L'école d'architecture de Bretagne. Un siècle de fabrique des architectes
Le Couëdic Daniel ; Sauvage André
LOCUS SOLUS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782368334034
L'école d'architecture de Rennes est ici racontée à l'appui de recherches rigoureuses et d'illustrations d'archives, des origines à nos jours, avec des portraits d'enseignants et d'élèves ayant marqué l'établissement. L'enseignement de l'architecture fut longtemps cantonné à Paris, dans l'Ecole nationale des beaux-arts, mais les bouleversements du XIXe siècle transformèrent la profession, ce qui poussa à envisager la création d'écoles en province. Le débat fut cependant vif car l'idée contrariait divers cénacles craignant que cette décentralisation rognât leurs avantages ou leur réputation. La décision fut cependant prise en 1903 où sept villes furent autorisées à se doter d'une école régionale d'architecture. Rennes fut la seconde à se doter d'un tel établissement. Il put rapidement s'enorgueillir d'enseignants remarquables. Les carrières de ses élèves rendirent compte de la valeur de l'enseignement : son premier diplômé, compte un édifice inscrit à l'inventaire des monuments historiques, Yves Lemoine a doté Rennes de remarquables édifices, Maurice Marchal, a dessiné le Gwenn ha Du, etc. Comme dans tous les domaines de l'enseignement supérieur, 1968 vint rebattre les cartes : la pédagogie changea radicalement tandis que les effectifs croissaient spectaculairement. La partition rennaise fut originale et réunit à nouveau des enseignants de premier plan, tel Justino Serralta, qui avait travaillé auprès de Le Corbusier. L'oeuvre des enseignants et des élèves de la désormais Ecole nationale supérieure d'architecture de Bretagne aura, tout au long de son histoire, grandement contribué à changer l'image de la Bretagne.
Nombre de pages
192
Date de parution
25/11/2022
Poids
1 190g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782368334034
Titre
L'école d'architecture de Bretagne. Un siècle de fabrique des architectes
ISBN
2368334033
Auteur
Le Couëdic Daniel ; Sauvage André
Editeur
LOCUS SOLUS
Largeur
200
Poids
1190
Date de parution
20221125
Nombre de pages
192,00 €
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Pour qui découvre aujourd'hui la Bretagne, une évidence s'impose : la plupart des maisons construites au cours des dernières décennies présentent un air de parenté qui caractérise désormais le paysage. Cette constatation prélude souvent à la conviction qu'une ancestrale identité serait ici à l'?uvre, suffisamment influente pour empreindre l'essentiel du bâti. Voire. Ce néo-régionalisme, qui se prévaut benoîtement du sens commun, peut aussi intriguer et même suggérer un jeu de dupes où ces maisons patelines feraient écran au démantèlement du monde dont elles se prétendent héritières et garantes. Cette inquiétude trouve aisément à s'alimenter. A l'aube du XXe siècle, le régionalisme architectural - digne prédécesseur artisanal de la grande série d'aujourd'hui, dont le livre retrace la genèse - ne fut-il pas regardé avec tant de méfiance que ses champions, pour l'installer, appelèrent à " manier le blâme et la louange comme le faisaient les missionnaires portant la bonne parole chez les infidèles " ? Et de fait, les nombreuses ressources de l'incitation et de la réglementation furent dès lors constamment mises à contribution, préparant le terrain aux formules édulcorées du néo-régionalisme. qui s'imposèrent durant les trente glorieuses et surent ensuite s'adapter à l'air du temps. Mais l'idéologie, en l'occurrence, fut efficacement relayée par une seconde mécanique. Depuis son entrée dans la sphère de la marchandise, consécutive à une certaine politique du logement, la maison se trouve en effet soumise à un système commercial habile à exploiter les circonstances et à détourner les grands courants qui traversent la société. Ainsi, la crainte d'une irrémédiable dépersonnalisation et les pulsions identitaires qui en ont découlé furent mises à profit pour susciter le désir de cette maison néo-régionale présentée comme solde de tout compte. Mais, loin de porter les valeurs qu'elle prétend assumer, l'ouvrage démontre qu'elle témoigne surtout de la capacité du marché à capter les dispositions d'esprit et à nouer des alliances, quitte à manipuler les intérêts disparates de partenaires souvent abusés.
Le passage de la Marine de la voile à la vapeur au milieu du XIXe siècle oblige les arsenaux, tel que celui Brest, à se transformer. Le ministre, à Paris, est informé de l'activité des ports militaires grâce à la production des ateliers photographiques. La fonction des photographies réalisées est essentiellement documentaire, bien que les auteurs anonymes aient tiré parti de l'architecture austère de l'arsenal pour construire des images d'une grande rigueur formelle.Loin de la seule charge nostalgique d'un urbanisme industriel disparu, ces photographies interrogent la mémoire de la ville et du territoire. En arpentant l'arsenal, l'homme dessine une carte autour de la Penfeld, et révèle comment la ville s'est aménagée au XIXe siècle. Cette empreinte a inspiré l'approche de ce livre, les photographies se déploient en suivant le fleuve d'une rive à l'autre, permettant de repérer les différents centres d'activités impliqués dans la vie de l'arsenal.Les textes croisent l'analyse de l'historien-géographe à ceux de la spécialiste de la photographie. Des extraits de documents d'archives accompagnent les photographies afin de se représenter cette ruche peuplée de milliers d'hommes.
