Le Courage des Oiseaux. Etudes & Poèmes, une expérience d'écriture et de lecture avec des enfants en
Laupin Patrick ; Brouan Anne ; Alliod Marius
RUMEUR LIBRE
21,01 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782355770128
Cela fait longtemps que je souhaitais lire un tel livre, que je le cherchais sans le trouver et enfin un écrivain se met au travail, sérieusement, pour esquisser ce que je sentais sans pouvoir me le formuler clairement. Votre livre est rare, parce que vous justifiez l'écriture contemporaine et la présence des auteurs dans le rapport qu'ils peuvent entretenir avec des enfants "primitivement brisés dans leur corps et leur langue, séparés de la communauté". Vous le justifiez au nom d'une expérience singulière en rupture avec le naturalisme et une conception romantique de la littérature véhiculée par l'institution scolaire", Patrick Souchon. "Je suis plongé dans l'émerveillement, entre les Textes d'enfants et l'Enfant perdu dans la langue qui se correspondent si justement malgré la différence des registres. Le courage est aussi le vôtre. C'est un beau livre, unique malgré ou grâce à cette multiplicité de structures croisées. Ce que vous faites là est exemplaire", Jacques Derrida. C'est un livre qu'on n'en finit pas de méditer", Yves Bonnefoy.
Nombre de pages
348
Date de parution
12/05/2010
Poids
412g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782355770128
Titre
Le Courage des Oiseaux. Etudes & Poèmes, une expérience d'écriture et de lecture avec des enfants en
Auteur
Laupin Patrick ; Brouan Anne ; Alliod Marius
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
140
Poids
412
Date de parution
20100512
Nombre de pages
348,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
J'ai beau passer au crible ma défaillance, impossible de décrire sa courbe ou son crâne. Rien ou presque, l'éclat considéré c'est le triste sort des frères mortels du langage.LE CONTENU. Recueil de poèmes.À tout moment, un livre, même écrit avec la plus scrupuleuse honnêteté, peut désormais être tenu pour du vent, nul et non avenu, car le fait de lire et d'écrire est devenu de la petite monnaie. Ce grand balancement de vers réguliers, de Racine à Baudelaire, qui me hante jusqu'au souffle de la lettre, ne pourrait intéresser aujourd'hui, tout au mieux, que des obscurs et des sans grade. Soudain c'est la disparition de ce style altier, racé, souple, aérien, venté, élégant, derrière le mur borné des indifférences. C'est l'éternel enfant perdu dans le brouillard. Pourtant de la poésie il est donné une part loyale à chacun dès sa naissance. Qui l'ignore la renie. Qui l'excède la blasphème. Que devient la conscience de mots ? Étrange sentiment terrifiant que tout ça ne vaut plus rien. Que tout ça ne compte plus.
J'aurais aimé pourtant encore la rue Paul Sysley et la gare de l'Est les voies de triage désaffectées l'entrepôt à ciel ouvert sous les garages d'arbres le lierre sous la varangue, désastre musical l'odeur de mazout et le cri rauque de la micheline à midi dans le tremblé très seul du lilas mais il est tard tout est détruit les trains ne partent plus le mal d'un siècle divague comme une éternité jetée à quai dans le soir inépuisable qui ne sait plus où poser ses pas
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.
Je vais à la fenêtre, avec un sac plastique, je ne sais plus, ce que je devais y mettre, alors je le tends, au ciel, vide, ou plein, ça dépend des jours".