L'instabilité politique de l'Amérique latine. Le cas bolivien
Lavaud Jean-Pierre ; Bourricaud François
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782738409874
La Bolivie est le pays d'Amérique latine qui a connu les périodes les plus longues d'instabilité politique et sociale depuis la Seconde Guerre mondiale. Afin d'expliquer les raisons de cette instabilité, Jean-Pierre Lavaud analyse avec finesse la mobilisation des groupes sociaux qui, d'une manière plus ou moins directe et déterminante, influencent le jeu politique national et concourent aux changements gouvernementaux : la classe politique, tant civile que militaire, les gestionnaires du travail collectif, mais aussi les mineurs et les paysans. A cette concurrence nationale pour le pouvoir, il faut ajouter celle d'agences étrangères, principalement nord-américaines. Au terme de l'analyse, il apparaît que des secteurs importants de la société civile se trouvent être si dépendants de l'Etat qu'il est vital pour eux de les contrôler : les luttes croisées qui en résultent entretiennent l'instabilité... Au-delà du cas bolivien, c'est un remarquable modèle d'explication du phénomène d'instabilité politique de l'Amérique latine que nous propose ici Jean-Pierre Lavaud.
Nombre de pages
290
Date de parution
12/04/1995
Poids
424g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738409874
Titre
L'instabilité politique de l'Amérique latine. Le cas bolivien
ISBN
2738409873
Auteur
Lavaud Jean-Pierre ; Bourricaud François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
424
Date de parution
19950412
Nombre de pages
290,00 €
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Etre gouverné, disait Proudhon, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu." Dans cette oeuvre stimulante, iconoclaste, écrite juste avant son suicide en novembre 1977, Louis Mercier-Vega défend l'idée que, sous le nom de révolution, s'est mis en place durablement, en Amérique latine, une nouvelle forme de domination, la domination d'une classe techno-bureaucratique qui, mobilisant et manipulant les ouvriers et les paysans, s'est emparée du pouvoir d'Etat et a fait main basse sur les affaires économiques. Désormais, l'Etat n'est plus "un Etat arbitre, mais un Etat moteur. Un Etat propriétaire et entrepreneur" - un Etat possiblement despotique sous couvert de révolution.