La reconstruction du Parti radical, 1944-1948. Actes du colloque des 11 et 12 avril 1991, [Paris
Le Béguec Gilles
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782738419668
Comment le vieux parti radical, très largement moribond et discrédité à la Libération, renaît de ses cendres et redevient un élément important de la vie politique de la Quatrième République comme il l'avait été sous la République précédente. Tel est le thème central de cet ouvrage. Les études originales sur l'attitude des radicaux entre 1940 et 1944, la reconstruction du parti à Alger et l'impact de la Deuxième Guerre mondiale sur l'image des radicaux et du radicalisme dans l'opinion publique, donnent l'exacte mesure des difficultés que rencontre le parti à la Libération. Les années 1944- 1946 sont des années difficiles, dominées par les relations ambivalentes des radicaux avec le général de Gaulle et les tentatives de reconstruction d'un appareil partisan. Mais dès 1946, les circonstances politiques nouvelles, le départ du général de Gaulle, les controverses institutionnelles et les tensions internationales permettent aux radicaux d'opérer un redressement aussi inattendu que spectaculaire ; la création du Rassemblement des Gauches Républicaines contribue au retour des amis d'Edouard Herriot et du bon docteur Queuille aux postes de commande. L'apport décisif de la prosopographie du personnel parlementaire et la présentation d'un certain nombre d'itinéraires individuels permettent de retrouver des hommes, des milieux et des générations. Cet ouvrage, auquel ont collaboré une quinzaine d'auteurs, comble "une lacune de l'histoire radicale et renouvelle l'histoire de la reprise de la vie politique dans la France des lendemains de la Deuxième Guerre mondiale" (Jean-Marie Mayeur).
Nombre de pages
254
Date de parution
03/05/2000
Poids
312g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738419668
Titre
La reconstruction du Parti radical, 1944-1948. Actes du colloque des 11 et 12 avril 1991, [Paris
ISBN
2738419666
Auteur
Le Béguec Gilles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
312
Date de parution
20000503
Nombre de pages
254,00 €
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Résumé : Omniprésents sous la IIIe République, ils ont donné, tout au long du dernier siècle, des présidents, des ministres et des députés en nombre au personnel politique français. Raymond Poincaré, Aristide Briand, Vincent Auriol, Pierre Mendès France, Edgar Faure, Gaston Defferre, François Mitterrand, plus près de nous Patrick Devedjian ou Nicolas Sarkozy : la liste est interminable de ces membres du barreau parvenus au sommet du pouvoir, ayant reçu la même formation, passés par les mêmes cercles d'apprentissage et de convivialité, et qui ont, par conséquent, façonné les us et coutumes de notre vie politique. Comment expliquer cette influence des avocats, l'étendue de leurs réseaux, leur efficacité ? Peut-on dire aujourd'hui que les experts, issus principalement de l'Ena, ont remplacé les orateurs ? L'actuelle judiciarisation de la vie politique, l'importance croissante accordée aux questions de déontologie et d'éthique n'annoncent-elles pas au contraire un retour en force des professions du droit dans le débat public ? À partir de données d'une extrême précision sur le personnel politique français, de 1870 à nos jours, c'est à un travail au plus près dès archives que se livre ici Gilles Le Béguec. Une impeccable leçon de méthode, et une irremplaçable réflexion sur la reproduction des élites au sein d'une république qui, finalement, ressemble peut-être plus qu'on ne le croit à une oligarchie.
Avocat, résistant, professeur agrégé des Facultés de droit, dirigeant politique, sénateur (1946-1954) puis député (1968-1969)... Le parcours de Léo Hamon est l'un des plus riches du XXe siècle, et peut-être l'un des plus révélateurs de son époque. Cet ouvrage, issu d'un colloque tenu en décembre 2013, organisé par l'Institut Georges Pompidou, le Centre d'histoire de Sciences Po et la Fondation Charles de Gaulle, revient sur les différentes facettes de son parcours : des premiers engagements à gauche à la rencontre avec le gaullisme en passant par le MRP, du Conseil municipal de Paris à la Libération aux fonctions de porte-parole du Gouvernement sous Jacques Chaban-Delmas (1969-1972), du juriste praticien et commentateur de la pratique institutionnelle au défenseur d'une certaine approche des relations internationales. Se dessine ainsi le portrait multiple d'une figure singulière. Le caractère de Léo Hamon est marqué par la diversité de ses centres d'intérêt, la fidélité à ses engagements et à ses idées, son extrême rigueur intellectuelle, sa curiosité et son ouverture d'esprit. Les communications ici rassemblées sont autant de points d'entrée sur une personnalité méconnue et fascinante.
Le Béguec Gilles ; Thomas Jean-Paul ; Vavasseur-De
Je fis, d'abord, alliance avec André Pironneau... Il... publia quarante articles" (Charles de Gaulle). Ce livre n'aurait pas été conçu sans la découverte que les articles de L'Echo de Paris cités par le mémorialiste étaient principalement de sa plume - à lui, de Gaulle ; et que leur objet, politique et géopolitique, dépassait de loin la seule chose militaire. Un chapitre justifie, après la précision du contexte qui éclaire les preuves, l'attribution de ce qu'on appelle en conséquence "la source Pironneau-de Gaulle" . Ces articles n'ont jamais été lus par les historiens de Charles de Gaulle. Ils constituent donc une source inédite au sens où elle n'a jamais été attribuée à son auteur principal. Ils courent de 1933 à 1937 ; mais leur croisement avec archives, documents diplomatiques français et britanniques, presse et témoignages permet de suivre l'histoire de huit ans, de 1932 à 1940. C'est dire qu'on a la source la plus considérable sur de Gaulle dans les années trente ; et sur d'autres personnages, qui peuvent être considérés comme de premiers gaullistes. Elle confirme combien le regard de Charles de Gaulle annonçait en lui l'homme d'Etat, embrassant l'horizon international le plus large. Avec une préface de Serge Berstein
Les années Pompidou symbolisent un moment particulier de modernisation et de foi dans l'avenir. En témoignent l'attachement à l'art contemporain, l'édification du Centre Pompidou, mais aussi le lancement de grands projets industriels dont beaucoup continuent à déterminer notre vie quotidienne : programme électro-nudéaire, TGV, Airbus, Ariane, Concorde, développement des autoroutes, etc. Derrière ce projet politique réel et pensé, il y a des forces plus profondes qui engagent l'ensemble de la société et de l'économie. C'est une époque où les décideurs publics, les grandes administrations, mais aussi des groupes de pensée vont essayer de définir les moyens plus précis, plus rationnels, plus complexes de penser l'avenir. C'est aussi l'époque de la modélisation dans l'administration économique, au Plan et au ministère des Finances ; c'est dans les grandes administrations régaliennes la définition de moyens de programmation ; c'est la création de structures privées destinées à penser la prospective ; c'est la publication en grand nombre d'études, de revues et d'ouvrages... Ce mouvement va profondément réorienter l'action publique et transformer les modes de décision. Cet ouvrage issu d'un colloque organisé par l'Institut Georges Pompidou en 2014 étudie à la fois les nouveaux moyens de projection dans l'avenir, les innovations théoriques et conceptuelles et les reclassements politiques qui en sont issus, ainsi que les doutes et les remises en cause qu'il a suscités. C'est une nouvelle manière de voir l'Etat et la société dont nous sommes toujours les héritiers.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.