Lien social et la personne. Pour une sociologie clinique
Le Bot Jean-Michel
PU RENNES
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EAN :9782753512108
Comment se tisse le lien social ? La meilleure façon de répondre à cette question ne serait-elle pas d'aller voir du côté de ces pathologies de la relation à l'autre que sont non seulement les perversions et les psychoses, mais aussi certains troubles consécutifs à des lésions cérébrales ? C'est en tout cas l'hypothèse qui est au coeur de ce livre et qui renouvelle profondément le regard sociologique sur la question : si l'être humain, comme le reconnaissent très largement les sociologies contemporaines, est un acteur social, capable d'historicité, c'est d'abord parce qu'il est une personne et possède en tant que tel une capacité mentale spécifique à tisser ses liens sociaux dans le même temps qu'il trace les frontières de ses appartenances comme de ses compétences, capacité dont la clinique des perversions, des psychoses, mais aussi de certaines lésions cérébrales permet de mieux comprendre le fonctionnement. S'inscrivant dans la perspective de l'anthropologie clinique initiée à Rennes par Jean Gagnepain sous le nom de théorie de la médiation, le présent ouvrage propose une synthèse des connaissances actuelles sur la personne ainsi entendue, qu'il confronte avec de nombreux travaux récents ou plus anciens en sociologie comme en anthropologie sociale et culturelle. Il s'appuie pour cela sur les recherches cliniques psychiatriques mais aussi neurologiques menées par toute une équipe, dont la plupart des membres ont été formés directement par Jean Gagnepain. C'est tout un domaine de recherche aussi prometteur qu'innovant que cet ouvrage fait ainsi découvrir, ouvrant un nouveau champ pour la sociologie, tout en contribuant au dialogue interdisciplinaire non seulement entre la sociologie et la psychanalyse, mais aussi entre la sociologie et certains domaines des neurosciences et de la neuropsychologie clinique.
Nombre de pages
296
Date de parution
21/10/2010
Poids
462g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753512108
Titre
Lien social et la personne. Pour une sociologie clinique
Auteur
Le Bot Jean-Michel
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
462
Date de parution
20101021
Nombre de pages
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Dans un contexte de forte progression du chômage tout au long des années 1990, les inquiétudes quant à une possible destruction du lien social sont venues occuper le devant de la scène. Qu'est ce que le lien social ? Qu'est-ce qui, fondamentalement, le conditionne ? Cet ouvrage se veut une introduction à la sociologie de la personne en montrant comment le lien social - en tant qu'il est humain - se construit nécessairement, dialectiquement, dans le dépassement d'une rupture première. Ainsi, d'une façon qui n'est paradoxale qu'en apparence, c'est l'exclusion que l'on trouve au fondement du lien social.
La notion d'écologie humaine a connu de nombreuses définitions qui posent dans tous les cas la question des relations entre l'humanité et l'environnement dit naturel. La mésologie, développée en France par Augustin Berque, semble être l'un des modèles les plus prometteurs pour penser ces relations. Elle se définit comme l'étude des milieux humains, dans une perspective qui insiste particulièrement sur la médiation, dans les relations des hommes à leur environnement, des systèmes symboliques et techniques propres à l'humanité.
Dès la naissance de l'écologie politique, les liens entre religion et crise écologique ont fait l'objet de discussions souvent passionnées. Les uns, à la suite de l'historien Lynn Townsend White Jr., dénonçaient le caractère excessivement anthropocentrique de la religion chrétienne, dans sa variante occidentale tout au moins, tandis que d'autres - mais parfois aussi les mêmes - appelaient à un renouveau spirituel permettant de retrouver une harmonie avec la Terre, contre la sécularité et la technicité excessives du monde moderne. Le présent ouvrage entend apporter un éclairage sur une expression régionale de ce débat. Il s'intéresse aux discours qui, en Bretagne, à partir des années 1970 et dans le cadre du mouvement culturel breton, ont associé écologie, celtisme et dénonciation de l'emprise de l'église catholique. Mais il montre aussi que, de façon plus discrète et dans la fidélité à des traditions multiséculaires, des catholiques, laïcs ou religieux, anticipaient largement l'appel à la conversion écologique lancé en 2015 par le pape François. Il avance l'hypothèse, in fine, que ces questionnements et réflexions au sujet du christianisme répondaient à leur manière, dans une sorte de quête panenthéiste, au souhait de White lui-même de trouver une solution religieuse à la crise écologique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.