Serge Moscovici vient de mourir, mais il est vivant dans toutes les ZAD du monde ! Un des tout premiers théoriciens français de l'écologie, Serge Moscovici, nous montre que l'écologie est d'abord un mouvement culturel qui s'expérimente et pose la question de la nature de l'humain, et de la nature dans l'humain. Serge Moscovici (1925-2014) est l'un des premiers théoriciens français de l'écologie. Il définit la nature comme une construction historique, l'être humain renégociant en permanence sa relation avec elle. Cela le conduit à penser une écologie de l'ensauvagement qui romprait avec les systèmes de " domestication " et de " civilisation " de l'être humain, et ouvrirait, par la pratique renouvelée de la nature, au réenchantement du monde. Dès les années 1970, Moscovici s'est ainsi intéressé de près aux modes de vie minoritaires et expérimentaux de l'écologie naissante. Sa théorie des " minorités actives " et de leur influence sur les valeurs dominantes constitue un véritable manuel d'action pour tous ceux qui s'engagent aujourd'hui dans des formes d'écologie subversive. Elle fournit à la fois des moyens de saisir les ressorts de cette influence et des pistes stratégiques pour l'accroître. Les précurseurs de la décroissance Les auteurs réunis dans cette collection constituent les racines de la pensée politique de la décroissance. L'apport de Serge Moscovici à cette pensée est présenté ici par Stéphane Lavignotte ; la seconde partie de l'ouvrage est composée d'extraits qui offrent un accès direct à son oeuvre.
Nombre de pages
101
Date de parution
14/01/2016
Poids
96g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782369350415
Titre
Serge Moscovici ou l'écologie subversive
Auteur
Lavignotte Stéphane
Editeur
CLANDESTIN
Largeur
110
Poids
96
Date de parution
20160114
Nombre de pages
101,00 €
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Résumé : La question religieuse empoisonne les débats. Dans les dîners de famille comme dans les organisations politiques, elle fait partie des sujets que l'on craint d'aborder car ils font rapidement monter le ton. Cette question délicate est pourtant pour la gauche un sujet incontournable. D'abord parce que ses adversaires, droite et extrême droite, en ont fait une arme politique, et n'hésitent pas à se poser en défenseurs de la laïcité et de l'identité chrétienne de la France, toutes deux soi-disant menacées par l'Islam. La gauche doit d'autant moins déserter le terrain du religieux que c'est sur lui que se déploient bon nombre de recompositions sociales et politiques majeures - le dit " Printemps français " en porte témoignage tout comme le problème du voile. Parce qu'elle interpelle les croyances les plus intimes et les plus structurantes de l'identité, la question religieuse ne prédispose pas à une approche rationnelle. Lui-même pasteur politiquement engagé, Stéphane Lavignotte ne sous-estime pas la difficulté, tout en prenant la mesure de l'enjeu d'une compréhension nuancée du fait religieux. Oui, celui-ci est fréquemment porteur de conservatisme, voire d'obscurantisme. Non, cela n'est pas une fatalité et l'auteur rappelle avec de nombreux exemples le potentiel d'émancipation de différents courants spirituels ou religieux. Pas de réponse définitive à la question " les religions sont-elles nécessairement réactionnaires ? ", mais des propositions constructives pour penser la religion au-delà des stéréotypes.
En ce début de XXIe siècle, où la prise de conscience des problèmes écologiques s'étend, le thème de "la décroissance" est devenu un étendard pour une écologie politique radicale. Des réflexions d'André Gorz dans les années 1970 aux travaux actuels de Paul Ariès, Vincent Cheynet ou Serge Latouche, elle est devenue un des axes des pensées critiques. Quels sont les apports et les impensés de la galaxie des "objecteurs de croissance", sur le plan éthique, économique, social et politique? Stéphane Lavignotte propose un panorama guidé par une sympathie critique.
