Musicienne du silence. Sainte Cécile dans la littérature et les arts au XIXe siècle
Lebarbier Amandine
SUP
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EAN :9791023107661
Sans l'influence des arts, jamais sainte Cécile ne serait devenue la figure que l'on connaît aujourd'hui. Qui était sainte Cécile ? Comment est-elle devenue la sainte patronne des musiciens, célébrée dans toute l'Europe par de riches festivités musicales le 22 novembre ? Comment s'est-elle imposée comme une figure essentielle dans l'imaginaire musical européen, en particulier au XIXe siècle ? En remontant aux sources, jusqu'à l'hagiographie de sainte Cécile, se révèle le rôle capital de l'art dans l'inscription de cette figure dans l'espace culturel européen. C'est d'abord la peinture, notamment L'Extase de sainte Cécile, peinte par Raphaël au début du XVIe siècle, qui a contribué à faire de la patricienne romaine légendaire une sainte patronne reconnue et célèbre. Ce phénomène s'amplifie au XIXe siècle, où la musique, la sculpture, la littérature, les arts picturaux multiplient les représentations ambivalentes. Tantôt figure de la musique religieuse, tantôt muse païenne, ici figure vengeresse et puissante, là icône d'une perfection musicale féminine, elle est tout à la fois idéal des petites " saintes Cécile de salon " et sainte patronne de la poésie musicale rêvée par les symbolistes. En creux, elle est le support de définitions de la musique aussi variées qu'il y eut d'idéologies et d'esthétiques dans les époques qu'elle a traversées. Amandine Lebarbier est agrégée de lettres modernes, docteure en littérature comparée et maîtresse de conférences à l'université Paris Nanterre. Ses recherches portent essentiellement sur les liens entre la littérature et les arts, en particulier la musique. Elle s'intéresse à l'histoire des représentations de la musique en littérature et en peinture et à l'historicité des pratiques culturelles musicales. La place de l'artiste féminine et la représentation de la figure de la musicienne dans les arts, notamment au XIXe siècle, sont au coeur de ses travaux.
Nombre de pages
350
Date de parution
29/05/2024
Poids
982g
Largeur
222mm
Plus d'informations
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EAN
9791023107661
Titre
Musicienne du silence. Sainte Cécile dans la littérature et les arts au XIXe siècle
Auteur
Lebarbier Amandine
Editeur
SUP
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222
Poids
982
Date de parution
20240529
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Un dangereux musicien envoûte une jeune femme pour la séduire, un Stradivarius prend vie et raconte son histoire, un vieux couple de danseurs fait revivre les ballets du temps de Louis XV, une jeune artiste peintre doit choisir entre sa vie de femme mariée et sa carrière... De nombreux portraits d'artistes se mêlent dans ces cinq nouvelles réalistes et fantastiques et nous font voyager au coeur de l'histoire des arts au xixe siècle.
Les récits facétieux présentés ici sont issus d'un corpus de près de cent textes oraux qui furent recueillis au cours de l'automne 1971 et de l'hiver 1972, dans trois villages de la Roumanie communiste. Issues d'une tradition orale encore très vivace lors de l'enquête. ces " histoires pour rire ", ainsi que les définissaient les narrateurs et les narratrices, étaient racontées lors des différentes occasions où les villageois se rassemblaient : fêtes, veillées collectives de distraction ou de travail communautaire. ou encore dans le cadre plus restreint des veillées familiales. Hormis Pacala, héros légendaire des contes facétieux roumains, sorte de Décepteur, de redresseur de torts qui joue des tours à ceux qui enfreignent les lois, les personnages de ces récits montrent un reflet caricaturé des relations humaines. Aussi verra-t-on l'épouse être infidèle ou paresseuse et manquer à tous ses devoirs envers son mari. Le pope est un maître avare, exploiteur de son valet, un mari trompé, cocu magnifique ou encore un incorrigible libertin, ridiculisé, parfois avec ses acolytes, laïcs ou religieux. Quant au Tzigane, figure de l'Etranger qui reste en marge de la société, ses pirouettes. actions à contretemps et menus larcins, amusent mais révèlent son inadaptation sociale. Miroir inversé des modèles culturels en vigueur dans la société, ces contes, par leurs outrances, véhiculent la norme en décrivant son contraire c'est ce que les commentaires s'attachent à démontrer en les examinant à la lumière de l'organisation sociale et culturelle. Les chercheurs et les ethnographes roumains s'étaient déjà penchés sur ce genre spécifique de la tradition orale roumaine, qui avait donné lieu à différentes publications. Le présent volume en offre quelques exemples. La traduction française s'est efforcée d'être le plus proche possible du récit, tel qu'il fut entendu auprès des narrateurs et des narratrices.
