Le Bescond François ; Abolin Georges ; Pont Olivie
DARGAUD
29,00 €
Epuisé
EAN :9782205063394
1906, en Italie. Une famille s'installe au bord de la mer, dans le but de vivre de la pêche. Mais, très vite, la méfiance des habitants transformera leur vie en une épreuve douloureuse... Cette histoire signée Pont et Abolin a ébloui de nombreux lecteurs : voici une réédition de l'intégrale (qui était épuisée) agrémentée d'un dossier composé de documents graphiques.Notes Biographiques : Né à Bron, le 9 mai 1969, d'une mère russe et d'un père niçois, Georges Abolin grandit à Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes. Il est attiré très tôt par le dessin, et c'est à l'école primaire qu'il rencontre Olivier Pont. Au collège, il tourne quelques films amateurs en Super 8 avant de se découvrir une passion encore plus forte pour le dessin animé. Après l'obtention d'un bac C, en 1987, il s'installe à Paris pour suivre, pendant deux ans, le cursus de cinéma d'animation dispensé par le CFT Gobelins. En 1989, il décroche son premier job et rejoint le studio londonien Amblimation. Il participe à la réalisation des dessins animés "Fievel au Far West" (1991) et "Les Quatre Dinosaures et le cirque magique" (1993), tour à tour comme intervalliste, assistant, puis animateur. Parallèlement à cette carrière dans l'animation, il se présente à deux reprises, mais sans succès, au concours BD Fnac. Cependant, en 1991, son ami Olivier Pont gagne le premier prix, leur offrant ainsi quelques contacts dans le monde de l'édition. Les deux complices se lancent et coécrivent "Kucek" (Vents d'ouest), une trilogie qui paraît entre 1993 et 1996. En 1992, Georges rejoint les studios Disney TV de Sydney, en Australie. Installé à proximité de la plage de Bondi, il découvre les joies du surf et retrouve le plaisir de vivre en bord de mer. Il rentre à Paris en 1994 et travaille, toujours dans l'animation, en free-lance ainsi que pour le studio Pixibox. À la fin de l'année suivante, il est embauché dans l'antenne parisienne de Disney Feature Animation. Il enchaîne alors les projets, comme les longs-métrages d'animation "Le Bossu de Notre-Dame" (1996), "Hercule" (1997) ou "Tarzan" (1999). Entre-temps, en 1997, il rencontre sa future femme, Barbara Bele. En 1999, il interrompt son contrat avec Disney pour s'installer en Martinique... et aussi se consacrer à un projet de bande dessinée, "Totale maîtrise". Il coécrit, comme à l'habitude, le scénario avec Olivier Pont, mais cette fois-ci il réalise entièrement le dessin : cinq tomes paraissent aux éditions Vents d'ouest entre 2001 et 2011. En 2000, il reprend sa collaboration avec les studios Disney pour travailler sur "Atlantide, l'empire perdu" (2001) et "Le Livre de la jungle 2" (2003). Le studio Disney de Paris ferme en septembre 2003. Qu'à cela ne tienne ! Georges travaille au scénario de la série de son éternel ami, Olivier Pont, intitulée "Où le regard ne porte pas" (Dargaud, 2004). En 2004, il retourne en Australie, pour un an, afin de travailler sur "Bambi 2" (2006). Côté BD, il participe à l'album collectif "Sur les traces de Luuna" (Soleil, 2008) tout en continuant de dessiner des séries, notamment la sienne, "Totale maîtrise". En 2014, il signe, avec Pierre Boisserie au scénario, le premier tome de la série Patxi Babel (Dargaud), qui lui permet de traiter d'un sujet qui le passionne... le surf ! Le deuxième tome paraît en 2015. Georges Abolin n'en oublie pas son amour pour le cinéma, et participe à la création de longs-métrages, comme "Titeuf, le film" (2011). Olivier Pont naquit au joli mois de juin 1969 à Blanc-Mesnil, en banlieue parisienne. À peine âgé de 10 jours, il prend la décision surprenante et précoce de s'installer dans le sud de la France. Grand bien lui prend puisque c'est là-bas, à Saint-Laurent-du-Var, et à l'âge de 10 ans, qu'il va croiser son fidèle comparse Georges Abolin, lui aussi occupé à gribouiller tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à du papier. Ensemble, ils vont participer au concours Anim'A2, puis, le bac en poche, tourner sagement le dos à leurs études et monter à Paris pour s'aguerrir au CFT Gobelins. Deux ans passent, et c'est