Cet ouvrage retrace le parcours de Michèle Firk (Paris, 1937- Guatemala City, 1968) figure libre et engagée, à la croisée du cinéma et des luttes révolutionnaires. Critique, journaliste et militante, elle participe aux réseaux d'aide au FLN, puis aux combats internationalistes en Amérique latine. Son histoire s'inscrit dans une période de tensions qui s'ouvre sur les affrontements de la Seconde Guerre mondiale, se poursuit dans les déchirements de la Guerre froide et voit émerger le tiers-monde sur la scène internationale. A travers quatre essais et des documents inédits, les auteurs reconstituent une trajectoire marquée par la cohérence entre pensée, écriture et action, jusqu'à son engagement dans la guérilla guatémaltèque. L'ouvrage interroge aussi le rôle politique du cinéma dans les années 1950-1960 et éclaire une figure méconnue, emblématique des engagements transnationaux du XXe siècle. Sébastien LAYERLE Historien du cinéma, maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Sorbonne Nouvelle. Diplômé de science politique, il consacre l'essentiel de ses recherches aux liens entre le cinéma et l'histoire. Dernier ouvrage publié : "Cinéma, marxisme, matérialisme. Pour une critique du cinéma" (Mimésis, 2023). Caroline MOINE Professeure en histoire culturelle et politique (XXe-XXIe siècles.) à l'Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines/Université Paris-Saclay, directrice du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. Spécialiste de l'histoire des relations culturelles internationales après 1945, elle s'intéresse aux domaines des médias et du cinéma et des mobilisations politiques de solidarité internationale.
Nombre de pages
300
Date de parution
26/11/2026
Poids
300g
Largeur
140mm
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EAN
9788869765469
ISBN
8869765466
Auteur
Layerle Sébastien ; Moine Caroline
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Date de parution
20261126
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
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En mai et juin 1968, à Paris et en province, des gens d'images arpentent les rues, investissent les universités, pénètrent les usines à l'écoute de paroles nouvelles ou subversives. "Cinéastes insurgés", travailleurs en conflit, adhérents d'organisations politiques ou syndicales allient un engagement au présent et un témoignage pour la postérité. Leurs productions répondent à des conceptions du cinéma qui considèrent le film comme un moyen d'action et qui recouvrent une série de "pratiques politiques" aux orientations, aux usages et aux objectifs dissemblables. Prototype de l'événement moderne, médiatisé et "chargé déjà d'un sens historique", comme l'écrit Pierre Nora, Mai 68 constitue un moment charnière dans l'histoire des cinémas engagés, foulant les frontières séparant le professionnel du non-professionnel, le système de la marge, l'acte créateur de l'activisme. Cet ouvrage interroge l'événement au miroir de la cinématographie militante avec l'intention de faire émerger une contre-analyse de l'histoire officielle. Son étude dévoile les conditions d'élaboration des images filmées (gestes et motivations des opérateurs, typologie des regards et esthétiques de filmage) et évalue les fonctions sociales qui leur sont assignées en envisageant Mai 68 dans ses prolongements et dans une perspective évolutive faite de stratégies changeantes. Croisant une pluralité de sources, souvent inédites, l'ouvrage est aussi un outil de recherche, un catalogue raisonné référençant quelque 180 titres conçus à chaud, dans les semaines et les mois qui ont suivi les journées de mai. Biographie: Sébastien Layerle est diplômé de sciences politiques et docteur en études cinématographiques et audiovisuelles. Il a consacré plu-sieurs articles à la question de l'engagement au cinéma, et codirigé un numéro de la revue CinémAction sur "Le cinéma militant reprend le travail" (2004).
Les films musicaux français des années 1950 frappent par leur vitalité et leur succès auprès d'un vaste public. Sous leur dehors de pur divertissement, ils sont à l'image du cinéma populaire d'après-guerre, période durant laquelle les salles de cinéma enregistrent des records de fréquentation: conjuguant l'ancien et le nouveau, le local et l'exotique, ils sont le lieu de négociations générationnelles et identitaires, révèlent des pratiques de cinéphilies populaires originales et témoignent d'échanges complexes entre cinéma, scène (de l'opérette, du cabaret et du music-hall), radio et industrie du disque. Les textes rassemblés dans cet ouvrage dessinent les contours de ce genre aujourd'hui mal connu. Des vedettes chantantes aux cycles emblématiques de l'époque (l'opérette, les " comédies-poursuites ", le burlesque musical), en passant par les sons et les spectacles importés par les cinémas hollywoodien, italien ou britannique, ce sont des univers musicaux et visuels foisonnants et contrastés que nous fait découvrir ce volume.
