La Turquie, de la candidature à l'adhésion . L'appropriation de l'acquis communautaire
Le Mire Pierre
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782296028050
En principe, avec l'ouverture des négociations d'adhésion, commence pour la Turquie, dans le cadre d'un " partenariat pour l'adhésion ", la phase d'appropriation de " l'acquis communautaire ", comme l'ont connu la Roumanie et la Bulgarie, amenées à négocier leur adhésion sur la base d'un " acquis " comparable. C'est ce qu'a voulu étudier l'important colloque qui s'est tenu à Istanbul, à l'automne 2004, sous l'égide du Centre de Recherche et de Documentation Européenne (CREDE) de l'Université publique francophone de Galatasaray. Nous disposions, à l'époque, du document d'étape de la Commission européenne qui fixait des objectifs pour 2006 et du " Programme national de la Turquie " qui était confié au Secrétariat général pour les affaires européennes. Dans la mesure où il était exclu de traiter l'ensemble des chapitres ouverts à la négociation, des choix devaient porter sur les questions paraissant les plus importantes. Il convenait donc d'adopter un découpage qui, outre le fait de reprendre le plan d'exposition habituel des questions de droit communautaire " matériel ", présente l'avantage de permettre de telles synthèses. Après quelques interventions introductives relatives à la notion " d'acquis communautaire " ou à l'approche économique globale, devaient être abordés, successivement, les quatre principaux pans des négociations : " la libre circulation " concernant les personnes, les entreprises et la libre prestation de services ; " la libre concurrence ", avec les obligations imposées aux entreprises, aux personnes publiques et aux entreprises " de réseau " ; " l'harmonisation des législations nationales " notamment la propriété intellectuelle, la communication audiovisuelle et l'harmonisation fiscale... ;" les politiques communes " concernant notamment l'agriculture, les transports, l'environnement, " la cohésion économique et sociale " et les politiques sociale et de l'emploi... Ce livre qui effectue, tant que faire se peut, la synthèse de ces travaux, tente donc d'informer au mieux et de provoquer la réflexion aussi bien chez les spécialistes des débats européens que chez le simple citoyen, turc ou européen, dont l'avenir dépend, en partie, des réponses qui seront données, dans les années qui viennent, aux nombreuses questions abordées dans cet ouvrage.
Nombre de pages
275
Date de parution
13/03/2007
Poids
290g
Largeur
135mm
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EAN
9782296028050
Titre
La Turquie, de la candidature à l'adhésion . L'appropriation de l'acquis communautaire
Auteur
Le Mire Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20070313
Nombre de pages
275,00 €
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Indochine 1938-1948 " Au crépuscule, l'air parfumé filtrait dans la brise venue de la mer et la musique se répercutait sur les arroyos, en direction des Terres rouges. Souen s'assit et demeura sagement près de la lampe à acétylène tandis que les ultimes mesures résonnaient sur le phono. Emmanuel prit son ténor puis entonna " When it's sleepy time down south ". Les rives du Mississippi, ce monde qu'il ne connaissait guère mais qui, tel le cours du Mékong, l'entraînait vers de longues variations, sur un rythme soutenu. Le son se déployait. Il devinait les contrepoints de la trompette et du trombone. Il voyait le grand fleuve gorgé de terre et le Delta. Lorsqu'il eut posé sa dernière note, la petite fille le fixa avec beaucoup de sérieux, puis se dressa, heureuse comme jamais. Il s'inclina devant son ombre qui se glissait dans la nuit indochinoise. " C'est un chant qui nous vient du siècle dernier, survolant les générations, porté par l'Histoire. Une mélopée contant les prémices d'une tragédie qui ne saurait avoir lieu, entre deux cultures, deux peuples faits pour se comprendre. Une période oubliée, où quelques poètes traversant la deuxième Guerre Mondiale vivaient à Saigon le contrepoint de ce qui se déroulait alors dans la France éternelle : un goût de défaite, une volonté de ne pas abdiquer puis de résister face à l'occupation japonaise. La violence succédant à la violence, du nationalisme à la libération et à la quête de l'indépendance. Des bonheurs, des drames individuels et un destin collectif. Un roman dans l'Histoire, l'Histoire dans un roman.
Afrique du Nord, 1954, côte du Dahra : une année de braise. Nous avons contemplé la plaine, dans le soir, quand les hommes remontent sur la route, que le soleil rouge leur fait de grandes ombres qui s'allongent de plus en plus, que les chiens s'étendent sur le sol pour se reposer de la chaleur du jour, et que les enfants profitent de la fraîcheur pour courir en tous sens. Les feux s'allument à l'arrière des maisons et l'on croit déjà humer les fumets des agapes vespérales tandis que, dans les froissements du petit vent, les quelques sons qui nous parviennent, assourdis, témoignent paisiblement de cette vie qui nous enchante. " C'est bien beau, tu sais, l'Algérie et cette vie des Algériens, m'a dit papa. Souviens-t-en, Pierre, souviens-t-en toujours ". Voilà à leur éveil des personnages tirés de l'oubli, se dressant tels qu'ils furent, en un paradis lointain : une maison des flots, une ferme forteresse, un café-maure, un cocher, un gardien de vignes, des figuiers de Barbarie, des oncles et des tantes, des cousins, des cousines, dans la lueur brique du soleil couchant. Demeurent également quelques saveurs aux charmes oubliés : le parfum brun-sucré de l'Antésite, l'odeur du garage à bateaux, cordages, mazout et sel, et la senteur des palmiers nains du nord de l'Afrique. Ici sont les derniers feux de l'enfance et le dernier été sur cette terre de paille et de sel, brûlée par le soleil. Cet été de trois mois que constituaient alors les grandes vacances. Parlèrent alors la nature et les hommes, en un bouleversement absolu. Que reste-t-il de ces vagues d'émigrants qui avaient peuplé ce beau pays ? Ouvriers de 1848 empierrant les chemins, décimés par le choléra, vaincus de la Commune, réfugiés d'Alsace-Lorraine, paysans de la vallée du Rhône, du Gard ou de l'Hérault, arméniens ou juifs rêvant de la France éternelle, commerçants maltais, napolitains, mahonnais, ou manoeuvres affamés fuyant l'Estrémadure ? Sans doute le souvenir de la douceur de vivre, comme l'écrivait Camus, en " cette sorte d'île immense, défendue par la mer mouvante au nord et au sud par les flots figés des sables " où ces hommes et ces femmes passèrent " à peine plus vite que ne l'avaient fait pendant des millénaires les empires et les peuples... " A travers le regard d'un enfant, le roman de la fin d'un monde.
L'ouvrage des professeurs Lemire et Harvey est un livre-événement. [...] Les méthodes élaborées par les professeurs Lemire et Harvey devraient être largement connues, expérimentées, mises à l'épreuve dans tous les pays du monde. Loin d'un corpus dogmatique, le présent livre, à la fois pragmatique et visionnaire, est un stimulant pour la recherche transdisciplinaire dans le domaine de l'éducation et pour la réflexion concernant le modèle social que nous devons à tout prix inventer pour en finir avec l'exclusion et la pauvreté qui menacent l'existence de tous, riches et pauvres. Car aujourd'hui la richesse se déplace vers le domaine de la connaissance. Le présent livre est un appel vibrant et réaliste à un nouveau partage des connaissances. (Extrait de la préface de Basarab Nicolescu, président du Centre International de Recherches et Études Transdisciplinaires)