Au service de l'Etat. Les fonctionnaires intermédiaires au XIXe siècle
Le Bihan Jean
PU RENNES
19,00 €
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EAN :9782753506268
Qu'y a t il de commun, au XIX siècle, entre un professeur de lycée, un capitaine de cavalerie, un inspecteur des Contributions indirectes et un receveur des Postes? Tous sont fonctionnaires. Mieux encore: aucun n'appartient à la haute fonction publique, aucun n'appartient non plus à la petite administration. Tous peuvent être ainsi considérés comme des fonctionnaires "moyens" ou "intermédiaires": groupe aux contours flous sans doute, mais dont l'existence n'est pas discutable et dont l'importance ne cesse de croître au XIX siècle par suite du développement continu de l'Etat. Ce livre voudrait percer quelques uns des ressorts administratifs, sociaux mais aussi culturels qui sous tendent son émergence. A cette fin, trois professions tests ont été choisies: les "gradés" de préfecture, les percepteurs et les conducteurs des Ponts et chaussées. 553 trajectoires individuelles ont été reconstituées. De leur analyse émerge toute une série de dynamiques communes: les fonctionnaires intermédiaires proviennent de milieux de plus en plus populaires, mais leur niveau de vie, lui, demeure satisfaisant; ils s'affirment comme des cadres administratifs avant l'heure, mais ils se heurtent, bien malgré leurs compétences, qui s'accroissent, à la fermeture maintenue des grades supérieurs; leur mobilisation collective est bien réelle, mais elle ne se départit jamais d'une grande prudence vis à vis de leur hiérarchie administrative. Peu à peu, au fil des pages, au croisement de l'histoire des classes moyennes et de l'histoire de l'Etat, c'est toute la complexité mais aussi la cohérence de ce groupe intercalé entre les troupes et les élites administratives qui apparaît. Ascension et sécurité contre obéissance et fidélité: tels sont semble t il les termes du pacte lentement conclu entre les fonctionnaires intermédiaires et l'Etal. Nul doute que nombre d'habitudes, nombre de réflexes jugés aujourd'hui constitutifs de la société administrative ne dérivent de cette histoire méconnue. Biographie de l'auteur Jean LE BIHAN est agrégé d'histoire, maître de conférences d'histoire contemporaine à l'université Rennes 2 et membre du Centre de Recherches Historiques de l'Ouest (UMR 6258).
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
365
Date de parution
30/10/2008
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753506268
Titre
Au service de l'Etat. Les fonctionnaires intermédiaires au XIXe siècle
Auteur
Le Bihan Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20081030
Nombre de pages
365,00 €
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Du lycéen boursier d'autrefois on se fait souvent une idée simple : celle d'un jeune homme d'origine modeste et accumulant les succès scolaires, qui, grâce à sa bourse, est parvenu à s'élever au sein de la société, qui, parfois, même, est devenu un intellectuel de renom, à l'instar de Péguy, de Pagnol ou de Camus. Sécrétée par l'idéologie méritocratique de la Troisième République, cette représentation n'est certes pas sans fondement. Mais elle est très réductrice dans la mesure où de telles trajectoires ne sont le fait que d'une poignée de boursiers particulièrement brillants. Ce livre étudie, au contraire, la masse des boursiers anonymes qui ont peuplé les lycées de l'Hexagone entre le Consulat et la Grande Guerre. Combien étaient-ils ? Comment étaient-ils recrutés ? Etaient-ils de bons élèves ? Que sont-ils devenus après leur sortie du lycée ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cette vaste enquête s'efforce de répondre en s'appuyant sur des sources aussi nombreuses que variées. Au carrefour de l'histoire de l'Ecole et de l'histoire de la mobilité sociale, elle propose d'aller au-delà du mythe républicain et de découvrir la véritable histoire des boursiers.
De la plantation à la dégustation, tout pour apprendre à produire son vin bio pour la consommation familiale : choisir les cépages à cultiver, les planter, les tailler, les protéger naturellement des maladies et des ravageurs pour faire une belle vendange, fouler le raisin, le presser, vinifier en rouge, blanc sec ou crémant, mettre en bouteille... Des techniques douces et éprouvées pour produire un vin naturel, le plaisir de la production et de la dégustation, un formidable loisir de plein air et l'occasion de se reconnecter au cycle des saisons !
Au nez de l'Europe, depuis 1988, les fouilles archéologiques menées au centre de l'île sur le site de Mez-Notariou, révèlent les origines d'Ouessant. Au passage obligé de la grande voie océane, l'histoire de ces origines s'enrichit, très tôt, des cultures de l'Europe atlantique et continentale. Le tome I de la collection " Archéologie d'une île à la pointe de l'Europe : Ouessant " campe le décor historique et géographique. Il décrit les méthodes et techniques de fouille mises au point sur ce site insolite : fouilles à l'air comprimé, photographie des vestiges en relief, etc. L'essentiel de l'ouvrage est cependant consacré à la présentation de l'étonnant village qui, de 750 à 450 avant J.-C., au premier âge du Fer, conserve l'organisation remarquable de ses rues perpendiculaires et de ses îlots d'habitations, ainsi que ses techniques architecturales parfois originales, C'est un cas unique sur cette façade de l'Europe. Face au rail d'Ouessant, aux navires qui ne s'arrêtent plus, les recherches conduites sur le site de Mez-Notariou incitent à réfléchir sur le rôle joué par la Pointe de Bretagne au cours de l'Histoire. Elles intéressent donc les archéologues et les historiens et, tout autant, les amoureux des îles et des rivages atlantiques.
Le Bihan Jean-Paul ; Le Gall Bruno ; Postec Marie-
Résumé : La ville dans mon souvenir, à la fois soleilleuse et mouillée, trempe encore par toutes ses lisières comme une ville d'Ys dans la rumeur tonique de la mer océane : cette mer n'était pas si lointaine que par les nuits de tempête on ne perçût vaguement par intervalles au creux des rues mortes la canonnade qui martelait les côtes. Autour d'elle, dans ma mémoire la campagne feuillue de la Cornouaille s'éclipse, et l'oreille alertée laisse la ville tout entière sertie d'une banlieue écumeuse, plus émouvante de rester invisible et seulement pressentie. Petite capitale quiète, autour de sa cathédrale de lichen gris, au bord de sa rivière aux chevelures d'algues vertes - d'un royaume dont tous les chemins menaient aux vagues. Julien Gracq
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.