Le 1er février 1913, le Mercure de France annonce en quelques lignes la mort d'un inconnu : Francis Latouche, vingt-huit ans, renversé par un autobus rue de Vaugirard. Un poète s'éteint avant d'avoir eu le temps d'exister aux yeux du monde - et son oeuvre, éparpillée dans des revues aujourd'hui introuvables, sombre avec lui dans l'oubli. Plus d'un siècle plus tard, ce recueil rassemble pour la première fois ce qu'il reste de Francis Latouche : L'Initiation, nouvelle trouble sur l'éveil des sens d'un adolescent ; les Lettres anglaises, chroniques vives et savoureuses qu'il tenait depuis Londres pour la revue Pan ; des poèmes inédits, où la fièvre décadente le dispute à une grâce très personnelle ; et Antinoüs, son drame antique consacré à l'amour de l'empereur Hadrien pour son jeune favori. On y retrouve un jeune homme partagé entre deux mondes - la province catholique et les jésuites de Jersey, les salons de Londres et les revues sulfureuses de la Belle Epoque -, un esprit curieux de tout, épris de beauté antique et de poésie interdite, et que la mort a fauché au moment même où l'on commençait à parler de lui. Ce livre rend enfin justice à une voix singulière du crépuscule symboliste, entre nostalgie païenne et fascination morbide - la voix d'un poète que Paris n'aura connu que le temps d'un éclair. Introduction de Patrick Cardon.
Nombre de pages
108
Date de parution
03/11/2026
Poids
300g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782489348019
Auteur
Latouche Francis
Editeur
LABORINTUS
Largeur
130
Date de parution
20261103
Nombre de pages
108,00 €
Disponibilité
Prévente
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'ouvrage dénonce les mythes de l'industrialisation et du développement pour s'attaquer aux véritables raisons : la destruction des sources de créativité et le surréalisme suicidaire.
Mot d'ordre des gouvernements de gauche comme de droite, objectif affiché de la plupart des mouvements altermondialistes, la croissance constitue-t-elle un piège ? Fondée sur l'accumulation des richesses, elle est destructrice de la nature et génératrice d'inégalités sociales. Dès 1986, Serge Latouche dénonçait dans cet ouvrage les dangers de la croissance et développait ses concepts de l'après-développement. En permettant ainsi de regarder le présent "dans le miroir du passé" suivant la formule d'Ivan Illich, alors même que l'air du temps favorise le triomphe de l'éphémère, ce texte reprend sous forme embryonnaire la plupart des thèmes majeurs de la décroissance. Serge Latouche propose de renoncer à la démesure et à l'illimitation pour redécouvrir la nécessité du sens de la mesure et des limites et travailler à une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l'économisme se donnant la justice sociale comme objectif.
Un jeune homme de vingt ans s'installe à la chronique littéraire de L'Action française et dévore les livres de son temps avec une gourmandise rare. Avant d'être l'homme du procès de 1945, Robert Brasillach fut un lecteur, sans doute l'un des critiques les plus brillants et les plus redoutés de sa génération. Des tragédies de Sénèque aux grands romans de l'entre-deux-guerres, de La Condition humaine de Malraux au Noeud de vipères de Mauriac, des Hommes de bonne volonté de Jules Romains au Château des Brouillards de Dorgelès, ces pages révèlent un critique au style vif, parfois cinglant, toujours guidé par l'exigence littéraire. Le lecteur passionné précède ici l'homme des tempêtes à venir. Brasillach met les écrivains au premier rang, coûte que coûte. Robert Brasillach (1909-1945) traverse son époque comme écrivain, critique brillant. La Libération le juge pour collaboration avec l'ennemi et le condamne à mort. A la différence de Céline, Rebatet, Bonnard ou Drieu la Rochelle, pourtant eux aussi profondément engagés dans le fascisme, l'antisémitisme ou la collaboration, Brasillach fut le seul grand écrivain français à être fusillé. François Mauriac, Albert Camus, Paul Valéry, Paul Claudel, Jean Cocteau, Colette et Jean Paulhan signent une pétition pour sa grâce. Ces grands noms des lettres françaises séparent alors l'homme, ouvertement antisemite de l'auteur. De Gaulle maintient la sentence, et Brasillach meurt fusillé en février 1945. Ces pages appartiennent aux années d'avant, aux années de la passion pure pour les livres. François Ouellet est écrivain, essayiste et professeur titulaire de littérature à l'Université du Québec à Chicoutimi. Spécialiste du roman français de l'entre-deux-guerres et des écrivains méconnus, il a consacré de nombreux travaux à l'histoire littéraire et à la critique narrative. Introduciton de François Ouellet.
