QUELLES POLITIQUES FONCIERES POUR L'AFRIQUE RURALE? Réconcilier pratiques, légitimité et légalité
Lavigne Delville Philippe
KARTHALA
36,00 €
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EAN :9782865378739
Croissance démographique, plans d'ajustements structurels, multiplication des conflits: en Afrique noire rurale, la question foncière est au-devant de la scène. L'échec du modèle de gestion étatique est avéré, mais les politiques de privatisation des années 80 ont un bilan pour le moins mitigé; on parle beaucoup d'une gestion locale des ressources, mais ses contenus et ses modalités restent encore bien flous. De fortes interrogations subsistent sur les options de politiques foncières aptes à faire face aux enjeux du début du XXIe siècle, sur la possibilité et les façons de les mettre en oeuvre. Quels fondements se présentent pour des politiques de gestion des terres et des ressources renouvelables? Affrontant la question dans toute sa complexité, cet ouvrage confronte les avancées récentes de la recherche foncière et les acquis des expérimentations de terrain, dans une perspective transdisciplinaire. Il propose un état des connaissances et des savoir-faire, à partir desquels décideurs, chercheurs et praticiens peuvent travailler ensemble à construire des dispositifs juridiques, institutionnels et techniques adaptés. Enjeux des conflits fonciers, conséquences de la coexistence de multiples systèmes de normes foncières, rôle des autorités locales dans la régulation foncière, liens entre sécurité foncière et intensification, perspectives de gestion des ressources communes, enjeux politiques et économiques du contrôle de la terre, problèmes d'articulation entre décentralisation administrative et gestion décentralisée du foncier, problèmes de recueil et de transcription juridique des droits fonciers, voici quelques-uns des thèmes traités. Cet ouvrage a été préparé sous l'égide du comité de pilotage du plan d'action "Foncier rural, ressources renouvelables et développement" lancé par la Coopération française en 1996.
Nombre de pages
748
Date de parution
03/05/2000
Poids
1 030g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782865378739
Auteur
Lavigne Delville Philippe
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20000503
Nombre de pages
748,00 €
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Fruit d'une longue enquête, cet ouvrage propose une lecture originale des rapports entre aide internationale et sociétés civiles au Niger. Les premiers chapitres éclairent les dynamiques complexes et ambivalentes des organisations associatives au Niger, dans leur histoire, leurs rapports à l'Etat et à l'aide. L'auteur décrit les difficultés d'institutionnalisation des petites organisations, prises dans une double précarité des ressources financières et des ressources humaines, et soumises à des financements par mise en concurrence. A partir des débats sur un projet de "charte de la société civile", il montre les tensions qui traversent le secteur associatif, met en perspective les critiques récurrentes sur son opportunisme et sa politisation, explicite les enjeux de sa régulation. Consacrés aux interventions en faveur des organisations de la société civile, les chapitres suivants interrogent la façon dont, suite aux Accords de Cotonou signés en 2000, la Délégation de l'Union européenne à Niamey a défini sa politique envers les "acteurs non étatiques" et comment elle l'a traduite sous forme de projet. Reconstituant l'histoire de la formulation de son "Projet d'appui à la société civile", entre 2002 et 2008, l'auteur décrit l'invention tâtonnante d'une politique, entre ambiguïtés de conceptions politiques et poids des dispositifs bureaucratiques. Cet ouvrage représente un apport important, tant au débat sur la société civile en Afrique qu'à celui sur la façon dont les institutions d'aide définissent leurs politiques et leurs projets de développement. Il intéressera aussi bien les chercheurs en sciences sociales que les responsables associatifs et les praticiens du développement.
Lavigne Delville Philippe ; Toulmin Camille ; Trao
De la "divagation des champs" dans le Sahel pastoral sénégalais aux dynamiques foncières du Cameroun anglophone, de la gestion des ressources halieutiques au Mali aux marchés foncieres péri-urbains au Ghana, cet ouvrage témoigne tant de la grande diversité des situations foncières et des histoires sociopolitiques que de la vitalité de la recherche foncière africaine. Répondant à une volonté de décloisonnement régional des débats sur le foncier et la gestion des ressources naturelles, il permet une mise en perspective des trajectoires des pays francophones et anglophones, qui révèle, au-delà de traditions juridiques différentes, la prégnance des enjeux politiques et économiques du foncier.
Dans les pays du Sud, le foncier est au coeur des défis du développement agricole, de la sécurité alimentaire, de la durabilité environnementale. Source récurrente de conflits, il est aussi un marqueur identitaire et un révélateur des façons de penser la société et des tensions qui la traversent. Depuis vingt ans, de nombreuses recherches ont renouvelé les savoirs sur ces questions. Dans une approche pluridisciplinaire, cet ouvrage propose un état des lieux sur les dynamiques foncières et les liens entre foncier rural et développement dans les pays du Sud. S'appuyant sur une très riche bibliographie internationale, il traite l'ensemble des thèmes liés aux questions foncières : depuis les pratiques et dynamiques locales (évolution des droits sur la terre, marchés fonciers, conflits …) jusqu'aux politiques publiques (réformes agraires, programmes de formalisation des droits sur la terre), en passant par les enjeux de méthode et d'expertise foncière. Chaque chapitre propose une mise en dialogue critique entre les questionnements, les catégories d'analyse et les résultats de la recherche. Cet ouvrage de référence se veut un outil de travail indispensable pour tous ceux qui, étudiants, chercheurs, experts ou praticiens, souhaitent approfondir leur compréhension des dynamiques foncières dans les mondes ruraux contemporains.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.