Cinéma, marxisme, matérialisme. Pour une critique du cinéma
Layerle Sébastien ; Vignaux Valérie
MIMESIS
36,00 €
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EAN :9788869763724
Cet ouvrage collectif envisage, à l'aune des importantes recherches menées ces dernières années, les relations entretenues par le cinéma avec le marxisme, conçu comme une compréhension critique du spectacle des images animées. Il associe des recherches menées sur les théoriciens marxistes et les engagements militants en tant qu'ils permettent de penser le cinéma à partir de catégories dont les enjeux sont encore peu examinés. Valérie Vignaux, professeure à l'université de Caen Normandie est historienne du cinéma. Ses recherches croisent histoire des idées et histoire sociale, à travers l'étude des critiques et théoriciens et celle des usages non commerciaux du cinéma. Sébastien Layerle, maître de conférence à l'université Sorbonne Nouvelle (Ircav). Ses recherches portent sur les liens entre le cinéma et l'histoire, principalement à travers l'étude du cinéma militant et l'audiovisuel d'intervention sociale.
Nombre de pages
514
Date de parution
23/11/2023
Poids
630g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9788869763724
Titre
Cinéma, marxisme, matérialisme. Pour une critique du cinéma
Auteur
Layerle Sébastien ; Vignaux Valérie
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
630
Date de parution
20231123
Nombre de pages
514,00 €
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En mai et juin 1968, à Paris et en province, des gens d'images arpentent les rues, investissent les universités, pénètrent les usines à l'écoute de paroles nouvelles ou subversives. "Cinéastes insurgés", travailleurs en conflit, adhérents d'organisations politiques ou syndicales allient un engagement au présent et un témoignage pour la postérité. Leurs productions répondent à des conceptions du cinéma qui considèrent le film comme un moyen d'action et qui recouvrent une série de "pratiques politiques" aux orientations, aux usages et aux objectifs dissemblables. Prototype de l'événement moderne, médiatisé et "chargé déjà d'un sens historique", comme l'écrit Pierre Nora, Mai 68 constitue un moment charnière dans l'histoire des cinémas engagés, foulant les frontières séparant le professionnel du non-professionnel, le système de la marge, l'acte créateur de l'activisme. Cet ouvrage interroge l'événement au miroir de la cinématographie militante avec l'intention de faire émerger une contre-analyse de l'histoire officielle. Son étude dévoile les conditions d'élaboration des images filmées (gestes et motivations des opérateurs, typologie des regards et esthétiques de filmage) et évalue les fonctions sociales qui leur sont assignées en envisageant Mai 68 dans ses prolongements et dans une perspective évolutive faite de stratégies changeantes. Croisant une pluralité de sources, souvent inédites, l'ouvrage est aussi un outil de recherche, un catalogue raisonné référençant quelque 180 titres conçus à chaud, dans les semaines et les mois qui ont suivi les journées de mai. Biographie: Sébastien Layerle est diplômé de sciences politiques et docteur en études cinématographiques et audiovisuelles. Il a consacré plu-sieurs articles à la question de l'engagement au cinéma, et codirigé un numéro de la revue CinémAction sur "Le cinéma militant reprend le travail" (2004).
Ce numéro de Théorème se penche sur l??uvre audiovisuelle de Marc Ferro et retrace le chemin qu'il parcourut derrière et devant la caméra, du statut d'auteur à celui de personnage médiatique, et surtout de la pratique à la théorie, l'une prolongeant et complétant l'autre avant de les lier. Le présent ouvrage comporte des analyses de spécialistes de cinéma, télévision et histoire, des entretiens avec Marc Ferro lui-même et de proches collaborateurs, ainsi qu'une filmographie complète d'une ?uvre prolifique aux contours jusqu'ici mal définis.
La question « qui suis-je ? » occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Dans Le film qui m'est resté en mémoire, Victor Burgin s'intéresse aux souvenirs fragmentaires de films qui traversent fugacement nos pensées, se mélangeant par la suite aux souvenirs d'autres films ou d'événements réels. Constituées, pour l'essentiel, de perceptions et de souvenirs, de telles « images-séquences » n'ont pas été étudiées par la théorie du cinéma ou de la photographie. Nous conduisant des écrits de Roland Barthes à La Jetée de Chris Marker, et en s'appuyant sur les apports de la psychanalyse, l'auteur nous invite à réfléchir sur les enjeux et les usages de nos souvenirs fragmentaires de films.
Louis Althusser est l'initiateur d'une ambitieuse tentative de relecture de l'oeuvre de Marx et de redéfinition du matérialisme historique, afin de déterminer une stratégie révolutionnaire et d'orienter les organisations de lutte de classe. Loin de se limiter à étudier Althusser comme le témoin critique d'une histoire révolue - celle de la crise du mouvement communiste international - cet ouvrage présente des publications posthumes, des textes inédits et des écrits de collaborateurs - Etienne Balibar, Nicos Poulantzas, Jacques Rancière, Alain Badiou, Christian Baudelot et Roger Establet - qui reflètent l'effervescence intellectuelle d'une époque de grande créativité théorique de la pensée française. Car l'intérêt du travail althussérien réside avant tout dans sa tentative de formuler un véritable programme de recherches collectives. Un ouvrage pour redécouvrir un penseur qui pourrait influencer la pratique politique aujourd'hui encore.