Les théocraties missionnaires en Polynésie au XIXe siècle. Des cités de Dieu dans les mers du Sud ?
Laux Claire ; De Deckker Paul
L'HARMATTAN
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EAN :9782738496737
Si les grands voyages de découverte du Pacifique du XVIIIe siècle de Cook, Bougainville, ou La Pérouse, n'eurent pas immédiatement de suite coloniale en Océanie insulaire, ils ouvrirent la voie aux missionnaires catholiques et protestants. Ainsi, à l'orée du réveil religieux du XIXe siècle, les deux grandes confessions chrétiennes firent-elles des îles du Grand Océan un terrain d'apostolat privilégié. Les premières équipes de ces zélateurs de l'Evangile débarquèrent dans des sociétés insulaires en plein bouleversement. Avec une surprenante rapidité, ces poignées d'hommes, sans plan pré-établi, transformèrent radicalement la physionomie de Tahiti, Hawaii, des îles Cook, de l'archipel des Tonga, de Wallis et de Futuna et de l'archipel des Gambier. En quelques années, la Nouvelle-Cythère de Bougainville et ces autres paradis insulaires furent métamorphosés, selon les observateurs, en véritables monastères ou en bastions du puritanisme le plus étroit. Par les fameux "codes mosaïques", la loi divine y était devenue loi civile. Ces expériences politiques originales, menées grâce à des rapports étroits et ambigus avec les chefs indigènes, ne durèrent que quelques années ou quelques décennies, cédant devant les assauts de l'expansion coloniale des grandes puissances. Quasi dès leur mise en place, elles furent très vivement critiquées, certains n'hésitant pas à les qualifier de "royaumes missionnaires ", voire "théocraties chrétiennes". Par-delà les polémiques passionnées, cet ouvrage analyse les systèmes mis en place dans ces six archipels par les missionnaires catholiques français ou protestants anglais et américains. Adoptant un point de vue comparatif entre ces deux confessions, il démonte les mécanismes de systèmes qui jusqu'à nos jours contribuent à déterminer les personnalités insulaires.
Nombre de pages
378
Date de parution
01/12/2000
Poids
538g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738496737
Titre
Les théocraties missionnaires en Polynésie au XIXe siècle. Des cités de Dieu dans les mers du Sud ?
ISBN
2738496733
Auteur
Laux Claire ; De Deckker Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
538
Date de parution
20001201
Nombre de pages
378,00 €
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Après le traité de Paris de 1763 qui met fin à la Guerre de Sept Ans, Français et Britanniques se lancent à la découverte de l'une des dernières grandes aires géographiques encore très largement inconnues du globe, le Pacifique. En quête d'un fabuleux continent austral, ils rencontrent une myriade d'îles aussi décevantes au plan économique que fascinantes au plan culturel. Au temps des découvreurs succède celui des missionnaires, catholiques et protestants, des commerçants, des aventuriers et autres beachcombers, les écumeurs des grèves, autant de chocs culturels qui bouleversèrent les mondes océaniens. En 1840, l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne change la donne : elle ouvre le temps des rivalités coloniales. Mais ce partage du Pacifique du moins dans cette phase initiale ne correspond pas à des plans de colonisation mais bien davantage à des initiatives individuelles qui souvent outrepassent les souhaits des deux grandes puissances impériales : la politique de la canonnière témoigne de ces tâtonnements. A partir des années 1870, les rivalités coloniales s'exacerbent avec l'entrée en scène de nouveaux compétiteurs comme l'Allemagne tandis que se développent les économies de plantations et l'industrie minière. Nombre d'îles, en raison de leur éloignement ou de leur absence de ressources restent en dehors de ce mouvement de " mondialisation ". Ainsi en quelque cent cinquante ans, les chocs entre les mondes traditionnels océaniens et la civilisation occidentale aboutit à un ensemble de transformations et de mutations démographiques (choc microbien), culturelles (christianisation), économiques, sociales et politiques.