L'ouvrage examine les différentes formes d'expression qui existent pour formuler le non-dit et l'indicible, le tabou et l'interdit, dans des cultures aussi différentes que celles du Mali, du Cameroun, du Niger, de la France, du Mexique, de Trinidad, de la Colombie, ainsi que chez un auteur comme Maupassant. Les exemples ont été pris pour la plupart dans des sociétés paysannes et urbaines, ainsi que dans des sociétés où l'Islam est prépondérant. Ces formes d'expression sont analysées en relation avec les conceptions et les codes sociaux des différentes cultures où elles ont cours. Les diverses stratégies de parole sont imposées par le code social. Elles prennent des formes variées selon la situation d'énonciation, les jeux de l'interlocution et la situation de communication des locuteurs. On a ainsi recours au non-dit pour éviter de mettre éventuellement en péril une relation, voire sa propre position au sein de sa communauté. Cependant, le ressenti personnel de l'énonciateur face à l'énonciataire est difficile à appréhender. C'est pourtant lui qui suscitera le détour verbal, la métaphore, ou le silence stratégique recouvrant une peur ou une désapprobation. C'est ce qui est le plus complexe à approcher pour l'observateur extérieur. C'est pourquoi les chapitres de ce recueil insistent sur l'articulation de la réflexion avec le code social qui oriente tout échange discursif, tentant ainsi de laisser apparaître quelques aspects de l'essence profonde de l'humain à travers le filtre des conventions. Le présent ouvrage est l'émanation d'un séminaire qui s'est tenu au LACITO (Laboratoire de langues et civilisations à tradition orale, du CNRS) de 2005 à 2010. Micheline Lebarbier a été chercheur au LACITO. Elle a mené des recherches sur la tradition orale en Roumanie et a publié des études sur les contes facétieux roumains, notamment, aux éditions Karthala, Contes à rire de Roumanie. Elle a animé un séminaire de recherche intitulé " Le dit, le non-dit, l'implicite et le "dire autrement" ", dont est issu ce volume.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.
Souvent méprisée, délaissée ou simplement oubliée des manuels d'histoire de l'Antiquité, la XIII dynastie d'Egypte (XVIIIe siècle av. J.-C.) n'a jamais fait l'objet d'un essai de synthèse historique. Associée au déclin général de la Deuxième Période intermédiaire (XVIIe-XVIe siècles av. J.-C.), prélude à la soi-disant "invasion Hyksõs", ou bien reléguée dans les ténèbres de la fin du Moyen Empire, elle est restée dans l'ombre d'une XIIe dynastie généralement considérée comme l'âge d'or égyptien. Cette vision caricaturale résulte d'une méconnaissance de la documentation de cette époque, dont la richesse a largement été sous-estimée. A travers cet ouvrage, Julien Siesse remédie à ce manque et tente de réhabiliter la XIIIe dynastie. Il propose une nouvelle chronologie de la fin du Moyen Empire et de la Deuxième période intermédiaire, un état de la question de la famille royale et des modes de succession. Il étudie en outre l'environnement social des hauts fonctionnaires de l'administration centrale et des élites provinciales. Il en résulte une vision nouvelle de l'histoire de la XIIIe dynastie, qui marque l'apogée du Moyen Empire sur le plan administratif. Cette force des institutions vient modérer la vision traditionnelle d'une époque trop souvent définie par une instabilité politique largement exagérée. Le catalogue exhaustif des sources royales, présenté en annexe, est un outil essentiel pour quiconque s'intéresse à cette époque.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.