Cet ouvrage collectif envisage, à l'aune des importantes recherches menées ces dernières années, les relations entretenues par le cinéma avec le marxisme, conçu comme une compréhension critique du spectacle des images animées. Il associe des recherches menées sur les théoriciens marxistes et les engagements militants en tant qu'ils permettent de penser le cinéma à partir de catégories dont les enjeux sont encore peu examinés. Valérie Vignaux, professeure à l'université de Caen Normandie est historienne du cinéma. Ses recherches croisent histoire des idées et histoire sociale, à travers l'étude des critiques et théoriciens et celle des usages non commerciaux du cinéma. Sébastien Layerle, maître de conférence à l'université Sorbonne Nouvelle (Ircav). Ses recherches portent sur les liens entre le cinéma et l'histoire, principalement à travers l'étude du cinéma militant et l'audiovisuel d'intervention sociale.
Ce numéro de Théorème se penche sur l??uvre audiovisuelle de Marc Ferro et retrace le chemin qu'il parcourut derrière et devant la caméra, du statut d'auteur à celui de personnage médiatique, et surtout de la pratique à la théorie, l'une prolongeant et complétant l'autre avant de les lier. Le présent ouvrage comporte des analyses de spécialistes de cinéma, télévision et histoire, des entretiens avec Marc Ferro lui-même et de proches collaborateurs, ainsi qu'une filmographie complète d'une ?uvre prolifique aux contours jusqu'ici mal définis.
La question « qui suis-je ? » occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Alors qu'elle s'apparente à un symbole de fixité et d'immuabilité, la montagne pourrait être considérée comme un motif anti-cinématographique. Elle traverse pourtant toute l'histoire du cinéma. Dans une première partie consacrée aux expériences minérales, cet ouvrage revient sur l'attraction exercée par la montagne sur les cinéastes et les personnages de films, ainsi que sur les forces de transformation qu'elle opère par sa puissance d'agir. Une seconde partie interroge les esthétiques telluriques qui en découlent, lorsque la montagne passe du statut de toile de fond au premier plan pour devenir le sujet principal, selon une logique de décentrement de nos regards anthropocentrés qui pourrait nous reconnecter à l'histoire sédimentée de notre planète. Une troisième partie observe comment la matière même des films est emportée dans une tectonique des images qui nous donne à voir matériellement les réalités de l'extractivisme et des effondrements en cours à l'ère de la crise environnementale. Vincent DEVILLE est Maître de conférences (HDR) en Histoire et esthétique du cinéma à L'Université de Montpellier Paul-Valéry. Ses travaux portent sur le cinéma expérimental et d'avant-garde, sur la contribution des formes du montage à l'écriture de l'Histoire, ainsi que sur les représentations de la nature et du vivant au cinéma en lien avec des préoccupations environnementales.
Dans Le film qui m'est resté en mémoire, Victor Burgin s'intéresse aux souvenirs fragmentaires de films qui traversent fugacement nos pensées, se mélangeant par la suite aux souvenirs d'autres films ou d'événements réels. Constituées, pour l'essentiel, de perceptions et de souvenirs, de telles « images-séquences » n'ont pas été étudiées par la théorie du cinéma ou de la photographie. Nous conduisant des écrits de Roland Barthes à La Jetée de Chris Marker, et en s'appuyant sur les apports de la psychanalyse, l'auteur nous invite à réfléchir sur les enjeux et les usages de nos souvenirs fragmentaires de films.
Louis Althusser est l'initiateur d'une ambitieuse tentative de relecture de l'oeuvre de Marx et de redéfinition du matérialisme historique, afin de déterminer une stratégie révolutionnaire et d'orienter les organisations de lutte de classe. Loin de se limiter à étudier Althusser comme le témoin critique d'une histoire révolue - celle de la crise du mouvement communiste international - cet ouvrage présente des publications posthumes, des textes inédits et des écrits de collaborateurs - Etienne Balibar, Nicos Poulantzas, Jacques Rancière, Alain Badiou, Christian Baudelot et Roger Establet - qui reflètent l'effervescence intellectuelle d'une époque de grande créativité théorique de la pensée française. Car l'intérêt du travail althussérien réside avant tout dans sa tentative de formuler un véritable programme de recherches collectives. Un ouvrage pour redécouvrir un penseur qui pourrait influencer la pratique politique aujourd'hui encore.