astronomes avec les sondes automatiques ou le télescope de Hubble. Le mythe est entretenu par des visionnaires comme Edelson et Morgan avec leurs fermes d'antennes, Glaser avec ses centrales solaires orbitales, Zubrin avec le débarquement sur Mars, ou Mueller prônant rien moins que le peuplement du système solaire par l'Homme... La fin des années 80, marquées par la disparition de la menace soviétique, la désastreuse explosion de Challenger, les maigres retombées des vols habités, le gouffre financier des Navettes et l'irruption du marché dans les domaines du lancement et des satellites de télécommunication, remet brutalement en cause la politique spatiale - ou ce qui en tient lieu. Un virage est pris dans les années 90, vers un plafonnement des dépenses et l'abandon des projets pharaoniques, vers un smaller, better, cheaper selon la formule du patron de la NASA, Dan Goldin. Le projet de station spatiale internationale est plusieurs fois redimensionné et l'Europe abandonne le ruineux programme Hermès (au seul désespoir de la France). Par souci d'économie, Américains et Européens s'invitent à bord de la station orbitale Mir et n'hésitent plus à utiliser des moteurs et des fusées russes. André Lebeau consacre la seconde moitié de son ouvrage à instruire le procès d'une politique spatiale qui ne fut en réalité qu'un assemblage disparate de compromis successifs, dans une inversion complète des rôles, puisque les agences de développement s'intéressaient au long terme tandis que les décideurs politiques se contentaient du court terme sans vision d'ensemble. Une politique qui, en Europe, bien plus encore qu'aux États-Unis, souffrait en outre de la disparité des intérêts et moyens des participants, de la séparation institutionnalisée entre affaires européennes (Union européenne) et affaires spatiales (ESA) et entre affaires civiles et militaires. Les divergences de fond sur la notion de politique industrielle, l'application rigoureuse du principe de juste retour, le découplage de la recherche générique de Bruxelles et de la recherche spatiale de l'ESA, le refus de la spécialisation scientifique et industrielle des pays et régions au sein d'un véritable ensemble européen, la limitation du "programme obligatoire" de l'ESA à des projets sans grande importance stratégique, ont permis de maintenir une cohésion de façade au détriment de l'efficacité réelle. Le succès remarquable d'Ariane et de Spot est moins dû à la politique européenne qu'à l'absence fortuite des États-Unis (fourvoyés dans la politique du tout-navette) et à un engagement exceptionnel de la France, qui est maître-d'?uvre de ces programmes et qui consacre à l'espace un effort (national + ESA) disproportionné vis-à-vis de ses partenaires (trois fois plus que l'Allemagne, neuf fois plus que le Royaume-Uni). Reste à savoir, pour formuler une véritable politique spatiale européenne, comment la soustraire à l'arbitraire d'une oligarchie opaque et retrouver les principes démocratiques du débat ouvert et d'un contrôle parlementaire éclairé. -- Pierre Bonnaure --
Que peut faire l'espèce humaine pour sortir de l'impasse où l'ont engagée le changement technique et les formes sociales qui lui sont associées? Après L'Engrenage de la technique et L'Enfermement planétaire, André Lebeau envisage cette fois ce qui pourrait ouvrir à l'humanité les voies d'un avenir durable et, si possible, harmonieux. Comment relever les principaux défis, énergétiques, démographiques, climatiques, qui s'imposent désormais aux habitants de la planète? Sans catastrophisme mais aussi sans complaisance, il décrit la lourdeur et la complexité de la tâche, avec une rigueur et une clarté qui renforcent l'intérêt et la force de proposition de ce point de vue exceptionnel sur le problème écologique.
Les besoins sans cesse croissants de l'espèce humaine se heurtent auxlimites des ressources de la planète, phénomène sans exemple dans le coursde l'évolution naturelle depuis les origines. Cette accélération ne peut sepoursuivre sans que se produise une rupture ou, peut-être, une profondetransformation des conduites collectives. André Lebeau examine les composantes sociales de ce phénomène dont la survenue est inévitable, même si l'échéance en est imprécise: à quelles déterminations l'humanité est-elle soumise par son héritage génétique pour affronter cette épreuve? De quels outils culturels dispose-t-elle pour la contrecarrer? Quelles autres possibilités s'offrent à elle? C'est avec le regard d'un observateur à distance que ces questions sont posées, celui d'un scientifique qui refuse de mêler le sentiment à sa réflexion et qui met délibérément de côté leur dimension éthique. Non qu'il la méconnaisse ou la méprise, mais il veut se borner à apprécier notre capacité de prévision et ses limites, les chances qu'une vision du futur soit partagée par les individus et qu'elle constitue le fondement de conduites collectives aptes à modifier le cours des choses. Les conclusions sont angoissantes; elles se présentent comme les bases objectives dont l'action devrait s'inspirer.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.