ensuite au studio Universal de Londres qu'on les retrouve. Ils y travaillent comme animateurs sur deux longs-métrages : "Fievel au Far West" et "Les Quatre Dinosaures et le cirque magique". Entre-temps, Olivier remporte le concours BD Fnac 91 et, par une association d'idées inattendue, décide de se lancer dans la bande dessinée. Avec Georges au scénario, il crée une série mythique, au moins dans son quartier : "Cap'taine Kucek" (Vents d'ouest, trois tomes entre 1993 et 1996). Suivent les albums "La honte" (Vents d'ouest, deux volumes en 1997 et 2003) avec Jim, et "Arthur et les pirates" (Vents d'ouest, 1994). En 2004, Georges et Olivier signent le diptyque "Où le regard ne porte pas" (Dargaud). Les deux amis collaborent aussi sur la série "Totale maîtrise" (Vent d'ouest, cinq albums entre 2001 et 2011), avec, cette fois, Georges au dessin. Après s'être essayé avec un bonheur égal à la radio, au théâtre, à la chansonnette et au bilboquet, Olivier poursuit son chemin et se rapproche du cinéma et de la réalisation. Entre 2005 et 2013, il coréalise (avec Élizabeth Marre) des courts métrages, des pubs, et quatre épisodes de le série « Ainsi soient-ils » (Arte). Tout en poursuivant ses projets d'écritures, il revient en 2015 à la BD et signe chez Dargaud un recueil de 7 nouvelles intitulé "DesSeins". En 2018, il sort un album autour de l'univers de la comptine "3 petits chats" intitulé "Bouts d'ficelles" (Dargaud). Olivier Pont naquit au joli mois de juin 1969 à Blanc-Mesnil, en banlieue parisienne. À peine âgé de 10 jours, il prend la décision surprenante et précoce de s'installer dans le sud de la France. Grand bien lui prend puisque c'est là-bas, à Saint-Laurent-du-Var, et à l'âge de 10 ans, qu'il va croiser son fidèle comparse Georges Abolin, lui aussi occupé à gribouiller tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à du papier. Ensemble, ils vont participer au concours Anim'A2, puis, le bac en poche, tourner sagement le dos à leurs études et monter à Paris pour s'aguerrir au CFT Gobelins. Deux ans passent, et c'est ensuite au studio Universal de Londres qu'on les retrouve. Ils y travaillent comme animateurs sur deux longs-métrages : "Fievel au Far West" et "Les Quatre Dinosaures et le cirque magique". Entre-temps, Olivier remporte le concours BD Fnac 91 et, par une association d'idées inattendue, décide de se lancer dans la bande dessinée. Avec Georges au scénario, il crée une série mythique, au moins dans son quartier : "Cap'taine Kucek" (Vents d'ouest, trois tomes entre 1993 et 1996). Suivent les albums "La honte" (Vents d'ouest, deux volumes en 1997 et 2003) avec Jim, et "Arthur et les pirates" (Vents d'ouest, 1994). En 2004, Georges et Olivier signent le diptyque "Où le regard ne porte pas" (Dargaud). Les deux amis collaborent aussi sur la série "Totale maîtrise" (Vent d'ouest, cinq albums entre 2001 et 2011), avec, cette fois, Georges au dessin. Après s'être essayé avec un bonheur égal à la radio, au théâtre, à la chansonnette et au bilboquet, Olivier poursuit son chemin et se rapproche du cinéma et de la réalisation. Entre 2005 et 2013, il coréalise (avec Élizabeth Marre) des courts métrages, des pubs, et quatre épisodes de le série « Ainsi soient-ils » (Arte). Tout en poursuivant ses projets d'écritures, il revient en 2015 à la BD et signe chez Dargaud un recueil de 7 nouvelles intitulé "DesSeins". En 2018, il sort un album autour de l'univers de la comptine "3 petits chats" intitulé "Bouts d'ficelles" (Dargaud).
Pilote, le journal qui s'amuse à voyager dans le temps ! Apparu dans les pages du magazine Pilote en 1967, Valérian est vite devenue une figure emblématique de ce journal. Cela fera tout juste 50 ans que Christin et Mézières ont publié, dans Pilote, leur première histoire et, à cette occasion, une version cartonnée du journal qui sortira cet été sera également disponible en librairie. Au sommaire, de nombreux hommages d'auteurs en bande dessinée, des témoignages de personnalités dont Luc Besson et une partie de l'équipe du film ; des dossiers sur la SF en BD, en littérature et au cinéma ; les previews du prochain Valérian vu par Lupano et Lauffray ; l'abécédaire de Valérian, etc.
