Bossuet a été engagé dans une des plus vives querelles théologiques de l'époque moderne, la querelle du pur amour qui l'opposa à Fénelon et à Mme Guyon. Ses positions hostiles à la mystique ne doivent cependant pas masquer l'importance de sa doctrine et de sa pratique spirituelles : qu'il s'agisse de ses sermons, de ses méditations, de ses lettres et de ses écrits de direction spirituelle, sa doctrine laisse apparaître des constantes, des lignes de force, le lien étroit que chez lui la pensée entretenait avec l'expression, le lyrisme, la rhétorique. L'ouvrage que Jacques Le Brun a consacré à La Spiritualité de Bossuet et qui fut publié en 1972 aux éditions Klincksieck étudiait de ce point de vue l'ensemble de la vie et de l'?uvre de Bossuet. Ce sont les parties de ce livre consacrées à Bossuet prédicateur qui sont aujourd'hui reproduites, l'introduction, la conclusion et la bibliographie ayant été remaniées et mises à jour.
Nombre de pages
325
Date de parution
04/04/2003
Poids
388g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252033920
Titre
La spiritualité de Bossuet prédicateur
Auteur
Le Brun Jacques
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
388
Date de parution
20030404
Nombre de pages
325,00 €
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Des hommes, au sommet du pouvoir, ont volontairement abandonné l'autorité suprême pour finir leur vie en simples particuliers. Cet impensable geste de l'abdication, acte inouï qui a tant frappé les esprits et fasciné les imaginations, n'a guère fait l'objet de réflexion. C'est ce continent méconnu que Jacques Le Brun nous invite à découvrir en retrouvant quelques grandes figures historiques ou légendaires qui ont fait, ou subi, le choix de la déchéance volontaire: l'empereur Dioclétien, Charles Quint, le Richard II de Shakespeare, Jacques II Stuart, Philippe V d'Espagne... Mélancolie, lassitude de vivre, conversion mystique, ruse machiavélique, l'abdication a toujours suscité les interprétations les plus contradictoires. A chaque fois elle laisse entrevoir, ou supposer, au coeur même de l'autorité suprême, un doute sur sa légitimité et même l'empire de sa négation. Épreuve dont aucun pouvoir ne peut sortir indemne, même si elle révèle, du pouvoir, la vérité la plus pure. Biographie de l'auteur Jacques Le Brun, directeur d'études à l'École pratique des hautes études, est l'éditeur des oeuvres de Fénelon dans la Bibliothèque de la Pléiade et l'auteur notamment de Le Pur amour, de Platon à Lacan (2002) et de La jouissance et le trouble (2004)
Ce livre n'est pas consacré à la présentation de la théologie, de la spiritualité, de l'iconographie de Jésus-Christ au xviie siècle, domaines déjà étudiés par d'importants travaux. Il s'attache à des figures qui peuvent paraître marginales, récits apocryphes encore objets de croyance à l'époque classique, dévotions anciennes ou nouvelles au corps physique du Christ, c'ur, plaies, traces visibles, amplification des sobres témoignages évangéliques sur l'Enfance de Jésus. Les représentations, textes ou images, ont pu être à l'origine de dévotions de grande diffusion ou être tombées en discrédit ; elles sont des témoignages importants sur la pensée et les affects des fidèles, individus ou groupes, érudits ou simples, et ne peuvent être considérées sous la catégorie vague et condescendante de religion populaire ou de superstition. Ces permanences ne doivent cependant masquer de profondes mutations qui s'annoncent, se manifestant, souterrainement ou déjà ouvertement à la fin du siècle.
Les textes publiés dans ce volume représentent une partie des exposés présentés à des Colloques de spécialistes d'histoire religieuse à Labussière. Ils visent moins à analyser en lui-même le fait juif, son évolution, les courants d'idées qui l'ont traversé, qu'à étudier le tracé des frontières, des lieux de passage : le judaïsme y est considéré comme ouvert sur l'autre par le prosélytisme, ou inversement crispé dans sa résistance, comme confronté à ses textes fondateurs et devenus canoniques, ou rencontrant une modernité qui le met en cause et du même mouvement le révèle à lui-même. Il n'était pas dans le propos des auteurs de reprendre le débat sans cesse renaissant sur " l'hellénisation " du christianisme ; encore moins de se situer sur le seul plan d'un débat d'idées : si le christianisme entretient des rapports nécessaires avec le judaïsme, il faut souligner que ce sont surtout des rapports avec le juif. Le champ des problèmes ouverts est si vaste que seules quelques traces sont offertes dans ces pages. Elles désignent des analyses possibles, des pistes ouvertes à l'historien, non pas une synthèse, mais le lieu des questions, sinon des contradictions.
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.