Essai sur la mémoire de la Shoah en Allemagne fédérale (1945-1990)
Lauterwein Andréa
KIME
25,40 €
Epuisé
EAN :9782841743544
Cet essai analyse les défenses érigées contre la mémoire de la Shoah en République fédérale d'Allemagne entre 1945 et 1990, et ouvre le couvercle de ses " boîtes noires " : le silence dans les familles, les défenses de l'historiographie, les amnésies de la littérature et de l'art. En s'appuyant sur des exemples concrets, il propose de prendre au sérieux le trauma de la défaillance et de la culpabilité du côté allemand, sans perdre de vue le trauma du côté juif. Le fil rouge de cette investigation est la mémoire de la deuxième génération, née ou socialisée après le nazisme. La vérification de l'hypothèse d'une interruption de la transmission orale de l'histoire après 1945 et d'un report, avant l'heure, sur les productions culturelles, passe par l'identification des causes psychiques du silence dans les familles. La recherche par la deuxième génération d'un lien social déchiré par les non-dits révèle l'ambivalence des affects entre une mémoire " positive " du nazisme et une mémoire " négative " de la Shoah. Ce n'est qu'en 1979 que la diffusion du téléfilm Holocauste provoquera la réception des témoignages des victimes, démontrant que l'incision iconoclaste des images dans les consciences influe sur l'interprétation de l'Histoire. Le domaine des arts plastiques sera particulièrement affecté par le choc des images de la libération des camps, vues avant tout dans leur dimension accusatrice. Ce choc sera suivi par une longue période d'iconoclasme, où la peinture évacuera la figuration, celle de l'Histoire et celle du corps. Les années 1980 et 1990 verront apparaître d'abord les visions d'une identité enlaidie, puis des monuments aux victimes du nazisme, des représentations qui actualisent l'oubli des victimes, et non leur mémoire.
Nombre de pages
234
Date de parution
10/01/2005
Poids
320g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743544
Titre
Essai sur la mémoire de la Shoah en Allemagne fédérale (1945-1990)
Auteur
Lauterwein Andréa
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
320
Date de parution
20050110
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Paul Celan (1920-1970) est l'un des plus grands poètes de langue allemande, mais aussi l'un des plus énigmatiques. Guidé par son expérience de survivant de la Shoah, son projet de refondation de la langue allemande a transformé en profondeur la mémoire des mots et les thèmes de la poésie. L'utopie d'une inversion de l'Histoire place le dialogue du lecteur avec les morts au c?ur du poème et restitue à l'inanimé son aura. Cet ouvrage propose quelques clés de lecture en présentant les principaux moments de l'?uvre, de Fugue de la mort aux derniers poèmes, en passant par les rencontres décisives (Gisèle de Lestrange, Ingeborg Bachmann, Scholem, Adorno, Heidegger) et met en évidence la continuité entre l'écriture et l'expérience du XXe siècle.
Hans Henny Jahnn (1894-1959), né à Hambourg, fortement influencé par le courant expressionniste, s'exilera en Norvège pendant la Première Guerre mondiale , et de nouveau au Danemark durant la période nazie. Tantôt marginalisé par la critique, tantôt ignoré par le public, ce " Bataille allemand " au génie noir compte pourtant parmi les auteurs les plus originaux de sa génération. Avec cette étude brève mais d'une remarquable précision, Andréa Lauterwein comble une lacune et offre au public français une efficace introduction à l'?uvre de Jahnn.
Andréa Lauterwein, née à Zurich en 1969, a soutenu sa thèse de doctorat sur Paul Celan et Anselm Kiefer. Elle est l'auteure de Essai sur la Mémoire de la Shoah en Allemagne fédérale et de Paul Celan aux éditions Belin (2005).
Metzger Rainer ; Lauterwein Andréa ; Dautrey Maria
Les années 20, à Berlin, sous la République de Weimar, hantées par la catastrophe qui se prépare, sont synonymes d'invention plastique et littéraire en même temps qu'elles explorent avec une intuition extraordinaire tous les moyens d'expression populaire, radios, cinémas, affiches et publications lumineuses, cabaret, comédie musicale, lunapark qui vont constituer les moyens de communication de masse, des totalitarismes à venir et de la société de consommation d'après guerre. Il suffit d'aligner quelques noms, George Grosz, Raoul Hausmann, John Heartield, Hannah Höch pour l'aventure Dada ; Fritz Lang, Ernst Lubitsch, Karl Blossfeldt pour le cinéma et la photographie ; Mies van der Rohe, Moholy-Nagy, Lissitzky pour les grandes conquêtes utopistes ou fonctionnelles de l'architecture, du design et de l'oeuvre d'art totale pour prendre la mesure de ces années de révolutions et de créations tous azimuts. Cet ouvrage les passe en revue, en décrit les apports, explique leur retentissements dans la société du XXème siècle et son avant-garde.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.