Pozzi Antonia ; Vecchio Matteo Mario ; Cederna Cam
Par Matteo Mario Vecchio, Traduction De Camilla Maria Cederna Antonia Pozzi (1912-1938), suicidée à l'âge de 26 ans, est une des voix les plus intenses et originales de la poésie italienne contemporaine. Publiée posthume, sa considérable production poétique suscita l'admiration de poètes tels que Vittorio Sereni, Eugenio Montale et Thomas Stearns Eliot, entre autres. En présentant un choix de poèmes accompagnés d'écrits intimes et critiques inédits, ce recueil espère contribuer à faire connaître davantage au public français l'oeuvre de cette auteure qui reste encore à découvrir. Le volume est enrichi par la préface de Matteo Mario Vecchio, un des principaux spécialistes d'Antonia Pozzi, ainsi que par la nouvelle traduction proposée par Camilla Maria Cederna. Pour Antonia Pozzi les mots d'Eugenio Montale, sans doute l'exégète le plus significatif et pointu de son oeuvre dans les années Quarante, valent toujours. Et même si par la synthèse d'une "note" , il se révèle son biographe le plus perspicace résumant, dans les confins d'un article de journal, les points idéologiques d'une existence : Antonia Pozzi requiert une lecture qui fait vivre en nous les développements qui y sont contenus et qui ne sont qu'en partie exprimés. Si son journal nous aide à pénétrer cette âme, aucune réduction qui isolerait des vers et des lueurs de poésie ne pourra nous donner une image partielle, diminuée, d'elle. Voici l'invitation, très actuelle, de Montale : restituer Antonia Pozzi à la plénitude de l'écoute, où la Vie et l'Ecriture se rassemblent et ont "encore un sens" . C'est aussi le sens de ce volume, dont le but est de présenter son oeuvre aux lecteurs français à partir des indications mêmes de Montale : en offrant d'elle "le portrait entier d'une personne" , et en essayant de restituer sa voix, "la voix d'un poète qui peut attendre le jugement du futur" .
Avec ce guide inédit, nous souhaitons accompagner votre découverte de ces nombreux hôtes illustres du père Lachaise (italiens de nationalité, d'origine ou de coeur) qui incarnent ce lien profond et indissoluble entre les peuples italiens et français. Livre billingue français / italien
Ces actes sont le reflet de la journée d'études consacrée à Jacques d'Adelswärd-Fersen (Paris, 1880 -Capri, 1923). Celle-ci a confirmé le nouvel enthousiasme que génère aujourd'hui le baron Fersen. Il correspond à un besoin pressant de détachement des forces trop pesantes des réalités. C'est ce que proposent les attitudes de notre dandy. Un véritable feu "d'artifices" ; un jeu constant de faux- "semblants" et de contre- "vérités" qui forment la vie, celle qu'on nomme authentique(paradoxes hautement wildiens). A partir de l'oeuvre de Jacques d' Adelswärd-Fersen dans ses dimensions littéraires et culturelles, cet ensemble d'études montre le continu d'approches disciplinaires. Les différentes contributions rassemblées dans le présent ouvrage ont été rédigées par des spécialistes provenant d'horizons culturels différents.