Fred (Othon Aristides) naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourées de fôtes d'ortografe et publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions et finit, à sa grande fierté, par placer un dessin à "Ici Paris". A sa grande déception, la signature a été coupée. A son retour de l'armée, il dessine pour France Dimanche, Paris Match, Le Hérisson et Quartier Latin, un journal extrêmement modeste vendu au colportage par Georges Bernier, plus connu ultérieurement sous le nom du Professeur Choron. C'est avec Georges Bernier et Cavanna (rencontré à "Ici Paris") que Fred, promu directeur artistique, crée Hara-Kiri en septembre 1960. Il exécute les 60 premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire et revient à la bande dessinée avec "Les petits Métiers", "Le Manu Manu", "Tarsinge l'homme Zan" et "Le Petit Cirque". En 66, après six mois de labeur, il propose 15 planches d'une nouvelle histoire à Spirou, qui les refuse: le dessin ne va pas, l'histoire non plus... A la lecture des mêmes planches, Goscinny s'enthousiasme et publie "La Clairière des 3 hiboux", premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred se met donc à écrire une multitude de scénarios qui seront dessinés par d'autres - ce qui ne l'amuse pas du tout, sauf quand il imagine "Time is money" pour Alexis. Et puis il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée de renvoyer Philémon sur les lettres de l'Océan Atlantique - idée qui lui est venue dans son bain: où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide? (Fred toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il prend 5 bains par jour, il est donc très propre..). Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut dessiner lui-même. Goscinny accepte et la grande aventure de Philémon, dont le 15ème album paraîtra en 87, commence. Dans les années 70, tout le monde s'arrache Pilote, y compris Jacques Dutronc, qui propose à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une totale fraîcheur, à l'instinct: "Le Fond de l'air est frais" entrera très vite au hit-parade. Devenus copains, Fred et Dutronc réaliseront ensemble deux livres-disques pour enfants: "La Voiture du clair de lune" et "Le Sceptre". Après quelques expériences d'auto-édition, dont le magnifique "Magic Palace Hôtel", Frec exécute en 83, pour les imageries Pellerin d'Epinal "Magique Lanterne Magique" e, chez Futuropolis, un superbe portfolio baptisé "Manège". Puis "Le Matin de Paris" lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec "Le Journal de Jules Renard" lu par Fred, publié en 88 chez Flammarion. En 91, Fred signe 35 scénarios de courts-métrages réalisés par Daniel Vigne (le Retour de Martin Guerre). Jacques Ruffio et Gérard Zingg entre autres. Tournés en 35 mm dans des conditions extrêmement luxueuses - pour 2 minutes de pellicule, ils partent à 30 dans le désert avec des Land rovers -, ces mini-films sont des chefs d'oeuvre de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite pour Gérard Zingg le scénario d'un long-métrage "L'Autobus de la haine".
Mais que préparent les moutons de Garges-lès-Gonesse ? Tandis qu'on les pense en train de dormir, voilà que les bovidés fomentent une révolution ! L'objectif ? Déjouer l'attention des bergers pour partir à la recherche de leurs friandises préférées... les marrons ! Mais s'évader n'est pas sans dangers. Nos moutons seront-ils prêts à les affronter ...
Boschat Stephan ; Menetrier Samuel ; Vigneau Frédé
En 48 pages drôles et claires, une nouvelle équipe scientifique du labo Ça m'intéresse, la professeure FOX et son assistant Charles-Quentin Félix-Didier, dit " CQFD ", nous font pénétrer dans les méandres et les coulisses des sociétés secrètes les plus célèbres ou les plus inattendues. Ninja, Skull and Bones, alchimistes, pratiquants de la kabbale, célèbres templiers ou autres francs-maçons, quelles sont leurs origines, leurs codes, leurs rites, leurs points communs, leur influence réelle ...
Dans un premier temps, nous dirions qu'ils ne sont pas comme nous. Dans un second temps, il devient que ce serait plutôt nous qui ne sommes pas comme eux. Eux, les Rapaces, qui détiennent la force, l'arrogance de la richesse, la mémoire des siècles passés. Ce n'est que lorsque le danger se précisera que les Rapaces réagiront. Au risque de tout basculer...
Le Dindon de la farce est le 54e tome des facéties du chat le plus drôle de la BD, le Garfield de Davis ! Garfield est un chat. Et le chat est fier et orgueilleux, cela va sans dire. Depuis 54 épisodes, son passe-temps préféré consiste à se moquer du monde qui l'entoure. D'abord Jon, qu'il adore humilier, puis Odie, puis chaque être vivant qu'il rencontre. Inutile de préciser que le chat fier et orgueilleux ne souffre pas la réciproque, à savoir être moqué. Alors comment pensez-vous que Garfield réagit lorsqu'il est le dindon de la farce ? Mal, très mal... Ce 54e volet des aventures de Garfield est, comme toute la série, à dévorer en famille.
