Choses apprises en 2020. Souveraineté alimentaire. Pour agir contre la faim
Le Puill Gérard
CROQUANT
12,00 €
Epuisé
EAN :9782365122894
En 2020, les paysans français auront subi d'importantes pertes de revenus en raison des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix dans de nombreuses filières. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Le manque d'herbe et de fourrage pour l'hiver renchérit durablement les coups de production de la viande et du lait, sans être pris en compte par les marchés. Cinq ans après la conférence de Paris sur le climat, le pilotage de l'économie mondialisée par le libre-échange et la course au profit fait toujours croître les émissions de CO2 au niveau planétaire. Deux siècles après sa mort, la théorie de l'économiste David Ricardo fondée sur les "avantages comparatifs" inspire toujours les économistes et les décideurs politiques alors qu'elle ruine les paysans et favorise comme jamais le gaspillage des ressources renouvelables et fossiles. Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l'agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l'agro-écologie, l'agro-foresterie, la gestion intelligente de l'eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. Cela suppose aussi une meilleure rémunération du travail de paysans. Cette voie est praticable dans notre pays, en Europe et au-delà. C'est une question de volonté politique.
Nombre de pages
220
Date de parution
12/01/2021
Poids
270g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365122894
Titre
Choses apprises en 2020. Souveraineté alimentaire. Pour agir contre la faim
Auteur
Le Puill Gérard
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
270
Date de parution
20210112
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les élections de 2017 en France se déroulent vingt ans après la conférence de Kyoto sur le climat. Les engagements pris à l'époque contre le réchauffement climatique n'ont connu qu'une timide application à partir de 2005 dans quelques pays développés avec la mise en place d'une taxe carbone. Sans efficacité au niveau planétaire puisque 32 milliards de tonnes de CO2 ont été émises en 2015, contre 11 milliards en 1980. En 2020, les orientations contenues dans le texte adopté lors de la COP21 à Paris doivent entrer en vigueur. Ce texte, déjà ratifié par un nombre suffisant de pays, a retenu l'objectif ambitieux préconisé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) : limiter le réchauffement en cours à +2 degrés Celsius durant ce vingt-et-unième siècle par rapport à la fin du dix-neuvième. Ce qui suppose de diviser par quatre les émissions de CO2 d'ici 2050 et de poursuivre l'effort après. Dans leur immense majorité, les hommes et les femmes qui sollicitent nos suffrages cette année mesurent mal ce que n cela représente concernant les changements à introduire dans le pilotage de l'économie du pays. Il faut donc leur mettre la pression afin d'obtenir des politiques qui laisseront une planète vivable aux générations futures. Ce livre donne aussi aux citoyens des pistes pour agir, chacun à son niveau. Car dans 20 ans, il sera trop tard pour contenir le réchauffement.
Les hommes et les femmes qui vivront jusqu'à la fin du XXIe siècle et au-delà apprendront, souvent dans la douleur, que moins de 200 ans d'exploitation intensive des ressources renouvelables et fossiles auront suffi pour rendre incertaine la survie du genre humain sur terre. Néanmoins, tout semble encore pouvoir continuer comme avant aux yeux de la plupart des décideurs politiques, des grands patrons et des économistes. Partout, les consommations d'énergies fossiles augmentent, alors qu'il est impératif de les diviser par quatre. La population mondiale croît toujours alors qu'il faudrait la stabiliser. La pénurie d'eau frappe beaucoup de pays et va encore s'aggraver. Les migrations de populations victimes du climat, de la misère et des conflits n'en sont qu'à leurs débuts. Mais elles provoquent déjà de grosses tensions, y compris dans l'Union européenne. En raison de sa géographie et son climat, la France peut piloter des politiques de freinage du réchauffement et capter plus de carbone. C'est ce que propose l'auteur dans ce livre consacré aux modifications à promouvoir dans l'économie du pays. Cet ouvrage, qui intègre les expériences de trois métiers successifs exercés par l'auteur, se veut aussi une contribution aux débats qui traversent les partis politiques, à commencer par ceux qui se réclament de la gauche en France. Ces partis, doivent élaborer d'urgence des projets en phase avec les enjeux du siècle.
Ce livre est le dixième ouvrage d'un journaliste qui à débuté dans ce métier à quarante-deux ans après avoir été paysan, puis ouvrier en usine. L'attention que l'auteur accorde aux changements climatiques doit beaucoup à son parcours professionnel en trois étapes. Le fils de paysan a profité des cours d'agronomie dispensés dans la seconde moitié des années 1950. Ils permettaient d'acquérir des notions d'agro-écologie bien avant l'invention de ce mot. Mais, durant la même période, le remembrement des terres agricoles a été imposé aux paysans dans le cadre d'une course à la performance économique que devait favoriser la Politique Agricole Commune (PAC). Ce fut au détriment de la biodiversité, de la fertilité des sols et d'une agriculture durable. Entre 1965 et 1983, l'usine fut pour l'auteur un poste d'observation des gaspillages que la concurrence mondialisée sur fond de dumping social imposait déjà au capital productif via les délocalisations de production, avec un bilan carbone désastreux L'exercice du métier de journaliste facilita ensuite le travail de réflexion sur ce que pourrait être au XXIe siècle une économie à la fois productive et faiblement émettrice de gaz à effet de serre. D'où cet ouvrage en six chapitres rédigés à la suite de l'annonce du grand débat voulu par le président de la République.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.