Le Couëdic Daniel ; Popescu Carmen ; Sattolo Rache
Une vague de morosité s'abattit sur les villes françaises au cours des années 1970. En fait, depuis dix ans déjà, l'incertitude avait gagné les milieux de l'architecture et de l'urbanisme, laissant désemparés ceux qui s'étaient ralliés d'enthousiasme au Mouvement moderne et constataient brutalement que ses charmes s'étiolaient. Les vieilles villes y trouvèrent une rédemption. Mais cette brutale révision doctrinale, qui glorifiait la longue durée et proclamait que l'histoire garantissait l'avenir, compliquait évidemment la tâche de ceux qui ne pouvaient s'en prévaloir. Elle rendait spécialement angoissante la situation des villes qui avaient connu une brutale interruption de leur destinée et qu'il avait fallu reconstruire. Déjà, pour d'obscures raisons, leur souvenir était remisé dans la médiocre catégorie des réalisations de l'urgence, dépourvues d'inspiration et de ressources. Elles rencontraient même la défiance de leurs habitants taraudés par la nostalgie ou le regret et la critique des spécialistes dépités que leur relèvement rient manifesté plus d'audace. Pourtant, ces villes sans mérite apparent constituaient un remarquable laboratoire pour interroger les raisons mêmes de l'urbain et leur relation au passé. Surtout, leur incapacité hâtivement proclamée à offrir des conditions propices à l'épanouissement d'un espace public satisfaisant rejoignait l'actualité d'une question qui ne pouvait espérer un plus vaste champ d'élucidation. Brest fut alors pionnière. On y conduisit des recherches originales ponctuées d'hypothèses qui justifièrent des expérimentations inédites et à très grande échelle. La plus ambitieuse d'entre elles, la plus spectaculaire et la plus commentée, la plus polémique aussi, mit à contribution des artistes parmi les plus en vue de l'époque ou à l'aube de leur ?uvre, invités ou surgis spontanément. Bien loin en l'occurrence du rôle " d'enlumineurs " de la ville qu'on leur concédait parfois, ils furent promus acteurs principaux de sa transfiguration morale. A la reconstruction architecturale, jugée responsable de bien des maux réels ou psychosomatiques, on opposait ainsi une " reconstruction mentale " capable pensait-on d'apporter un supplément d'âme et de conduire à l'apaisement. En relatant et commentant les trois décennies de cette saga brestoise, l'intention est bien d'éclairer quelques questions universelles, auxquelles l'urbanisme se trouve confronté, et d'apprécier le secours que l'art et les artistes peuvent lui apporter.
12 contes issus des légendes nées dans la forêt de Brocéliande, issus de la tradition des collectages anciens, réécrits en style contemporain, divertissant et accessible, tout public. Des illustrations en tête de chaque chapitre, au trait noir. Tout public, y compris touristique et scolaire au choix de contes pertinent et équilibré, et au petit prix poche. Un grand classique des contes et légendes, incontournable, pour tous les âges.
A l'apogée du mouvement artistique de l'Ukiyo-e, Utagawa Hiroshige (1797-1858) réalise une série à la technique exceptionnelle : les 53 relais du Tôkaidô ou "route de la mer de l'est". Elle est ici complète et commentée, de Edo jusqu'à Kyoto. Cette invitation sensible à contempler la nature par un maître de l'estampe japonaise est intemporelle et séduit bien au-delà de l'archipel.
La guerre et ses effets sur le pays de Lorient, libéré 9 mois après le reste de la France. Deux jours après la capitulation allemande, le 10 mai 1945, la "poche" de Lorient cède enfin ! La ville et ses alentours étaient une zone stratégique pour l'occupant dans la bataille de l'Atlantique. Il y a édifié la plus grande forteresse militaire d'Europe... Cartes et photos d'archives inédites, témoins de l'époque et analyses de spécialistes reviennent dans ce livre sur la vie quotidienne, le rôle de la Résistance, des prémices de la guerre jusqu'à ses conséquences. Sur fond de ruines et de baraques, viendra alors le temps de la renaissance collective à l'orée des années 1950.
Terre de légendes, la Bretagne a vu fleurir une foule de récits traditionnels contés depuis des générations. La musique en est souvent le trait d'union : on dompte les loups au son du biniou, une harpe révèle la vérité au roi Marc'h, la cloche de Guénolé fait sortir les poissons... Un trésor auquel puise le présent choix de textes, issu des meilleures sources et présenté par un spécialiste reconnu. Un chant qui nous entraîne, de l'Armor à l'Argoat, sur les chemins du merveilleux.