Un ouvrage à charge incontournable sur la classe politique anglaise, par un grand journaliste politique anglais. Jusqu'aux années 1970 environ, la notion de " politicien professionnel " n'existe pas en Grande-Bretagne. Députés aux Communes et membres du gouvernement et de la Chambre des Lords sont tous issus de la société civile, de la haute aristocratie aux syndicats. Progressivement, de façon insidieuse, une " classe politique " est apparue, caractérisée par ses mandats. Peter Oborne signe une analyse particulièrement corrosive de la classe politique anglaise à l'aune des années Blair. Utilisant tous les rouages de la communication, manipulant sans scrupules l'opinion publique, s'appuyant sur les tabloïds les plus douteux, n'hésitant pas à mentir et corrompre les méthodes du Civil Service, les hommes politiques, et plus particulièrement ceux qui aspiraient au poste de Premier ministre, ont travaillé à diminuer et à éliminer tout ce qui ne dépendait pas d'eux, et plus précisément les institutions, à commencer par la monarchie. Cette classe politique, devenue autonome, est tombée dans une plus ou moins grande corruption. Avide d'argent, habituée aux passe-droits en tous genres, vivant en circuit fermé, elle attire les ambitieux opportunistes les plus vulgaires, méprise ouvertement le citoyen ordinaire. Plus grave encore, elle est devenue incompétente à force d'ignorer les affaires qu'elle ne traite qu'en période électorale. Le Triomphe de la classe politique anglaise, à la fois livre d'histoire contemporaine et essai de morale politique et sociale, nous offre un éclairage passionnant sur la vie publique britannique de l'ère Blair et ouvre des pistes de réflexion sur l'état de la politique dans un régime démocratique, sous le règne de la communication moderne. Augmenté d'une préface de l'auteur pour la présente édition, un ouvrage incontournable ? à lire à la lumière du spectacle médiatique de la scène politique française.
Face au changement climatique, quelle est la responsabilité des scientifiques, des économistes et des décideurs politiques? Celle des philosophes, des moralistes, des théologiens? enfin, celle de chacun, d'entre nous? Cette, question, qui interroge l'éthique, n'a encore été, que, rarement abordée. en France. Préparé à, l'issue d'un colloque tenu à Paris en 2009, cet ouvrage conjugue des éclairages scientifiques, philosophiques, moraux et théologiques mis à la portée de tous. Il souligne la nouveauté et l'urgence de la réflexion éthique sur une question qui engage profondément le devenir de l'humanité, et tout particulièrement celui, des plus démunis, qui seront aussi les plus vulnérables face à ce bouleversement déjà amorcé. Car si l'être humain peut aimer le bien et être capable de, se mobiliser collectivement pour une cause universelle, il peut aussi tendre, à se rétracter sur des positions individualistes, surtout lorsqu'il lui faut s'extraire de. l'immédiat pour se préoccuper du sort des générations futures. Toutes les traditions de. pensée sont conviées à cette indispensable et urgente, réflexion, qui associe enjeux planétaires et enjeux individuels. Puisse cet ouvrage y contribuer utilement.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.
Packer George ; Dobenesque Etienne ; Busnel Franço
Tammy Thomas est en colère : la fermeture des usines, le chômage de masse, le déclin de sa ville natale? La jeune femme n'en veut plus. Pourtant, elle y croit : Jay-Z et Oprah Winfrey y sont bien arrivés, non ? Sauf qu'avec 7,30 dollars de l'heure, pour une mère de famille, il n'est pas question de rêver, mais de survivre. George Packer donne la parole à Tammy et à tant d'autres grands perdants du rêve américain. Il nous fait entendre les voix silencieuses d'une Amérique en crise. Né en 1960, George Packer est un journaliste, écrivain et dramaturge américain. L'Amérique défaite a reçu le National Book Award en 2013. « Le grand roman américain de ces trois dernières décennies. Sauf que tout est vrai. » Le Point « Tout le génie du magnifique livre de George Packer consiste à raconter la ruine d'un pays et de ses idéaux à hauteur d'homme. » Le Monde Préface inédite de François Busnel Traduit de l'anglais (États-Unis) par Étienne Dobenesque
La révolution est une chanson d'amour qui nous invite à danser sur les ruines de l'Ancien Monde. " Alors que des milliers de personnes se noient en Méditerranée, cherchant à atteindre l'Europe pour y trouver refuge, une femme capitaine décide de prendre la mer avec son équipage. Elle refuse d'accepter que l'Union européenne ait décidé de laisser les gens mourir en toute connaissance de cause. Mais quand leurs opérations de sauvetage sont sabotées, elle comprend qu'elle va devoir se battre pour sa liberté et affronter un pouvoir politique qui est prêt à trahir ses valeurs. Son seul espoir : la rébellion. Un roman engagé pour éveiller les consciences.
La collection " Araborama ", créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire. "D'où vient que le mot "arabe" sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot "arabe", à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier. Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite". Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.