Le Gouëfflec Arnaud ; Cario Daniel ; Juhel Fabienn
MAGELLAN ET CIE
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EAN :9782350744520
Le Gonidec était un petit homme chauve et rond et, sous le nez, il portait une moustache, petite feutrine sans âge qui lui donnait des airs de flic des brigades du tigre. Il travaillait à Brest, dans un bureau du port de commerce et nous n'en dirons pas plus, parce que franchement, la vie de bureau, et surtout cette vie de bureau-là, n'offre aucun intérêt. Il travaillait dos à la mer, dans un bâtiment plein de semblables bureaux. Il était libre à cinq heures et fêtait ça rituellement, d'une petite bière moussue prise au comptoir d'un bar du front de mer. C'aurait dû être l'occasion de se faire des amis, mais Le Gonidec n'aimait pas les contacts humains. C'était un petit homme chauve, rond, et d'une timidité maladive. Au point qu'il s'était contenté de cette petite vie sans relief, qu'il ne risquait jamais à frotter à celle des autres, sauf de loin, au bout de ce comptoir, solidement arrimé à son verre. A cinq heures, le bistrot se remplissait : les travailleurs avaient cessé de travailler. Chacun tombait le masque, la cravate. Boniments, rires, éclats de voix. Pour accompagner la nuit qui tombe, rien de tel que l'alcool. Le Gonidec buvait, mais sa bière ne descendait qu'à la lenteur d'un long sablier. Il s'abreuvait surtout d'autre chose, quelque chose qui le réjouissait en secret. Car tout le temps que durait l'apéritif, son visage s'éclairait d'un sourire, qui fronçait la moustache en feutrine...
Nombre de pages
158
Date de parution
29/03/2017
Poids
185g
Plus d'informations
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EAN
9782350744520
Titre
Nouvelles de Bretagne
Auteur
Le Gouëfflec Arnaud ; Cario Daniel ; Juhel Fabienn
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
185
Date de parution
20170329
Nombre de pages
158,00 €
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Dans un délicieux univers uchronique où les êtres humains et les aliens cohabitent à la façon d'un film des années 1950, Christian est un cinquantenaire un peu blasé. Disquaire dans un monde où l'humanité a fait sa grande rencontre du troisième type avec une espèce hyper évoluée, il a du mal à envisager l'avenir de sa profession. Et pourtant un jour, l'un de ces robots extra-terrestres, curieux, franchit le pas de sa porte pour lui demander d'écouter de la " musique humaine ". Agacé, intrigué puis amusé, Christian sympathise petit à petit avec cet être venu d'ailleurs... Il se met même en tête de lui faire découvrir les différentes formes d'art : il lui fait écouter de la musique de tous les horizons, l'emmène dans les musées, l'initie à la philosophie... il lui passe même ses revues pornos ! Un jour, Christian découvre une chose incroyable : son ami de métal a le pouvoir de projeter les gens à l'intérieur des ?uvres !Soucoupes est une belle déclaration d'amour à l'art et son rôle dans les rapports humains (et non humains). C'est aussi et surtout un nouvel ouvrage truculent et poétique d'Arnaud le Gouëfflec où se mêlent à la perfection humour et mélancolie. Une palette d'émotions magnifiée par le dessin enveloppé et les couleurs chaleureuses d'Obion, qui fait son entrée au catalogue Glénat !
Johnny Spinoza est détective privé. Son lot quotidien : suivre les femmes ou les maris infidèles. Albert Lampion est l'Irrésistible. Un beau matin, à son corps défendant, il est subitement devenu séduisant à l'extrême, et fait depuis chavirer tout ce qui porte jupon. Sa vie est devenue un enfer. Il est traqué par les maris, les femmes jalouses, les détectives privés et même la police. Plus grave : il reçoit depuis peu des menaces de mort très explicites et n'a plus qu'un seul recours : Johnny Spinoza. La situation est d'autant plus compliquée que le commissaire Pélage a récemment embauché Johnny Spinoza pour suivre sa femme, et que celle-ci fréquente précisément... Albert Lampion. Johnny Spinoza, sa secrétaire Cunégonde, le commissaire Pélage, sa femme et son amant... Tout le monde se débat dans une enquête surréaliste. Un vaudeville halluciné, avec son lot de portes qui claquent, d'amants dans les placards, de placards à double-fond, de séducteurs sur le retour et de mégères hystériques. L'Irrésistible est un nouvel épisode des aventures de Johnny Spinoza, détective ramifié, déjà mis en scène dans Les discrets (Ginkgo éditions).
Pauvre Johnny Spinoza, il fallait y penser avant. Tu le savais : Cunégonde sort la nuit. Mais tu croyais délicat de ne pas être indiscret. Jusqu'au jour où le petit matin t'a trouvé seul et sans réponses. Où est-elle ? La-t-on enlevée ? S'est-elle simplement volatilisée ?... Et que doit faire un détective privé quand sa secrétaire disparaît ? Fouiller dans le passé de la belle, retourner ses tiroirs pour y trouver un indice ? Ou plonger à son tour dans les ténèbres ? Commence alors le ballet de silhouettes et de néons qui transforme la ville en un théâtre d'ombres. La nuit, un monde à part peuplé d'êtres différents, aux préoccupations différentes de ceux du jour. Il faut croire que Cunégonde était des leurs. Tu commences à comprendre, Johnny. Ta secrétaire gardait des "secrets", et le faisait si bien. Trop bien peut-être...
Arnaud Le Gouëfflec est écrivain, scénariste de bande dessinée et musicien. Son premier roman, Basile et massue, a été publié chez l Escarbille. Ses livres sont publiés par Ginkgo, Glénat, Casterman,...
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.