Ce livre n'est pas consacré à la présentation de la théologie, de la spiritualité, de l'iconographie de Jésus-Christ au xviie siècle, domaines déjà étudiés par d'importants travaux. Il s'attache à des figures qui peuvent paraître marginales, récits apocryphes encore objets de croyance à l'époque classique, dévotions anciennes ou nouvelles au corps physique du Christ, c'ur, plaies, traces visibles, amplification des sobres témoignages évangéliques sur l'Enfance de Jésus. Les représentations, textes ou images, ont pu être à l'origine de dévotions de grande diffusion ou être tombées en discrédit ; elles sont des témoignages importants sur la pensée et les affects des fidèles, individus ou groupes, érudits ou simples, et ne peuvent être considérées sous la catégorie vague et condescendante de religion populaire ou de superstition. Ces permanences ne doivent cependant masquer de profondes mutations qui s'annoncent, se manifestant, souterrainement ou déjà ouvertement à la fin du siècle.
Nombre de pages
222
Date de parution
22/10/2020
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841373840
Titre
Le Christ imaginaire au XVIIe siècle
Auteur
Le Brun Jacques
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20201022
Nombre de pages
222,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des hommes, au sommet du pouvoir, ont volontairement abandonné l'autorité suprême pour finir leur vie en simples particuliers. Cet impensable geste de l'abdication, acte inouï qui a tant frappé les esprits et fasciné les imaginations, n'a guère fait l'objet de réflexion. C'est ce continent méconnu que Jacques Le Brun nous invite à découvrir en retrouvant quelques grandes figures historiques ou légendaires qui ont fait, ou subi, le choix de la déchéance volontaire: l'empereur Dioclétien, Charles Quint, le Richard II de Shakespeare, Jacques II Stuart, Philippe V d'Espagne... Mélancolie, lassitude de vivre, conversion mystique, ruse machiavélique, l'abdication a toujours suscité les interprétations les plus contradictoires. A chaque fois elle laisse entrevoir, ou supposer, au coeur même de l'autorité suprême, un doute sur sa légitimité et même l'empire de sa négation. Épreuve dont aucun pouvoir ne peut sortir indemne, même si elle révèle, du pouvoir, la vérité la plus pure. Biographie de l'auteur Jacques Le Brun, directeur d'études à l'École pratique des hautes études, est l'éditeur des oeuvres de Fénelon dans la Bibliothèque de la Pléiade et l'auteur notamment de Le Pur amour, de Platon à Lacan (2002) et de La jouissance et le trouble (2004)
Bossuet a été engagé dans une des plus vives querelles théologiques de l'époque moderne, la querelle du pur amour qui l'opposa à Fénelon et à Mme Guyon. Ses positions hostiles à la mystique ne doivent cependant pas masquer l'importance de sa doctrine et de sa pratique spirituelles : qu'il s'agisse de ses sermons, de ses méditations, de ses lettres et de ses écrits de direction spirituelle, sa doctrine laisse apparaître des constantes, des lignes de force, le lien étroit que chez lui la pensée entretenait avec l'expression, le lyrisme, la rhétorique. L'ouvrage que Jacques Le Brun a consacré à La Spiritualité de Bossuet et qui fut publié en 1972 aux éditions Klincksieck étudiait de ce point de vue l'ensemble de la vie et de l'?uvre de Bossuet. Ce sont les parties de ce livre consacrées à Bossuet prédicateur qui sont aujourd'hui reproduites, l'introduction, la conclusion et la bibliographie ayant été remaniées et mises à jour.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.