L'Eglise, servante de la vérité. Regards sur le magistère
Le Pivain Bruno ; Cottier Georges
AD SOLEM
42,65 €
Epuisé
EAN :9782884820783
L'indifférentisme souvent pointé par le pape Benoît XVI pose aux catholiques la question du magistère de l'Eglise, et spécialement de trois réalités dont l'harmonie ne va pas de soi dans les mentalités contemporaines, celles des croyants y compris: autorité, vérité et liberté. Face aux multiples remises en doute engendrées par la poussée dans l'opinion des dogmes et des slogans de la sécularisation, les baptisés, clercs ou laïcs, sont partagés, et la notion de magistère effraie bien souvent. Certains théologiens tentent, quant à eux, d'en revoir le rôle, voire la nature. La crise majeure de la foi que traversent nos vieilles contrées de chrétienté se manifeste d'abord par une crise de l'autorité magistérielle, de la réception de la Parole de l'Eglise. C'est de cette constatation que sont partis les auteurs de ce recueil pour tenter d'apporter un éclairage synthétique sur sa délicate fonction d'enseignement. Il en va de sa fidélité à la mission qu'elle a reçue du Christ et du service de la vérité auprès des hommes de notre temps. Il en va de l'intelligence de la foi et de la joie véritable, si essentiels à la fécondité de la Nouvelle évangélisation, comme l'illustre en finale de cet ouvrage la méditation du Cardinal Honoré sur le parcours exemplaire du Vénérable John Henry Newman.
Nombre de pages
412
Date de parution
01/10/2006
Poids
495g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820783
Titre
L'Eglise, servante de la vérité. Regards sur le magistère
Auteur
Le Pivain Bruno ; Cottier Georges
Editeur
AD SOLEM
Largeur
145
Poids
495
Date de parution
20061001
Nombre de pages
412,00 €
Disponibilité
Epuisé
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? Des pages profondément enracinées dans la tradition et le magistère, qui communiquent le fervent amour de l'auteur pour la Vérité. A l'heure où l'identité du prêtre est si souvent contestée, les écrits de l'abbé Berto ici présentés font entrer dans l'intelligence et la spiritualité du sacerdoce catholique contemplé dans le double et unique mystère du Christ Sauveur et de la sainte Eglise romaine.
Le Pivain Denis-Dominique ; La Soujeole Benoît-Dom
A la fin du XIXe siècle, le pape Léon XIII exhortait les pasteurs à mieux faire connaître, aimer et prier le Saint-Esprit car "beaucoup de chrétiens n'ont qu'une connaissance très insuffisante à son sujet". Cette déficience, remarquée surtout dans l'Eglise latine, trouve-t-elle son origine dans une théologie occidentale trop centrée sur l'unité divine au point de faire de la théologie des personnes un aspect second? Depuis quelques décennies diverses voix ont reproché à la scholastique médiévale de n'avoir connu la Trinité qu'à travers l'unité divine, et comme après elle. La "loi d'airain" de l'appropriation aurait réduit le langage biblique à une simple manière de parler, métaphorique. La plus grande place donnée aux grands auteurs médiévaux ces dernières années, et en particulier aux commentaires bibliques de saint Thomas d'Aquin, permet de relativiser ce diagnostic et de montrer que la scholastique du Xllle siècle était, sous un langage différent, encore proche des Pères des premiers siècles. L'étude présente se situe dans ce courant de redécouverte de ces oeuvres scripturaires. A partir des données récoltées dans le commentaire de l'évangile de saint jean, une des dernières ?uvres de l'Aquinate, tout un traité de pneumatologie peut être bâti qui nous conduit à travers toute la geste divine. On ne peut que rendre grâce à l'intuition du regretté pape Jean-Paul II qui nous aura permis d'approfondir la théologie trinitaire dans le cadre de la préparation au Grand Jubilé. Puisse cette étude contribuer, à son humble mesure, à la "redécouverte de la présence et de l'action de l'Esprit" (Tertio Millenio Ineunte, n° 45).
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.