Cet ouvrage vise à développer un regard sociologique sur l'argent à la différence des économistes qui le constituent comme objet autonome. En centrant l'analyse sur l'argent du quotidien et ses usages, ce sont les individus, les ménages ou les familles qui constituent le champ de nos observations. Cinq chapitres constituent l'ossature de l'ouvrage, ils explorent plusieurs dimensions dans lesquelles les usages de l'argent peuvent être observés en privilégiant toutefois trois points: Le premier est de montrer que les usages de l'argent constituent l'une des composantes importantes de la vie quotidienne des familles. Ceci en partant de ses manifestations les plus courantes, comme la question des achats hebdomadaires, celle de l'usage de l'argent de poche, celui du contrôle des dépenses, de l'établissement d'un budget, etc., ou à l'occasion de situations plus exceptionnelles, comme le règlement d'une succession, un prêt entre proches ou les arrangements financiers entre des parents séparés. Le deuxième est construit autour du constat que les usages de l'argent ne sont que rarement libres. Ils sont socialement encadrés par diverses institutions dont certaines sont très proches des individus (la famille, les amis, le groupe professionnel) et d'autres plus éloignées (les politiques monétaires des États, les institutions de crédits). La non neutralité de la monnaie ne concerne pas uniquement les différentes formes domestiques d'affectation du budget, comme l'a montrée Viviana Zelizer, mais touche également à des dimensions plus morales, voire éthique qui tendent à distinguer le "bon" argent du "mauvais". En troisième point, nous montrerons que les pratiques et les représentations de l'argent prennent un sens particulier lorsqu'elles sont interrogées à partir du temps - passé, présent et avenir - tel que les individus le ressentent et le vivent. La prise en compte du temps permet d'introduire les effets d'âges et de générations. Il permet aussi d'envisager la question de la transmission d'habitudes et de pratiques d'argent entre les générations.
Nombre de pages
240
Date de parution
15/05/2012
Poids
384g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782753518650
Titre
L'argent du quotidien
Auteur
Lazuech Gilles
Editeur
PU RENNES
Largeur
152
Poids
384
Date de parution
20120515
Nombre de pages
240,00 €
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Depuis une quinzaine d'années, des structures d'insertion par l'activité économique (entreprises et chantiers d'insertion) ont été créées en France. Ces structures s'inscrivent dans le cadre d'une politique de lutte contre l'exclusion par le travail (loi du 29 juillet 1998). Dans le cadre de leur mission, elles se situent dans le champ de la solidarité et de la cohésion sociale, elles apparaissent également comme un champ d'expérimentation d'un autre rapport à l'économie rompant avec les principes de la maximisation du capital et de la productivité du travail. La matière de cet ouvrage est constituée d'une enquête dans une entreprise d'insertion, le Relais, créée en 1985 par une communauté Emmaüs du Nord de la France. L'étude minutieuse de cette entreprise et de ses publics révèle le long chemin que certains doivent accomplir pour sortir du chômage. Mais l'ouvrage dépasse le cas du Relais. Il permet de comprendre beaucoup d'autres structures qui se réclament de l'insertion par l'activité économique, voire du champ de l'économie sociale et solidaire. En ce sens, la démarche entreprise est celle d'une approche monographique visant à la généralité, soit la production d'un texte qui s'appuie sur la description d'un terrain très localisé pour proposer des éléments d'interprétation et d'analyse beaucoup plus généraux.
Au moment ou s'accélère la constitution d'une économie mondiale, les modes de sélection et de formation des élites françaises se trouvent fortement interrogés. Certains acteurs du champ des grandes écoles de commerce et d'ingénieurs visent en effet ouvertement, depuis la fin des années quatre-vingt, à invalider le modèle pédagogique national, considéré comme trop empreint d'un esprit d'Etat, trop fermé sur l'Hexagone et trop éloigné des besoins des entreprises, pour promouvoir un autre mode de formation plus directement inspiré des méthodes à l'?uvre dans certaines business schools nord-américaines. La question centrale du livre est de savoir si la mondialisation de l'économie, concomitante avec l'émergence d'une sorte d'universel de la compétence professionnelle pour le personnel d'encadrement des entreprises, autorise des formes nationales de formation des hommes ou si, au contraire, elle les condamne définitivement. A partir d'une série d'enquêtes menées dans les grandes écoles françaises depuis le début des années quatre-vingt-dix, l'auteur montrera que l'internationalisation, loin d'être un Deus ex machina, permet de nombreuses possibilités d'ajustements internes souvent très étroitement liées aux intérêts divers des écoles. Dans cet ouvrage à portée générale, Gilles Lazuech propose également un modèle théorique destiné plus particulièrement à ceux qui travaillent, en sciences sociales, sur les processus d'internationalisation et de mondialisation.
Pourquoi et comment devient-on enseignant de lycée et collège ? Quelles perceptions les enseignants stagiaires ont-ils de leur formation en Instituts Universitaires de Formation des Maîtres ? Comment vivent-ils leurs premiers cours et quels sont, par la suite, leur parcours professionnel? Ces questions sont à l'origine de ce livre sur l'apprentissage du métier d'enseignant. À l'aide d'une enquête longitudinale (questionnaires et entretiens), les auteurs montrent que les enseignants débutants ne sont pas tous égaux, ni dans leur mode d'accès à la profession, ni par la suite, dans leur capacité à s'adapter à leur métier. Les analyses qui sont présentées dans cet ouvrage montrent que le processus de socialisation professionnelle dépend des lieux d'apprentissage et d'affectation, mais aussi de la perception singulière que les individus en ont. Dès lors, c'est aussi par les ressources personnelles susceptibles d'être mobilisées que peuvent être compris le processus de professionnalisation et les pratiques enseignantes. Alors que l'école est traversée par de nombreuses interrogations, et qu'un renouvellement massif du corps enseignant est en cours, l'étude des difficultés qu'ils peuvent éprouver lors de leur insertion professionnelle, est particulièrement importante. Ce livre essaie de dépasser les positions parfois excessives sur la " crise de l'école " ou du " malaise des enseignants " et contribue à apporter une analyse à la fois réaliste et mesurée des situations professionnelles que rencontrent les jeunes enseignants.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.