Commander des peintures pour les églises et les couvents. Art, religion et société à Paris au XVIIe
LE PAS DE SECHEVAL A
MARE MARTIN
42,00 €
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EAN :9782362221217
Cet ouvrage étudie la peinture produite au XVIIe siècle pour orner les églises et couvents parisiens sous un angle inédit : celui des interactions complexes qui se sont tissées entre l'art de peindre, la religion catholique et la société du temps. Croisant histoire de l'art, histoire religieuse et histoire sociale, il s'interroge sur les conditions dans lesquelles émergent les commandes de peintures en explorant les motivations variées des commanditaires, tant laïcs que clercs, dans le contexte de la Réforme catholique française. Les commandes relèvent de préoccupations dévotionnelles, affinités spirituelles, ambitions sociales et familiales, voire intérêts esthétiques, qui s'entrelacent et se superposent selon des modalités diverses. Commander pour les églises est un acte de piété et une forme de générosité , c'est aussi une revendication religieuse et un moyen de légitimation sociale et parfois politique. La réflexion pose en filigrane la question d'une histoire sociale de l'art qui pourrait dépasser l'étude des cas individuels et cerner des comportements collectifs, comme ceux de communautés religieuses à l'histoire et aux identités spirituelles très différentes (comme les Chartreux ou les Carmélites déchaussées), ou ceux des confréries dévotionnelles ou de métiers. Fondée sur de nombreuses sources manuscrites et imprimées, l'enquête historique fait découvrir de nombreux commanditaires encore inconnus, dresse des portraits approfondis de figures que l'on croyait connaître, éclaire les circonstances de commande de nombreuses peintures célèbres ou méconnues. Elle permet de reconstituer et de réinterpréter à nouveaux frais des décors conservés (le Val-de-Grâce) ou dispersés et partiellement disparus (l'église et le petit cloître de la Chartreuse, l'église du Grand Carmel et la plus célèbre de ses chapelles, la chapelle Le Camus). Elle contribue surtout à renouveler le regard posé sur ce qui fut un domaine essentiel de la production picturale au XVIIe siècle. Quelle que soit leur nature (tableau d'autel, carton de tapisserie, toile décorative, peinture murale etc.), les peintures d'église de Philippe de Champaigne, Charles Le Brun, Simon Vouet, Eustache Le Sueur, Jacques Stella et d'autres encore, apparaissent comme le résultat d'un travail toujours singulier d'invention et d'élaboration visuelle, dosant innovations et traditions iconographiques ou formelles, exprimant les intérêts propres des commanditaires tout en enrichissant la portée universelle d'oeuvres exposées dans l'espace public de l'église.
Nombre de pages
552
Date de parution
25/06/2026
Poids
300g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782362221217
Titre
Commander des peintures pour les eglises et les couvents : art, religion et societe a paris au xviie
Auteur
LE PAS DE SECHEVAL A
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
170
Poids
300
Date de parution
20260625
Nombre de pages
552,00 €
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Cousinié Frédéric ; le Pas de Sécheval Anne ; Trém
La modernité, selon Reinhard Koselleck, commencerait lorsque le passé, le présent et le futur deviennent trois dimensions proprement historiques, c'est-à-dire des représentations distinctes, mais liées entre elles par des rapports de causalité. Ainsi conçue, elle serait en Europe le résultat final d'un long processus opéré entre 1500 et 1800. Or, au c'ur de cette vaste période, les décennies qui forment la charnière entre les XVIe et XVIIe siècles représentent une époque de crise, encore accentuée par le défaut de maîtrise des mots et concepts susceptibles d'énoncer le changement de régime d'historicité en cours. La sanglante crise de l'unité chrétienne du XVIe siècle s'achève sur une fragile stabilisation politique, immédiatement mise à mal par la guerre de Trente Ans. La science nouvelle bouleverse les savoirs traditionnels autant qu'elle excite une curiosité galvanisée par la circulation des imprimés. La chronologie, qui permet de mesurer l'âge du monde depuis la création, devient objet de débats alors que s'élargissent les horizons géographiques et temporels. L'historiographie n'est plus seulement sacrée, mais est censée écrire l'histoire des monarchies et des populations de cette nouvelle Europe qui s'organise en nations tout en s'ouvrant au monde. On ressent alors que tout a changé, ou plutôt que tout change au présent, mais la perception de la nouveauté, la relation au passé et la projection vers le futur sont encore loin d'être intégrées dans la conscience du progrès et dans l'écriture de l'histoire : la temporalisation des faits et des époques les unes par rapport aux autres fait encore problème, ou plutôt elle constitue un problème en tant que tel.
Le Boulanger Jean-Michel ; Gaudé Laurent ; Ory Pas
3e édition Nouvel avant-propos de Laurent Gaudé Nouvelle postface de Michel de Pascal Ory Tant d??uvres d'art détruites, d'artistes censurés, de paroles interdites. Tant de budgets dédiés à la culture diminués, dans un monde en manque de repères. Il est temps de sonner le tocsin et d'en appeler à l'instauration d'un véritable état d'urgence pour la création artistique et les politiques culturelles ! Il faut réenchanter le monde et réenchanter l'avenir. « Rallumer tous les soleils », disait Jaurès, dans son fameux discours à la jeunesse. Les artistes, amateurs ou professionnels, les passeurs de culture, les militant associatifs, les bénévoles passionnés, ?uvrent au quotidien pour une utopie qui les dépasse. La responsabilité des collectivités publiques est de les soutenir. Avec ardeur, sans faiblesse. Et de faire vivre les droits culturels, enjeu majeur des politiques culturelles à réinventer.
Le Bouëdec Guy ; Bruel Edouard ; Niget André ; Pas
Qui doit former les cadres de l'Enseignement catholique ? Comment penser cette formation ? Les auteurs partent de l'expérience de l'Institut Supérieur de Promotion de l'Enseignement Catholique, mettant le projecteur sur des pratiques significatives ainsi que sur une approche systématisée de la formation professionnelle des chefs d'établissements scolaires. Cet ouvrage met en relief les enjeux de pouvoir qui s'expriment dans l'organisation de la formation et la gestion de l'institut qui l'assure.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).