Lieu de toutes les utopies et de bien des rêves, l'île a souvent représenté des enjeux en terme d'évangélisation très supérieurs à son importance démographique ou économique. Pour les apôtres du christianisme, la rencontre avec les îles de l'outre-mer a fréquemment été un choc que rendent leurs écrits. A travers des lettres ou des extraits de lettres envoyés par des missionnaires qui exerçaient leur apostolat dans la Caraïbe, dans l'océan Indien, ou encore sur les atolls si éloignés du Pacifique, cet ouvrage se propose de dévoiler certains aspects de leur perception de l'insularité.
La question de concours sur le monde britannique au XIXe siècle (jusqu'en 1914 pour le CAPES, 1931 pour l'agrégation) invite les étudiants à une étude systématique de la première puissance mondiale de l'époque et de ses relations, tant économiques que politiques, sociales ou culturelles, avec les territoires qu'elle domine à divers degrés (l'Irlande, l'empire mais aussi " l'empire informel "). Pour permettre aux étudiants de préparer efficacement les concours et de leur rendre accessible un programme difficile, en raison d'une bibliographie très abondante et en grande partie en langue anglaise, cet ouvrage éclaire, par une série de chapitres et de dissertations corrigées et commentaires de textes, les aspects les plus importants ainsi que les points les plus complexes de cette question. Ainsi, sont traités les grands débats historiographiques sur la question, les relations des élites britanniques avec l'empire, la sécurité militaire et navale de l'Empire ; la Royal Navy, les routes maritimes - en particulier celle des Indes -, la diplomatie britannique de la pax britannica, les cultures impériales, le darwinisme, les idéologies impérialistes et leurs adversaires, les Britanniques en Méditerranée. Ne sont pas oubliés les missions britanniques dans le monde, la question irlandaise - nationalisme, grande famine et migrations d'Irlandais dans le monde britannique -, les flux de main-d'oeuvre, les sociétés coloniales dans les dominions, l'" empire informel " avec l'exemple des relations économiques de la Grande-Bretagne avec l'Amérique latine, les questions économiques et sociales - intégration économique et politique des femmes dans le monde britannique -, l'Angleterre et le libre-échange...
A partir du XVIe siècle, les colonisations européennes constituent non seulement un des principaux vecteurs de la mondialisation économique et culturelle mais aussi l'instrument d'une profonde reconfiguration sociale. Ainsi émergent des sociétés coloniales au sommet desquelles s'affirment des élites distinctes à la fois de celles du vieux continent dont elles sont originaires et de celles des mondes américains, asiatiques, africains ou océaniens qu'elles supplantent, remplacent ou dédoublent. Les élites européennes apparaissent comme une des pierres angulaires du système colonial. A travers une étude comparée des empires sur la longue durée, cet ouvrage analyse l'origine, la formation et la mobilité des élites, leur mode de vie et leurs liens avec les métropoles et les sociétés autochtones. Les contributions d'historiens allemands, anglais, belges, canadiens, états-uniens, hollandais, italiens, portugais, russes et français permettent de repenser la question de la domination coloniale au travers du prisme original de l'histoire sociale. Cet ouvrage restitue aussi la diversité des élites (colons, noblesses, créoles, administrateurs, militaires, etc.) et des situations coloniales modernes et contemporaines. From the 16th century, European colonization paved the way for economic and cultural globalization and for a deep social reconfiguration. As a result, at the top of the colonial societies new elites emerged that were different from those of the old continent and the indigenous elites. European elites seem to be one of the cornerstones of the colonial system. This book highlights the diversity of elites (settlers, nobilities, Creoles, civil servants, officers, etc.) and the variety of colonial situations from the 16th century to the 20th century. Neglected for a long time, the history of imperial societies gives a new slant to colonial studies. A long-term and comparative study of empires sheds light on the origins, education and mobility of elites, their way of life and relationships with metropolitan and indigenous societies. Contributions from American, Belgian, British, Canadian, Dutch, French, German, Italian, Portuguese and Russian historians allow us to rethink the issue of colonial domination through the prism of social history.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...