Industrie tentaculaire, espace de sociabilité mondiale, puissant créateur d'imaginaires, le jeu-vidéo n'est pas neutre. Derrière les pixels se jouent des rapports de pouvoir, des choix économiques et la diffusion d'idéaux politiques. A travers l'histoire de ce medium, l'analyse de jeux emblématiques et une attention portée aux communautés de joueur.ses comme aux conditions de production, Marijam Did met au jour les failles éthiques du secteur : exploitation des travailleur.ses, accaparement des ressources, violences sexistes et coloniales, récupération idéologique. Mais tout reste à jouer ! En s'appuyant sur les créations indépendantes, les coopérations entre joueur.ses et les expérimentations politiques, l'autrice revendique le jeu-vidéo comme un formidable outil d'émancipation collective. Elle interpelle ainsi la gauche : ignorer cet univers, c'est se priver d'un terrain décisif dans la bataille des idées.
Et si les cannibales n'étaient pas ceux qu'on croit ? Dans cet essai inclassable publié pour la première fois en 1979, Jack D. Forbes ôte de la bouche de Christophe Colomb le mot de "cannibale". Il renverse ainsi l'accusation : ce ne sont pas les peuples autochtones, mais la civilisation occidentale qui dévore ses semblables, minée par le wétiko - virus de l'esprit dont les symptômes sont la cupidité, l'exploitation et la domination. A la vision héroïque de la conquête du Nouveau Monde, il oppose une thèse cinglante. La naissance du capitalisme et l'expansion européenne reposent sur une logique d'exploitation généralisée, qui a engendré écocide et génocide. Au-delà de la dénonciation, son livre est aussi une invitation à penser l'avenir de nos sociétés sans la notion de profit et à restaurer le lien rompu entre l'humanité et l'écosystème terrestre dont elle fait partie.
Point de plus grand malheur que d'être insatiable." Figure légendaire de la Chine antique, Lao-tseu, sorte d'anarchiste mystique, est l'auteur présumé du Tao tö king, ou Livre de la Voie et de la vertu, un recueil d'aphorismes fondateur du taoïsme. Ce courant phitosophico-religieux, prolongé par un ensemble de pratiques physiques (tai chi chuan, qi gong...), invite à une vie simple, ancrée dans l'harmonie naturelle. A rebours du conservatisme social prôné par Confucius et à mille lieues de l'idéologie de la toute-puissance de ta volonté individuelle, le taoïsme valorise le retrait, le non-agir, la modestie. Avec une plume volontiers sarcastique, ses penseurs fustigent les prétentions des puissants et la vanité des normes sociales. Fin connaisseur de la Chine d'hier et d'aujourd'hui, Claude Llena montre combien Lao-tseu, Tchouang-tseu et d'autres maîtres du Tao peuvent nous guider à travers une voie émancipatrice et de reconnexion avec le vivant. Précurseur.ses de la décroissance, une collection dirigée par François Jarrige & Hélène Tordjman. Une approche pédagogique de l'oeuvre de Lao-Tseu rédigée par un spécialiste : - Une première partie pour comprendre son parcours et sa pensée ; - Une seconde partie pour découvrir des extraits de ses écrits.
Géographe visionnaire, voyageur au long cours, militant socialiste puis anarchiste, végétarien précoce, Elisée Reclus (1830-1905) appartient à cette trop rare catégorie d'intellectuelles dont les actes coïncident avec les principes défendus dans leurs écrits. Penseur engagé, il prit part à tous les débats politiques et scientifiques du XIXe siècle. se liant aussi bien à Bakounine et Louise Michel qu'à Darwin. Il apporta aux luttes sociales de son temps sa touche propre : la prise en compte de notre environnement naturel commun. Pour Reclus, les humains partagent une responsabilité vis-à-vis de tous les êtres - animaux, végétaux, montagnes, cours d'eau - qui composent la Terre. En retraçant l'itinéraire mouvementé de l'écrivain révolutionnaire. le géographe Roméo Bondon montre la clairvoyance poétique et sensible d'une oeuvre écologiste avant l'heure.