Les maires : nouveaux patrons de la sécurité ? Etude sur la réactivation d'un rôle politique
Le Goff Tanguy ; Ocqueteau Frédéric
PU RENNES
14,00 €
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EAN :9782753506473
Et si les maires étaient les véritables patrons de la sécurité en France? Incongrue, cette question l'aurait assurément été il y a une vingtaine d'années encore tant il fut longtemps évident que seul l'Etat "jacobin" pouvait être le responsable de cette mission régalienne. Mais la donne a changé. Aujourd'hui, le grand renfort de policiers municipaux, de correspondants de nuit, de caméras de surveillance ou d'arrêtés couvre-feux, les maires des grandes et moyennes villes françaises concurrencent l'Etat sur son propre terrain. Comment expliquer cette offensive des maires sur le champ, pourtant miné, de la sécurité quotidienne? En quoi cette évolution bouleverse-t-elle les relations entre le maire, le commissaire et le procureur? En remontant aux sources du modèles républicain de la sécurité sous la Troisième république, en retraçant sa progressive transformation jusqu'aux récentes politiques contractuelles de sécurité, l'ouvrage de Tanguy Le Goff invite le lecteur à découvrir un rôle politique oublié: celui de patron de la sécurité. Il constitue, par ses observations issues d'enquêtes de terrain, un vivant éclairage sur l'art du pilotage de la sécurité dans les villes françaises aujourd'hui. Biographie de l'auteur Tanguy Le Goff, sociologue, est chargé d'études à l'institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France, il poursuit ses activités de recherche sur la sociologie des acteurs et des politiques publiques de sécurité au sein du Centre de recherches sur l'action politique en Europe (CRAPE).
Nombre de pages
195
Date de parution
11/09/2008
Poids
270g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782753506473
Titre
Les maires : nouveaux patrons de la sécurité ? Etude sur la réactivation d'un rôle politique
Auteur
Le Goff Tanguy ; Ocqueteau Frédéric
Editeur
PU RENNES
Largeur
139
Poids
270
Date de parution
20080911
Nombre de pages
195,00 €
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Résumé : Alors que rien ne semblait ne semblait pouvoir arrêter l'insolente métropolisation du monde, la pandémie a révélé les failles des grands systèmes urbains. Pourtant, la plupart des grandes métropoles dans le monde vivent sous la menace permanente d'aléas naturels ou technologiques : explosion à Beyrouth, séisme à San Francisco, Mexico, Istanbul ou Tokyo, crue centennale en Ile-de-France en sont autant d'exemples. D'autres enjeux de vulnérabilité se dessinent : dérèglement climatique, crise d'approvisionnement énergétique, crise économique mondiale... Densité extrême, bétonisation des sols, dépendance énergétique : ces fragilités nous interpellent sur la capacité des métropoles à se développer dans le futur. Croisant les regards d'historiens, d'urbanistes, de politistes ou d'anthropologues, cet ouvrage s'interroge sur ce moment inédit que nous venons de vivre où l'histoire nous a traversés. Il tire ainsi des premiers enseignements pour renforcer la capacité des grandes villes à faire face aux enjeux sociaux, sanitaires, économiques et écologiques.
Cet ouvrage veut être plus qu'un bilan, autre chose qu'un panorama. Un diagnostic sur la situation de l'histoire, telle qu'en France du moins la pratiquent des historiens venus d'horizons divers et appartenant à des générations différentes, mais qui partagent - en dehors de toute école - un même esprit de recherche. Un point de départ aussi pour les voies nouvelles de l'exploration historique. Beaucoup s'y sont déjà engagés, quelques-uns témoignent ici. L'histoire en effet, comme les autres sciences de base, a connu depuis quelques années une profonde mutation. De même que la linguistique ou les mathématiques vivantes sont celles que l'on appelle "modernes", il y a une histoire "nouvelle". Sa nouveauté paraît avoir tenu à trois processus : de nouveaux problèmes ont remis en cause l'histoire elle-même ; de nouvelles approches ont enrichi et modifié les secteurs traditionnels de l'histoire ; de nouveaux objets enfin sont apparus dans le champ épistémologique de l'histoire. A chacun de ces aspects est consacré un volume.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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