L'injure, chacun en a l'expérience. Si on a eu le malheur d'en être l'objet, le souvenir seul nous trouble. Si on a eu l'occasion d'en être l'acteur, on le raconte et on s'en félicite. Si on en a ri, n'étant ni l'objet ni l'acteur, on en rit encore. Mais l'acte d'injurier, quel est-il dans la situation réelle où il se produit et non dans des recueils où il est raconté? Quels en sont les procédés, et dans quelles conditions y a-t-il injure ? Pourquoi l'injure surgit-elle ? L'injure est un scénario qui se joue à trois et non à deux. Pour blesser ou vaincre l'autre, on se doit d'obtenir la complicité d'un tiers. Qu'est-ce qu'être injurié, être blessé? Métaphore bien sûr, puisqu'il s'agit du Moi, cet amour-propre d'un autre siècle, à propos duquel la psychanalyse a eu son mot à dire. Mais en quoi consiste la blessure ? La comprendre force peut-être à renverser la perspective : de celui qui est blessé à celui qui blesse, à l'aune d'un Moi qui se défend.
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Nombre de pages
144
Date de parution
13/10/2021
Poids
162g
Largeur
124mm
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EAN
9782848357188
Titre
L'injure. La blessure du Moi
Auteur
Larguèche Evelyne
Editeur
IN PRESS
Largeur
124
Poids
162
Date de parution
20211013
Nombre de pages
144,00 €
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C'est celle qui est là potentielle, collant à la peau de chacun, l'injure dite "raciste", dont l'évidence de la dénomination est ici mise en doute. Mais c'est aussi celle qui, Injuria sanguinis, injuria soli (injure du sang, injure du sol), apparaît précisément d fleur du droit du sang (jus sanguinis) et du droit du sol (jus soh). Ainsi d'une notion aussi fondamentale que celle de naturalisation, ou de celle plus conjoncturelle de seuil de tolérance. L'injure à fleur de peau, c'est enfin celle qui interroge l'intention de nuire dans ses rapports avec l'inconscient, la "secondarisant" en quelque sorte par rapport à une intention de séduire plus "primaire" et moins "à fleur" du conscient. Trois approches intriquées qui poursuivent une même problématique mais qui, tout en se situant dans la perspective psychanalytique de L'effet injure (1983), en élargissent le champ d'investigation, s'attaquant à ses frontières, à sa peau, zone de sensibilité où surgissent des questions d'une brillante actualité.
La revanche est une disposition qui donne à celui qui a perdu une nouvelle possibilité de gagner. Action elle est vengeance, résultat elle est annulation. Le sentiment de revanche n'annule ni ne se venge, il compense par une autre logique, une autre rhétorique, celle de la dette, qui ne respecte ni la réciprocité ni la raison mais qui fait illusion. Son lieu est la conscience de soi dans laquelle le soi présent entend compenser un soi passé ressenti comme perdant. Qui perd gagne illustre à la fois la revanche et le sentiment de revanche. L'une par analogie avec la réciprocité et l'équivalence, l'autre par contiguïté avec le déplacement dans une autre logique.
Jung Johann ; Guénoun Tamara ; Mitsopoulou-Sonta L
Les médiations thérapeutiques font partie des dispositifs de soin qui ont contribué à renouveler et à diversifier le champ de la pratique clinique. L'objet médiateur ne se limite pas à faciliter l'accès aux soins : il permet de soutenir l'expression de la subjectivité et un trayait d'élaboration psychique, en particulier chez les sujets réticents aux soins, ou pour qui le degré de souffrance déborde les capacités d'expression parle langage verbal. Après une présentation des principaux repères cliniques sur lesquels s'appuient ces dispositifs, cet ouvrage explore plusieurs dispositifs : le photolangage qui, en mobilisant l'affect à travers Les images, constitue un dispositif favorisant les processus de symbolisation et de subjectivation ; le jeu théâtralisé qui met en mouvement les personnages envahissants de l'espace psychique du sujet ou le jeu vidéo qui, grâce à la manipulation d'avatars, ouvre un espace de jeu identitaire soutenant le travail de subjectivation.
Comprendre cette étape essentielle dans l'évolution de l'enfant : l'opposition et l'affirmation, le fameux non ! Dire non, s'opposer, c'est aussi s'affirmer. C'est exister et accepter de faire des choix, de savoir renoncer et en assumer les conséquences. Cette aptitude existe dès la prime enfance et s'apprend tout au long de notre vie. Savoir dire non est nécessaire pour bien grandir, pour pouvoir dire oui, pour construire une pensée nuancée. Comment la capacité de dire non s'acquiert-elle progressivement ? Pourquoi doit-elle être valorisée ? Comment poser les limites ? Comment permettre à l'enfant de devenir un individu séparé de ses parents ? Et si penser l'opposition et l'affirmation de l'enfant était plus compliqué que de la réduire au "non" des 18 mois ou à son retour en force à l'adolescence ? Ce livre, destiné aux parents et aux professionnels de l'enfance, fait le point sur les notions nécessaires pour penser la construction psychique de l'enfant et l'importance de cette aptitude à l'opposition. Un ouvrage essentiel pour soutenir le développement et le bien-être des enfants.