Il s'appelait Georges Remi (1907-1983), il est devenu Hergé. Avec son héros Tintin, accompagné du fidèle Milou, ils ont depuis longtemps traversé les frontières de la Belgique où ils sont nés. En 2009, le musée Hergé, réalisé par Christian de Portzamparc, s'est ouvert à Louvain-la-Neuve près de Bruxelles. Cet ouvrage, conçu comme un musée de papier, invite à la découverte du monde d'Hergé, tant celui de Tintin, sa famille de personnages, ses voyages et ses aventures que celui des autres créations d'Hergé, comme des sources de ses inspirations et de son goût pour l'art jusqu'au coeur de son studio. C'est ainsi l'histoire exceptionnelle d'une bande dessinée à la célébrité jamais démentie.
La personnalité haute en couleurs de Goscinny, son parcours tout entier, méritent l'hommage que cet ouvrage et l'exposition lui rendent, en prenant en compte le caractère exceptionnel - personnel, intellectuel et artistique - d'un auteur génial, d'une créativité prolixe. Comment et pourquoi Goscinny occupe-t-il une place si singulière, comment expliquer le succès international, toujours inégalé de ce phénomène culturel mondial, de cet auteur clé de la littérature, "de l'un des acteurs primordiaux, stratégiques, de l'avènement du neuvième art". Si le nom de René Goscinny est présent depuis longtemps dans la culture populaire francophone, la dimension même de cette personnalité hors du commun, l'ampleur de son oeuvre et de son succès sont largement méconnues, voire sous-estimées. Pour prendre la mesure de l'oeuvre et de son importance dans le monde de la bande dessinée et de la littérature contemporaine, rien ne vaut le rappel de quelques chiffres : cinq cents millions de livres et d'albums vendus dans le monde, dont deux cents millions pour pour Lucky Luke (Goscinny-Morris), trois cents vingt millions pour Astérix (Goscinny-Uderzo) et huit millions pour Le petit Nicolas (Goscinny-Sempé). Les oeuvres de Goscinny ont été traduites en cent cinquante langues, dont Astérix en cent vingt langues, Iznogoud (Goscinny-Tabary) et Lucky Luke en une quarantaine de langues. Le Petit Nicolas est aujourd'hui intégré dans les programmes scolaires. Le film d'animation et le cinéma ont rendu leurs hommages à Goscinny et à ses co-auteurs : les adaptations cinématographiques de Lucky Luke, Iznogoud ou du Petit Nicolas appartiennent à la culture populaire contemporaine. Quant à Astérix, les chiffres parlent d'eux-mêmes : ainsi Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, réalisé par Alain Chabat en 2002, a attiré plus de quatorze millions et demi de spectateurs en France. Pour commémorer le quarantième anniversaire de la mort de René Goscinny en 2017, la famille de René Goscinny, l'Institut René Goscinny récemment fondé par sa fille Anne, ses amis et ses éditeurs ont souhaité lui rendre hommage et rappeler l'oeuvre immense dont il est l'auteur. Dans ce cadre, deux expositions complémentaires sont organisées simultanément : "Le cinéma de René Goscinny" montre, à la Cinémathèque française, les liens de Goscinny avec l'univers du 7e art, tandis que "René Goscinny. Au-delà du rire" déploie, au mahJ, le parcours biographique, artistique et littéraire de Goscinny dans le monde de la littérature pour la jeunesse et de la bande dessinée. Anne Goscinny, son époux, Aymar du Chatenet, et l'Institut René Goscinny soutiennent ces projets et en accompagnent la réalisation par le prêt de nombreuses archives. Ce catalogue officiel de l'exposition "René Goscinny. Au-delà du rire" qui se dérouler au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à partir de septembre 2017 rassemble plus de 220 oeuvres, dont de nombreuses planches originales, des peintures, des objets, des livres, des documents d'archives sur divers supports, ainsi que des documents audio-visuels.
Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une ?uvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes (celle des Dingodossiers, celle de la Rubrique-à-Brac, celle de L'Écho des savanes...), des supports de publication multiples, de Vaillant à Fluide glacial, et qui comprend plusieurs collaborations importantes (avec Goscinny, Alexis, Franquin, Mandryka...) ? sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs.Grâce à sa parfaite connaissance de l'histoire de la bande dessinée et à sa fréquentation intime de l'?uvre de Gotlib depuis l'adolescence, Thierry Groensteen (déjà auteur d'ouvrages sur Töpffer, Tardi, Baudoin et Sfar et de nombreux autres essais) était tout désigné pour resituer l'apport du père de la Rubrique-à-Brac dans le contexte de l'évolution du journal Pilote et plus largement de la bande dessinée française après 1968. Richement illustré, son Abécédaire décrit l'?uvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique. Historien et théoricien de la bande dessinée, Thierry Groensteen est chargé de mission auprès de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, rédacteur en chef de la revue en ligne NeuviemeArt2.0, directeur de collection chez Actes Sud et auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La bande dessinée mode d'emploi et un art en expansion, tous deux aux Impressions Nouvelles.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.