Lavoué Stéphane ; Esteve Anne-Cécile ; Pouliquen G
FILIGRANES
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EAN :9782350466705
Tan = feu, incendie, en breton. Le 18 juillet 2022, un incendie ravage les landes au pied de la montagne Saint-Michel de Braspart, dans les Monts d'Arrée. Rapide, dévastateur, il reprend en août, laissant derrière lui un paysage transformé, une mémoire collective blessée. Trois photographes ont posé leur regard sur ce territoire meurtri. Stéphane Lavoué, Anne-Cécile Esteve et Gilles Pouliquen ont chacun, avec leur sensibilité propre, cherché à saisir ce que les flammes ont laissé, non seulement dans la terre et les landes noircies, mais dans les corps, les visages et les silences de celles et ceux qui habitent ce pays. Anne-Cécile Esteve, invitée en résidence par l'écomusée des Monts d'Arrée, a patiemment écouté et photographié les habitants, recueillant leurs témoignages comme on recueille des braises. Stéphane Lavoué et Gilles Pouliquen, profondément liés à ce territoire breton, ont quant à eux interrogé la cicatrice du paysage, témoin silencieux d'une transformation historique. TAN est un livre de mémoire et de présence, un acte de résistance face à l'oubli.
Nombre de pages
80
Date de parution
15/10/2026
Poids
670g
Largeur
280mm
Plus d'informations
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EAN
9782350466705
ISBN
2350466701
Auteur
Lavoué Stéphane ; Esteve Anne-Cécile ; Pouliquen G
Editeur
FILIGRANES
Largeur
280
Date de parution
20261015
Nombre de pages
80,00 €
Disponibilité
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À une époque où les marins, afin d'éviter les périls, ne naviguaient plus l'hiver, ils servaient dans les théâtres. Leur connaissance des noeuds, des bouts, des poulies, des élingues et leur habilité à manoeuvrer vite et en nombre dans un espace réduit faisait d'eux de parfaits machinistes. Ils sont à l'origine de nombreuses traditions et superstitions encore très vivaces dans ces lieux. À l'inverse, le théâtre est également entré dans la marine. Uniformes, hiérarchie, décors peints, objets symboliques et mise en scène lors des exercices font partie des similitudes que l'on retrouve. Dans Navire Amiral, le photographe français Stéphane Lavoué s'intéresse à ces deux mondes qui se rencontrent en silence. Détaché d'une écriture documentaire, Lavoué crée un récit fictionnel et visuel à partir d'une matière inaccessible pour la plupart des lecteurs. Des entrailles d'un sous-marin nucléaire, aux coulisses de la Comédie française, en passant par le pont du Charles de Gaulle, le photographe réussi à nous emmener dans une réalité parallèle, hors de tous repères et où la science-fiction, pourtant bien réelle, n'est pas très loin.
Comme tant de portraitistes talentueux l'ayant précédé, Stéphane Lavoué s'est longtemps plié aux commandes pour en tirer les portraits des puissants, de célébrités plus ou moins éphémères, des Artistes. Il en connaît les codes, de ces représentations frontales, de pro ? l, ou à mi-corps avec lesquelles il joue, s'amuse, jongle. Le voici en marge de la communication institutionnelle. Son sillage s'inscrit désormais dans des séries et dans le besoin d'écrire des récits et des narrations. Douarnenez, via le Centre des Arts, et de conserve avec le Port-musée, lui a proposé une escale, une résidence d'artiste. Gant [t], c'est tout à la fois le gant de travail, la préposition bretonne qui signi ? e "avec" , un diagramme de plani ? cation des tâches dans le monde du travail.
Jamais n'a été proposée une visite aussi particulière, aussi étonnante. À l'intérieur de la Comédie-Française sont situées, sur trois étages, quarante loges réservées à la soixantaine de comédiens sociétaires et pensionnaires de la Troupe. Chacune raconte une histoire de théâtre, de scène, de mots d'auteurs classiques ou contemporains, de rythmes, de scansions et de phrasés.
Lavoué Stéphane ; Meunier Bertrand ; Tourneboeuf P
La nouvelle cave de Château Castigno, signée de l'atypique architecte Lionel Jadot, est l'oeuvre d'une vie, une promesse tenue, pour le couple de vignerons Tine et Marc Verstraete, propriétaires du domaine à Assignan dans l'Hérault. Posés au milieu des ceps, ses mille huit cents mètres carrés intriguent. Selon l'angle de vue ou le recul, on croirait, tant le trait qui l'a dessinée est simple, issu d'un premier jet, une cabane géante imaginée par un gamin. Il faut se projeter dans les airs pour voir, en apesanteur, une bouteille, à la fois outil de travail à la pointe de la technologie et véritable sculpture de Land Art. À Château Castigno, art et vigne font cause commune, c'est entendu. Pendant quatre mois, le temps d'un été, le village vivra dans la vibration singulière de la photographie, accrochée en grand format et en pleine nature, à l'occasion de la restitution des oeuvres de trois artistes venus ici en résidence sur proposition du photographe Gilles Coulon.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.